Foot: le contrat de Ziyech rejeté, mercato raté pour le PSG

Le milieu de terrain marocain de Chelsea Hakim Ziyech réagit à une décision de hors-jeu lors du match de football de Premier League anglaise entre Nottingham Forest et Chelsea au City Ground à Nottingham, dans le centre de l'Angleterre, le 1er janvier 2023. (Photo, AFP)
Le milieu de terrain marocain de Chelsea Hakim Ziyech réagit à une décision de hors-jeu lors du match de football de Premier League anglaise entre Nottingham Forest et Chelsea au City Ground à Nottingham, dans le centre de l'Angleterre, le 1er janvier 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 02 février 2023

Foot: le contrat de Ziyech rejeté, mercato raté pour le PSG

  • Selon deux sources ayant connaissance du dossier, Chelsea a commis plusieurs erreurs dans l'envoi au PSG de documents administratifs
  • Le club parisien a néanmoins tenté de plaider sa cause en déposant mercredi un recours auprès de la LFP, mais la commission juridique de l'instance l'a rejeté

PARIS: Le rejet par la Ligue de football professionnel (LFP) du contrat du Marocain Hakim Ziyech laisse le PSG bredouille à l'issue du mercato hivernal, un fiasco au moment où se profile l'échéance cruciale de la Ligue des champions.

Alors que l'équipe marque singulièrement le pas sur le terrain depuis le début de l'année 2023 et que le choc face au Bayern approche à grands pas en 8e de finale de C1 (aller le 14 février au Parc des Princes, retour le 8 mars), les décideurs parisiens n'ont pas su profiter de la fenêtre hivernale du marché des transferts pour régénérer un effectif qui tire la langue.

Le bilan est à cet égard éloquent: aucune arrivée n'a été enregistrée contre trois départs (Pablo Sarabia, Keylor Navas, Ayman Kari). L'échec du dossier Ziyech illustre à merveille les malheurs du PSG dans sa quête de renforts.

A la recherche d'un joueur offensif pour pallier le transfert de Sarabia à Wolverhampton, Paris avait jeté, sans succès, son dévolu sur le Lyonnais Rayan Cherki puis sur le Brésilien Malcom (Zenith St Pétersbourg) avant de se rabattre in extremis sur le Marocain Ziyech (29 ans), en délicatesse à Chelsea.

Toutes les conditions semblaient réunies pour le prêt du tout frais demi-finaliste du Mondial-2022. Le joueur avait fait le déplacement mardi à Paris et avait même passé sa visite médicale, selon une source interne. Mais un improbable imbroglio est venu faire capoter l'opération.

Skriniar, autre déconvenue
Selon deux sources ayant connaissance du dossier, Chelsea a commis plusieurs erreurs dans l'envoi au PSG des documents administratifs nécessaires à l'enregistrement du contrat... Et l'heure de clôture du mercato en France a été ratée.

Les clubs de L1 étaient en effet tenus de transmettre les contrats à 23H00 mardi soir aux services de la LFP, qui leur octroyaient une heure de plus pour enregistrer ces mutations dans le logiciel régissant les transferts internationaux (Fifa TMS).

Le club parisien a néanmoins tenté de plaider sa cause en déposant mercredi un recours auprès de la LFP, mais la commission juridique de l'instance l'a rejeté.

"Malheureusement ça ne s'est pas fait, ce sont les aléas du mercato", a soupiré Christophe Galtier après la victoire à Montpellier (3-1), "mais je veux préciser que la responsabilité n'incombe pas au PSG".

A cette déconvenue dans le dossier Ziyech, est venue s'ajouter l'impossibilité pour Paris de conclure dès cet hiver le transfert du défenseur slovaque Milan Skriniar, pourtant érigé comme une priorité depuis plusieurs mois par le conseiller football Luis Campos.

Le joueur de l'Inter Milan, en fin de contrat en juin, s'est déjà mis d'accord avec Paris mais il devra attendre l'été prochain avant de revêtir le maillot du PSG, les dirigeants nerazzurri s'étant montrés très gourmands dans les négociations avec le PSG, aux capacités financières limitées par les contraintes du fair-play financier et ses énormes pertes de la saison 2021-2022 (près de 370 millions d'euros).

Pression
C'est donc sans renfort en défense, un secteur où la charnière Ramos-Marquinhos n'en finit pas d'inquiéter  en attendant les retours de blessures de Presnel Kimpembe et de Nordi Mukiele, et sans alternative en attaque derrière l'intouchable trio Messi-Mbappé-Neymar que Paris va se frotter au Bayern Munich.

Si le PSG a raté son mercato d'hiver, les Bavarois, fragilisés par une cascade de blessures (Manuel Neuer, Lucas Hernandez, Sadio Mané, Noussair Mazraoui), se sont eux bien renforcés avec le gardien suisse Yann Sommer et les deux défenseurs Joao Cancelo et Daley Blind.

La pression va donc être énorme lors des prochaines semaines sur Luis Campos, qui n'a pas marqué des points auprès des propriétaires qataris durant cette séquence, et l'entraineur Christophe Galtier, arrivé dans ses bagages l'été dernier.

Le technicien parisien avait toutefois tenté de dédramatiser mardi en conférence de presse un éventuel bide lors du marché des transferts.

"S'il n'y a pas d'arrivée, et bien il n'y a pas d'arrivée, avait-il déclaré. Cet effectif là a fonctionné et très bien fonctionné pendant des mois. Il n'y a aucune raison que ça ne revienne pas, à partir du moment où on a tous le même objectif: que l'équipe vient avant les individualités."


Tournée de Barrot dans le Golfe: fermeté et solidarité de la France avec ses partenaires régionaux

Le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à droite), accueille le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal bin Farhan Al Saud, avant une réunion ministérielle consacrée à la mise en œuvre du plan de paix au Moyen-Orient, au Quai d'Orsay à Paris, le 9 octobre 2025. (AFP)
Le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à droite), accueille le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal bin Farhan Al Saud, avant une réunion ministérielle consacrée à la mise en œuvre du plan de paix au Moyen-Orient, au Quai d'Orsay à Paris, le 9 octobre 2025. (AFP)
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  • La tournée du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, dans le Golfe, menée dans un contexte de fortes tensions après les frappes iraniennes, s’inscrit dans une double logique de fermeté et de diplomatie
  • Répondant aux questions d’Arab News en français à son retour à Paris, Barrot a souligné que sa tournée visait à réaffirmer la solidarité de la France avec ses partenaires régionaux, tout en mettant en avant sa crédibilité sécuritaire

PARIS: La tournée du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, dans le Golfe, menée dans un contexte de fortes tensions après les frappes iraniennes, s’inscrit dans une double logique de fermeté et de diplomatie.

Répondant aux questions d’Arab News en français à son retour à Paris, Barrot a souligné que sa tournée visait à réaffirmer la solidarité de la France avec ses partenaires régionaux, tout en mettant en avant sa crédibilité sécuritaire, illustrée par des actions concrètes de défense.

Dans le même temps, la France continue de plaider pour une désescalade et une solution politique durable, fondée sur la reprise du dialogue avec l’Iran et la stabilisation de l’ensemble du Moyen-Orient.

De la sécurité du Golfe à la situation critique du Liban, en passant par les tensions israélo-iraniennes et la question palestinienne, la tournée de Barrot souligne la volonté française de maintenir un rôle d’équilibre, entre engagement stratégique et recherche constante d’une issue diplomatique aux crises régionales.

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La tournée dans le Golfe que vous avez effectuée à Riyad, Mascate et Abou Dabi intervient après les bombardements iraniens qui ont visé la région. Quel message avez-vous porté aux quatre pays qu’englobe cette tournée ?

J’ai porté un message de solidarité auprès des pays du Golfe, qui ont tous été visés par des frappes iraniennes injustifiables, que la France a condamnées avec la plus grande fermeté.

La France a démontré qu’elle était un partenaire fiable et prévisible : nous avons, en légitime défense, abattu des drones dès les premières heures du conflit pour défendre l’espace aérien de nos alliés. La sécurité de nos partenaires régionaux est une priorité absolue. Ils savent pouvoir compter sur nous.

La France prône la désescalade, mais a-t-elle les moyens d’influencer les acteurs majeurs du conflit ?

Nous portons le même message depuis le début du conflit : la prolongation indéfinie des opérations militaires sans objectif précis comporte le risque d’un engrenage qui entraînerait la région dans une longue période d’instabilité, dont l’issue serait très incertaine et porterait atteinte aux pays de la région, aux intérêts européens et à l’économie mondiale.

Notre priorité est donc la désescalade et la recherche d’un règlement politique durable : c’est ce à quoi la France, aux côtés de ses partenaires, appelle. Il faut pérenniser le cessez-le-feu et faire en sorte que les négociations entre les États-Unis et l’Iran reprennent. Une paix durable dans la région n’est possible qu’à travers une solution politique pérenne au défi iranien, garantissant que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire et répondant aux menaces posées par son programme balistique et ses activités de déstabilisation.

Entre Washington et Téhéran, la voix de la France est-elle encore audible ?

Nous ne sommes pas belligérants et ne souhaitons pas le devenir. Mais recul ne signifie pas inaction. Notre crédibilité repose sur la constance de nos positions, que nous défendons sans relâche auprès des différentes parties et qui sont validées par les évolutions en cours.

La France est l’un des rares pays à maintenir des contacts réguliers avec l’Iran et à ne pas avoir fermé son ambassade à Téhéran pendant la guerre. 

Jean-Noël Barrot

Nous échangeons régulièrement avec nos alliés américains à propos de cette guerre. Le président de la République échange régulièrement avec le président Trump au sujet de la crise iranienne. La menace à la sécurité internationale que fait peser l’Iran exige une réponse collective, comme cela a été le cas avec le JCPOA en 2015.

La France est l’un des rares pays à maintenir des contacts réguliers avec l’Iran et à ne pas avoir fermé son ambassade à Téhéran pendant la guerre. Le président de la République a échangé à de nombreuses reprises avec le président iranien et je m’entretiens très régulièrement avec mon homologue.

Considérez-vous cette tournée comme un succès diplomatique ?

Cette tournée a permis à la France de renforcer sa coordination avec ses partenaires régionaux, qui doivent être des acteurs centraux de la nouvelle architecture de sécurité régionale. Nous partageons des intérêts de sécurité avec nos partenaires du Golfe ; ce travail diplomatique est donc indispensable pour rapprocher nos positions et bâtir une paix durable dans la région. L’enjeu était aussi d’approfondir nos partenariats bilatéraux, dont la crise a montré à quel point ils sont essentiels pour notre sécurité et notre prospérité communes.


Le porte-avions français passe le canal de Suez, en route vers la région du Golfe

Le canal de Suez, photo d'illustration. (AFP)
Le canal de Suez, photo d'illustration. (AFP)
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  • Cette potentielle mission de sécurisation, qui ne pourrait être déclenchée qu'une fois que les hostilités auront cessé, se veut "neutre" et "bien distincte des belligérants" avait affirmé mi-avril le président français
  • Les "plus de 40 pays" qui y participent ont entamé une planification militaire à Londres, selon le ministère des Armées

PARIS: Le porte-avions français Charles-De-Gaulle et son escorte franchissent, mercredi, le canal de Suez pour se prépositionner dans la région du Golfe en cas de déclenchement d'une mission, promue par Londres et Paris, pour rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz, a annoncé le ministère des Armées.

"Le porte-avions Charles-De-Gaulle et ses escorteurs franchissent le canal de Suez mercredi 6 mai 2026, en route vers le sud de la mer Rouge", affirme le ministère dans un communiqué.

Cette décision vise "à réduire les délais de mise en œuvre de cette initiative dès que les circonstances le permettront", ajoute-il.

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer sont à l'origine d'une initiative pour sécuriser la navigation dans le détroit, bloqué depuis le début du conflit opposant l'Iran aux Etats-Unis et à Israël le 28 février.

Cette potentielle mission de sécurisation, qui ne pourrait être déclenchée qu'une fois que les hostilités auront cessé, se veut "neutre" et "bien distincte des belligérants" avait affirmé mi-avril le président français.

Les "plus de 40 pays" qui y participent ont entamé une planification militaire à Londres, selon le ministère des Armées.

"Le mouvement du groupe aéronaval est distinct des opérations militaires initiées dans la région et complète le dispositif sécuritaire", a réaffirmé mercredi le ministère.

Sa présence à proximité du Golfe va permettre "d'évaluer l'environnement opérationnel régional par anticipation du déclenchement de l’initiative" et "d'offrir des options supplémentaires de sortie de crise pour renforcer la sécurité de la région", selon lui.

Le groupe aéronaval français doit également permettre d'"intégrer les moyens des pays qui veulent inscrire leur action dans un dispositif défensif et adapté, respectueux de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer", ajoute-t-il.

Le porte-avions, qui embarque une vingtaine d'avions de combat Rafale et est escorté de plusieurs frégates, a appareillé fin janvier de Toulon pour un déploiement dans l'Atlantique Nord.

Il a été redirigé le 3 mars vers la Méditerranée orientale, où il se trouvait depuis, pour défendre les intérêts français et les pays alliés frappés par la riposte iranienne aux attaques israélo-américaines.

Le blocage du détroit d'Ormuz a continué malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril. Washington a en retour imposé un blocus des ports iraniens puis lancé lundi l'opération Project Freedom ("Projet Liberté") pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit. Cette opération a été suspendue mercredi.


CMA CGM confirme qu'un de ses porte-conteneurs a été touché dans le détroit d'Ormuz

 Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
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  • L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier
  • L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage

PARIS: Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM.

L'attaque a fait des "blessés parmi les membres d'équipage" qui ont été "évacués et soignés", et a occasionné des "dommages" au navire, a ajouté CMA CGM dans un bref communiqué à l'AFP.

L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier.

L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage.

L'attaque a eu lieu au lendemain du "projet Liberté" lancé par Donald Trump pour escorter les navires bloqués dans le Golfe afin de les aider à quitter le détroit d'Ormuz.

Mais l'opération d'escorte a été arrêtée dès mardi au bout d'un jour seulement par le même Donald Trump, dans le but de parvenir à un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le président américain a déclaré sur sa plateforme Truth Social que "de grands progrès" avaient été réalisés dans les négociations, et que le "Projet liberté" serait suspendu "pendant une courte période" pour voir si un accord pouvait "être finalisé et signé".