«Le Royaume contre le Captagon»: enquête sur la guerre antidrogue menée par l’Arabie saoudite

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Publié le Samedi 04 février 2023

«Le Royaume contre le Captagon»: enquête sur la guerre antidrogue menée par l’Arabie saoudite

  • Dans son enquête intitulée «Le Royaume contre le Captagon» qui a duré quatorze mois, Arab News offre un aperçu de la guerre contre le Captagon et des actions pour combattre cette drogue
  • Les journalistes d’Arab News se sont infiltrés dans des zones dangereuses pour interviewer des toxicomanes, des passeurs, et des trafiquants notoires de Captagon à Beyrouth, Djeddah, La Mecque et au Kurdistan syrien

LONDRES: L'unité de recherche et d'études d’Arab News (RSU) a lancé sa dernière enquête interactive, intitulée «Le Royaume contre le Captagon» une investigation approfondie sur cette drogue aux puissants effets qui s'est propagée dans la région.

Comme le révèle cette enquête d'Arab News qui a duré quatorze mois, la principale source de cette drogue toxique est l'État crapuleux de Syrie, aidé et encouragé par des acteurs malveillants, comme la milice libanaise du Hezbollah soutenue par l'Iran.

Reconnaissables au logo distinctif des demi-lunes jumelles, qui donne à la drogue son nom populaire arabe, «Abu Hilalain», «Père des deux croissants», les pilules sont faciles à fabriquer, facilement disponibles et relativement bon marché.

«Bien que le Captagon soit largement connu dans la région, le monde extérieur ne fait que découvrir sa réputation nocive et ses dangers permanents pour les enfants et les familles du monde entier. En tant que journalistes, il est de notre devoir de sensibiliser et de dévoiler la vérité derrière ce qui se joue dans les batailles transfrontalières, les tentatives de contrebande et les saisies de drogue», explique Tarek Ali Ahmad, directeur de la RSU.

«Notre dernière enquête approfondie, qui a pour titre ʺLe Royaume contre le Captagonʺ, espère mettre l’accent sur la détresse à laquelle la jeunesse arabe se trouve confrontée... Le monde arabe pourrait faire face au début de sa propre ‘’crise des opiacésʺ», soutient-il.

Pour sa part, le directeur régional d'Arab News en Arabie saoudite, Mohammed al-Sulami, précise que «les opérations de trafic de drogue auxquelles le Royaume est clairement et directement confronté, ainsi que le ciblage de sa jeunesse, ne sont pas nouveaux. Cette guerre a commencé il y a longtemps, et le gouvernement saoudien, l'ayant décelée dès le début, l’a farouchement combattue et a déployé tous les moyens pour protéger ses citoyens».

«La saisie continue de grandes quantités de Captagon est non seulement la preuve que le pays est ouvertement ciblé, mais témoigne également des immenses efforts des autorités compétentes, qui traquent et capturent sans relâche trafiquants et revendeurs», ajoute-t-il.

«Les efforts des autorités saoudiennes se sont étendus pour protéger d'autres pays contre les opérations de trafic de drogue, en plus de mener des campagnes de sensibilisation auprès de leur population.»

Ayant réalisé la gravité du trafic incessant de Captagon, Arab News offre dans cette enquête un aperçu de cette guerre contre cette drogue ainsi que des actions pour la combattre. Elle fait suite à une année de recherches, d'interviews et de collecte de données de la part de l'équipe de l'unité au cours de ses voyages à Beyrouth, Djeddah, La Mecque et la région du Kurdistan syrien.

Après le lancement de cette enquête approfondie, un documentaire inédit d'Arab News dévoilera des images inédites et un aperçu en coulisses des reportages de l'équipe pour découvrir le fléau du Captagon et la lutte que mène contre lui le Royaume.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.