Mauritanie: l'ex-président Abdallahi, démocratiquement élu en 2007, est décédé

Le président mauritanien Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi salue les journalistes. (Issouf SANOGO / AFP)
Le président mauritanien Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi salue les journalistes. (Issouf SANOGO / AFP)
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Publié le Lundi 23 novembre 2020

Mauritanie: l'ex-président Abdallahi, démocratiquement élu en 2007, est décédé

  • L'ancien chef de l'Etat mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi, premier président du pays démocratiquement élu en 2007 est décédé
  • Il s'était ces dernières années retiré de la vie politique et était resté très discret

NOUAKCHOTT: L'ancien chef de l'Etat mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi, premier président du pays démocratiquement élu en 2007 et renversé par un pustch l'année suivante, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à Nouakchott, a-t-on appris auprès de sa famille et de la présidence.

M. Abdallahi, né en 1938, a succombé des suites d'un malaise cardiaque dans une clinique privée de la capitale, selon ses proches. Il était revenu récemment de Turquie après des soins médicaux, a indiqué l'un d'eux à l'AFP.

La présidence mauritanienne a annoncé dans un communiqué un deuil national de trois jours à partir de lundi et des obsèques nationales, sans préciser de date. L'ancien chef d'Etat doit être inhumé lundi dans son village natal de Lemden (150 km à l'est de Nouakchott), selon sa famille.

M. Abdallahi, proclamé président le 19 avril 2007, avait été renversé 15 mois plus tard, le 6 août 2008, par un coup Etat mené par Mohamed Ould Abdel Aziz qu'il avait limogé du commandement de la garde présidentielle.

M. Aziz, alors colonel de l'armée, s'était auparavant distingué par son soutien à la candidature de celui qu'il renversera, avant d'occuper lui-même le poste de président de 2009 à 2019. 

M. Aziz lui reprochait aussi de n'avoir pas suffisamment prix au sérieux la menace représentée par Al Qaida au Maghreb islamique Aqmi) en Mauritanie où les groupes islamistes armés semaient la terreur.

Après son refus de céder le pouvoir lors du coup d'Etat de M. Aziz, M. Abdallahi va être emprisonné dans un lieu tenu secret avant d'être libéré le 21 décembre 2008 après des négociations avec les auteurs du coup d'Etat qui l'a renversé et qui avaient été organisées à Dakar sous l'égide de l'Union africaine et de l'ONU.

Il restera toutefois placé sous résidence surveillée dans son village natal de Lemden jusqu'au 27 juin 2009.

Ancien ministre sous le premier président Moktar Ould Daddah (1960-1978) et plus tard sous Maaouiya Ould Sidi Ahmed Taya (1984-2005), Sidi Ould Cheikh Abdallahi a été notamment conseiller économique du gouvernement kowétien.   

Il s'était ces dernières années retiré de la vie politique et était resté très discret.

Cet homme pondéré, réputé pieux, était un membre d'une branche sénégalaise de la confrérie des Tidianes, fondée par un chef religieux sénégalais Cheikh Ibrahima Niass et basée à Kaolack (centre du Sénégal) où il assistait souvent à la fête marquant l'anniversaire du prophète Mahomet.


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".