Sahara occidental: les Marocains remblaient la route vers la Mauritanie

Cet axe routier est essentiel pour le commerce vers l'Afrique de l'Ouest, notamment pour le tr(AFP)ansport de fruits et de légumes en provenance du Maroc.
Cet axe routier est essentiel pour le commerce vers l'Afrique de l'Ouest, notamment pour le tr(AFP)ansport de fruits et de légumes en provenance du Maroc.
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Publié le Jeudi 19 novembre 2020

Sahara occidental: les Marocains remblaient la route vers la Mauritanie

  • Le royaume a déjà achevé la construction d'un mur de sable jusqu'à la frontière avec la Mauritanie, selon le Premier ministre marocain Saad-Eddine El Othmani
  • L'objectif de ce mur, qui s'étend maintenant jusqu'à la frontière mauritanienne, est de « sécuriser définitivement le trafic civil et commercial sur la route d'El Guarguarat »

GUERGUERAT : Les Marocains mènent des travaux de remblai dans la zone-tampon de Guerguerat, dans l'extrême sud du Sahara occidental, sur la seule route menant à la Mauritanie et dans un contexte de tensions avec les indépendantistes du Front Polisario, a constaté mercredi un correspondant de l'AFP.

Le royaume a déjà achevé la construction d'un mur de sable jusqu'à la frontière avec la Mauritanie, selon le Premier ministre marocain Saad-Eddine El Othmani.

L'objectif de ce mur, qui s'étend maintenant jusqu'à la frontière mauritanienne, est de « sécuriser définitivement le trafic civil et commercial sur la route d'El Guarguarat », a-t-il dit dans un entretien à l'agence Reuters partagé mercredi sur son compte Twitter et sur le site de son parti.

Après trente ans de cessez-le-feu, le Front Polisario a décrété vendredi « l'état de guerre » en réaction à une opération de l'armée marocaine dans la zone-tampon de Guerguerat, pour rétablir le trafic routier coupé par des indépendantistes sahraouis.

Mercredi, des engins s'affairaient le long de la piste de sable qui conduit à la frontière, tandis que des poids lourds circulaient dans les deux sens, comme l'a constaté l'AFP. 

Cet axe routier est essentiel pour le commerce vers l'Afrique de l'Ouest, notamment pour le transport de fruits et de légumes en provenance du Maroc.

Pour le Polisario, l'intervention marocaine à Guerguerat a sonné le glas du cessez-le-feu signé en 1991 sous l'égide de l'ONU après 15 ans de combats.

« Guerre ouverte »

Dans un communiqué publié mercredi, le gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée en 1976 par les indépendantistes, met en garde « tous les Etats du monde pour qu'ils s'abstiennent de toute activité quelconque sur le territoire national sahraoui qui connaît une situation de guerre ouverte ».

« Notre peuple subit une guerre et par conséquent il se réserve le droit légitime de se défendre conformément au droit international », poursuit le communiqué.

La RASD « affirme toutefois être ouverte à tous les efforts africains et internationaux pour un règlement pacifique du conflit ».

Le roi du Maroc, Mohamed VI, a pour sa part affirmé lundi « son attachement au cessez-feu », tout en avertissant qu'il demeurait « fermement déterminé à réagir avec la plus grande sévérité et dans le cadre de la légitime défense, contre toute menace » à la sécurité de son pays, incluant implicitement la zone du Sahara contrôlée par Rabat.

Concernant Guerguerat, le souverain a précisé que son pays avait « rétabli la situation, réglé définitivement le problème et restauré la fluidité de la circulation », selon un communiqué publié après un entretien téléphonique avec le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

Les autorités marocaines n'ont pas annoncé le retrait de leurs troupes.

Les Nations unie se sont plusieurs fois inquiétées des échanges de tirs ponctuels qui ont opposé les deux camps le long du mur de défense marocain scindant sur 2 700 km l'immense territoire désertique.

Elles continuent d'exhorter les parties en conflit à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire baisser la tension, revenir au statu quo et reprendre un processus de règlement politique.

 


La militante iranienne Narges Mohammadi condamnée à 8 ans de prison, selon son mari

La militante iranienne des droits de l'Homme Narges Mohammadi a été arrêtée en Iran le 16 novembre dernier (Photo, AFP).
La militante iranienne des droits de l'Homme Narges Mohammadi a été arrêtée en Iran le 16 novembre dernier (Photo, AFP).
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  • Son mari, qui est installé en France, a écrit sur Twitter que la condamnation avait été prononcée à l'issue d'une audience de seulement 5 minutes
  • On reproche à Narges Mohammadi d'avoir publié un communiqué contre la peine de mort et d'avoir organisé un sit-in de protestation pendant sa détention

PARIS: La militante iranienne des droits de l'Homme Narges Mohammadi, arrêtée le 16 novembre, a été condamnée par un tribunal iranien à 8 ans de prison et 70 coups de fouet, a annoncé dimanche son mari.

Taghi Rahmani, qui est installé en France, a écrit sur Twitter que la condamnation avait été prononcée à l'issue d'une audience de seulement 5 minutes.

On ignore les détails des accusations et du verdict.

Mme Mohammadi, porte-parole du Centre des défenseurs des droits de l'Homme fondé par la prix Nobel de la Paix Shirin Ebadi, a été arrêtée à plusieurs reprises ces dernières années.

Libérée en octobre 2020 après cinq ans de prison, elle a de nouveau été condamnée en mai 2021 à 80 coups de fouet et 30 mois de détention, pour "propagande contre le système" politique iranien, diffamation et "rébellion" contre l'autorité pénitentiaire.

Il lui est reproché d'avoir publié un communiqué contre la peine de mort et d'avoir organisé un sit-in de protestation pendant sa détention à la prison d'Evine à Téhéran.  

Mi-janvier, une chercheuse franco-iranienne, Fariba Adelkhah, retenue depuis 2019 en Iran, a été réincarcérée à Téhéran pour avoir enfreint les règles de son assignation à résidence.

Et quelques jours plus tôt, le poète et dissident iranien Baktash Abtin est décédé en prison après y avoir contracté la Covid-19, d'après les révélations de plusieurs organisations de défense des droits humains. Celles-ci accusent Téhéran d'être responsable de ce décès.


Israël: 1ère rencontre du chef de la diplomatie Yaïr Lapid avec un dirigeant palestinien

Le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid. (Photo, AFP)
Le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid. (Photo, AFP)
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  • Le ministère israélien des Affaires étrangères a de son côté décliné tout commentaire sans démentir la tenue de la rencontre
  • Après la visite en décembre de Mahmoud Abbas en Israël, l'Etat hébreu avait approuvé une série de «mesures de confiance» avec l'Autorité palestinienne

JÉRUSALEM : Le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid s'est entretenu dimanche soir avec le ministre palestinien des Affaires civiles Hussein al-Sheikh, a indiqué ce dernier sur Twitter, marquant la première rencontre officielle connue de M. Lapid avec un dirigeant palestinien.

"J'ai rencontré ce soir le ministre israélien des Affaires étrangères et nous avons discuté de différentes questions politiques et des relations bilatérales", a affirmé Hussein al-Sheikh, sans préciser où la rencontre avait eu lieu.

Interrogé par l'AFP, le ministère israélien des Affaires étrangères a de son côté décliné tout commentaire sans démentir la tenue de la rencontre.

Fin décembre, le président palestinien Mahmoud Abbas avait rencontré le ministre israélien de la Défense Benny Gantz lors d'une visite en Israël. Il s'agissait de la première fois depuis 2010 que M. Abbas se rendait dans l'Etat hébreu pour une rencontre officielle avec un membre du gouvernement israélien.

Dans la foulée de l'arrivée au pouvoir en juin dernier du gouvernement de coalition mené par Naftali Bennett, des ministres israéliens - dont M. Gantz - avaient cependant rendu visite à Mahmoud Abbas à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, en Cisjordanie occupée. 

Dans son tweet dimanche, Hussein al-Sheikh a ajouté avoir "mis en avant le besoin d'un horizon politique entre les deux parties, basé sur le droit international", en référence notamment aux résolutions de l'ONU sur le conflit israélo-palestinien.

Après la visite en décembre de M. Abbas en Israël, l'Etat hébreu avait approuvé une série de "mesures de confiance" avec l'Autorité palestinienne comme l'octroi de 600 permis supplémentaires permettant à des hommes d'affaires palestiniens de se rendre en Israël, et la régularisation de 6 000 Palestiniens vivant dans un secteur de Cisjordanie sous contrôle israélien.


Les défenses aériennes émiraties détruisent des missiles Houthis visant le pays

Les débris des missiles sont tombés dans l’émirat d’Abu Dhabi (Photo, AN).
Les débris des missiles sont tombés dans l’émirat d’Abu Dhabi (Photo, AN).
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  • Le ministre émirati de la Défense a annoncé que deux missiles Houthis lancés en direction du pays ont été interceptés
  • Dans un communiqué, le ministère s’est déclaré «prêt à répondre à toutes les menaces» et qu’il prendrait «toutes les mesures nécessaires pour protéger la nation des attaques» qui la visent

RIYAD: Le ministre émirati de la Défense a annoncé que deux missiles Houthis lancés en direction du pays ont été intercepté, une information rapportée par l’agence WAM ce lundi.

Les débris qui sont tombés dans l’émirat d’Abu Dhabi n’ont pas fait de blessés.

Dans un communiqué, le ministère s’est déclaré « prêt à répondre à toutes les menaces » et qu’il prendrait « toutes les mesures nécessaires pour protéger la nation des attaques » qui la visent.

Trois personnes ont été tuées la semaine dernière à Abu Dhabi dans une attaque similaire de la milice soutenue par l'Iran. Cette agression commise sur des civils a été condamnée par la communauté internationale.
Lundi matin, l'Arabie saoudite a également intercepté un missile balistique visant la province d'Asir, dans le sud du Yémen. En riposte, la coalition de soutien au gouvernement yéménite a frappé des cibles Houthies à Al-Jouf.
Deux personnes avaient été blessées à Jazan la veille, à la suite d'une attaque similaire.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

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