Sahara occidental : le Maroc «déterminé à réagir contre toute menace à sa sécurité»

Après trente ans de cessez-le-feu, le Front Polisario a décrété vendredi « l'état de guerre » en réaction à une opération de l'armée marocaine dans une zone-tampon de l'extrême sud du Sahara occidental pour rétablir le trafic routier coupé par des indépendantistes sahraouis au niveau du poste-frontière de Guerguerat.(AFP)
Après trente ans de cessez-le-feu, le Front Polisario a décrété vendredi « l'état de guerre » en réaction à une opération de l'armée marocaine dans une zone-tampon de l'extrême sud du Sahara occidental pour rétablir le trafic routier coupé par des indépendantistes sahraouis au niveau du poste-frontière de Guerguerat.(AFP)
Short Url
Publié le Mardi 17 novembre 2020

Sahara occidental : le Maroc «déterminé à réagir contre toute menace à sa sécurité»

  • Mohammed VI a lancé cet avertissement lors d'un entretien téléphonique avec le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, sur la situation dans l'ancienne colonie espagnole
  • L'agence officielle marocaine MAP et le Polisario ont ensuite fait état de tirs croisés le long du mur scindant l'immense territoire désertique que se disputent depuis des décennies le pouvoir marocain et les indépendantistes

RABAT : Le roi du Maroc est «fermement déterminé à réagir (...) contre toute menace à la sécurité» du royaume à la suite des tensions au Sahara occidental, selon un communiqué officiel publié lundi.

Mohammed VI a lancé cet avertissement lors d'un entretien téléphonique avec le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, sur la situation dans l'ancienne colonie espagnole, selon la même source.

Après trente ans de cessez-le-feu, le Front Polisario a décrété vendredi «l'état de guerre» en réaction à une opération de l'armée marocaine dans une zone-tampon de l'extrême sud du Sahara occidental pour rétablir le trafic routier coupé par des indépendantistes sahraouis au niveau du poste-frontière de Guerguerat.

L'agence officielle marocaine MAP et le Polisario ont ensuite fait état de tirs croisés le long du mur scindant l'immense territoire désertique que se disputent depuis des décennies le pouvoir marocain et les indépendantistes.

La mission de paix de l'ONU, chargée de prévenir toute relance d'un conflit entre les deux parties, a confirmé des échanges de tirs dans la nuit de dimanche à lundi, sans préciser où exactement.

Au cours de son échange téléphonique, le roi du Maroc a précisé que son pays est attaché au cessez-le-feu mais «demeure fermement déterminé à réagir, avec la plus grande sévérité, et dans le cadre de la légitime défense, contre toute menace à sa sécurité», selon le communiqué officiel.

Mohammed VI a assuré M. Guterres que son pays «continuera à soutenir ses efforts dans le cadre du processus politique (...) permettant une solution réaliste et réalisable dans le cadre de la souveraineté du Royaume».

Le Maroc qui contrôle les trois quarts du territoire de 266.000 km2 veut une autonomie sous sa souveraineté pour l'ancienne colonie espagnole.

Pour le Polisario, l'intervention marocaine à Guerguerat a sonné le glas du cessez-le-feu signé en 1991 sous l'égide de l'ONU, après 15 ans de combats.

Le mouvement soutenu par l'Algérie lie l'arrêt des hostilités «à la fin de l'occupation illégale» de la partie sous contrôle marocain et à l'application de l'accord de 1991, qui prévoit l'organisation d'un référendum d'autodétermination jamais mis en oeuvre.

Les négociations impliquant le Maroc, le Polisario, l'Algérie et la Mauritanie sont au point mort depuis 2019.

 


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Short Url
  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Short Url
  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
Short Url
  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.