TikTok va déployer un nouveau système de modération des comptes avec des pénalités

Les utilisateurs de TikTok ont trouvé le système de modération actuel difficile à comprendre. (Photo, AFP)
Les utilisateurs de TikTok ont trouvé le système de modération actuel difficile à comprendre. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 03 février 2023

TikTok va déployer un nouveau système de modération des comptes avec des pénalités

  • La nouvelle mise à jour permettra à TikTok de supprimer plus rapidement les comptes nuisibles
  • TikTok préviendra les membres de sa communauté lorsque le nouveau système sera disponible

DUBAÏ: TikTok a annoncé une mise à jour du système de modération des comptes d’utilisateurs pour une expérience de création de contenu plus fluide sur la plate-forme de divertissement.

Cette mesure vise à mieux agir contre ceux qui enfreignent les règles de façon répétée, ce qui permettra à TikTok de supprimer plus rapidement les comptes nuisibles, tout en favorisant une expérience plus claire et cohérente pour la grande majorité des créateurs qui suivent les règles, explique la société dans un communiqué.

La mise à jour du système de modération des comptes est en cours de déploiement à l’échelle mondiale, et TikTok a annoncé qu’il préviendrait tous les membres de la communauté lorsque le nouveau système serait disponible pour eux.

Le système actuel de modération des comptes s’appuie sur différents niveaux de restrictions, notamment des interdictions temporaires de publier ou commenter, pour empêcher l'utilisation abusive des fonctionnalités du produit tout en sensibilisant les utilisateurs aux règles communautaires afin de limiter les violations futures.

Si cette approche a été efficace pour réduire le nombre de contenus inappropriés, de nombreux créateurs ont partagé avec TikTok leur difficulté à bien la comprendre. Elle peut impacter de façon disproportionnée des créateurs qui enfreignent très rarement, et sans le savoir, l'une des règles communautaires, et être moins efficace pour dissuader ceux qui le font de manière répétée et volontaire. Selon TikTok, ces derniers suivent généralement un même schéma: une analyse a montré que près de 90 % des contrevenants utilisaient la même fonctionnalité, et que plus de 75 % d’entre eux enfreignaient la même catégorie de règles.

Pour répondre à cet enjeu, TikTok met à jour sa politique d'application des règles communautaires concernant les comptes d'utilisateurs, afin de mieux soutenir la communauté de créateurs et supprimer les comptes des utilisateurs qui les enfreignent de façon répétée.

Avec ce nouveau système, si quelqu'un publie un contenu qui enfreint l'une des règles communautaires, le contenu en question sera supprimé et le compte recevra une pénalité. Si un compte atteint le seuil maximal de pénalités, soit pour une même fonctionnalité produit (commentaire, Live par exemple), ou catégorie de règles communautaires («intimidation et harcèlement» par exemple), il sera banni définitivement de la plate-forme.

Ces seuils peuvent varier en fonction de la dangerosité d'une infraction pour les membres de la communauté: par exemple, il peut y avoir une limite plus stricte pour les violations des règles en matière d'idéologies haineuses, que pour le partage de spam. Aussi, TikTok continuera à appliquer des suppressions permanentes de comptes dès la première pénalité pour des infractions graves, dont la promotion ou les menaces de violence, l'exploitation sexuelle de mineurs, ou le partage d'actes de violence ou de torture dans le monde réel.

Par précaution, les comptes détenant un nombre important de pénalités sur plusieurs fonctionnalités et règles communautaires seront aussi supprimés de façon définitive de la plate-forme. Les pénalités expireront du dossier d'un compte après quatre-vingt-dix jours.

La société indique dans un communiqué que ces changements doivent permettre de renforcer la transparence sur la manière dont TikTok applique les règles communautaires, et aider les utilisateurs à mieux les respecter. 

Afin de soutenir davantage les créateurs, TikTok développe de nouvelles fonctionnalités sur la page de son Centre de sécurité, disponible directement depuis l'application. Il s'agit notamment d'une page sur le «statut du compte» où les créateurs pourront voir plus simplement l'état de leur compte, et d'une page «signalements enregistrés» où ils pourront voir le statut des signalements qu'ils ont pu effectuer.

Ces nouveaux outils s'ajoutent aux notifications que les créateurs reçoivent déjà s'ils enfreignent les règles, et facilitent leur possibilité de faire appel s'ils estiment que ces pénalités ne sont pas justifiées. TikTok va également commencer à notifier les créateurs s'ils sont sur le point de se faire bannir définitivement de l'application.

Afin de renforcer la transparence de ses pratiques de modération, TikTok va également commencer à tester une nouvelle fonctionnalité dans certains marchés, qui informera les créateurs si leurs vidéos ont été marquées comme inéligibles au fil «Pour Toi», les motifs et l’opportunité de faire appel. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Les Etats-Unis frappent l'Iran pour la troisième nuit de suite et vont rétablir le blocus des ports

Les Etats-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens, même si Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible". (AFP)
Les Etats-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens, même si Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible". (AFP)
Short Url
  • Quatre explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire située sur le détroit d'Ormuz, selon l'agence de presse iranienne Irna
  • Parmi les objectifs ciblés figurent "des systèmes de défense côtière, des installations de drones et de missiles et des moyens maritimes", selon le Centcom

TEHERAN: Les Etats-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens, même si Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible".

Pendant une mission de cinq heures, "les forces américaines ont frappé des cibles militaires" dans plusieurs villes portuaires du sud de l'Iran, comme Bouchehr et Bandar Abbas, a détaillé le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans la matinée.

Quatre explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire située sur le détroit d'Ormuz, selon l'agence de presse iranienne Irna.

Parmi les objectifs ciblés figurent "des systèmes de défense côtière, des installations de drones et de missiles et des moyens maritimes", selon le Centcom.

"Nous allons les frapper fort ce soir, et nous allons les frapper fort demain", avait déclaré lundi Donald Trump dans une interview radio. Pour le président américain, les dirigeants iraniens "ne peuvent absolument rien faire contre" ces frappes.

Comme la veille, les Gardiens de la Révolution iraniens ont, eux, revendiqué une opération à Bahreïn - entre autres contre un bâtiment hébergeant les troupes américaines sur la base de Juffair.

L'armée idéologique iranienne a aussi annoncé avoir ciblé en Jordanie "des installations clé et les forces américaines sur une base aérienne jordanienne", dans un communiqué cité par l'agence Tasnim. L'armée jordanienne a annoncé pour sa part l'interception de quatre missiles iraniens.

Deux tankers attaqués 

Dans le détroit d'Ormuz, les Emirats arabes unis ont déploré des attaques de missiles iraniens contre deux de leurs tankers, tuant un membre d'équipage indien.

Malgré ces échanges de frappes, Donald Trump a tout de même estimé, devant la presse à la Maison Blanche, qu'un accord avec l'Iran était encore "possible".

Avant cela, il avait annoncé sur Truth Social que les Etats-Unis prendraient le contrôle du détroit d'Ormuz et que le blocus des ports iraniens serait rétabli.

Il entrera en vigueur mardi à 20H00 GMT, selon l'armée américaine.

Tout comme Téhéran souhaite instaurer un péage pour traverser Ormuz, le président américain a dit vouloir percevoir en échange de la protection du détroit "une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons", contraire au droit international censé garantir la liberté de navigation.

Le pétrole remonte 

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, dont le pays a pris le contrôle du détroit au début de la guerre, a rétorqué sur X: "l'Iran a toujours été le gardien du détroit et le restera pour toujours".

Donald Trump "a tout à fait raison. Quiconque assure le passage sûr et sécurisé des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz devrait être rémunéré", a-t-il ironisé, ajoutant: "20%, c'est évidemment trop. Nous serons équitables".

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont accusé les Etats-Unis de mettre en péril l'approvisionnement mondial en pétrole.

Au lendemain d'une envolée spectaculaire de plus de 9%, les cours du pétrole continuaient leur ascension dans ce contexte. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, gagnait 1,19% à 84,29 dollars vers 02H00 GMT.

Après quasiment 40 jours de bombardements dans le conflit déclenché par des frappes israélo-américaines le 28 février, un cessez-le-feu était entré en vigueur début avril, avant d'être entériné le 17 juin par un protocole d'accord.

Mais depuis des attaques survenues mardi contre des navires tentant de franchir Ormuz, les affrontements ont repris avec une intensité inédite depuis des semaines, faisant dire à Donald Trump que le cessez-le-feu était "terminé".

La semaine dernière, le président américain a d'ailleurs envoyé une notice officielle au Congrès indiquant que le conflit avec l'Iran avait repris, a confirmé la Maison Blanche à l'AFP.

Et au total, 25 personnes ont été tuées depuis mercredi, selon un décompte de l'AFP à partir des médias iraniens et sources officielles.

 Protocole d'accord "en crise" 

Pour le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, "il ne fait aucun doute" que le protocole d'accord "est en crise".

"Mais l'Iran n'a jamais été le premier à violer ses engagements", a-t-il tancé lors d'une conférence de presse lundi à Téhéran à laquelle assistait l'AFP.

Les consultations avec les médiateurs que sont le Qatar, le Pakistan et Oman se poursuivent afin de "prévenir une escalade", a-t-il toutefois assuré.

Le protocole d'accord prévoyait la réouverture du détroit, Téhéran n'autorisant toutefois qu'un seul couloir de navigation, le long de ses côtes.

"Ce passage stratégique est plus important que des dizaines de bombes atomiques, et la République islamique d'Iran le protégera", avait averti dimanche le conseiller militaire du guide suprême, Mohsen Rezaï.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.