Gibraltar accuse l'Espagne d'une violation de la souveraineté britannique

Rocher de Gibraltar depuis La Linea de la Concepcion près de la ville de Cadix, dans le sud de l'Espagne (Photo, AFP).
Rocher de Gibraltar depuis La Linea de la Concepcion près de la ville de Cadix, dans le sud de l'Espagne (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 04 février 2023

Gibraltar accuse l'Espagne d'une violation de la souveraineté britannique

  • De son côté, Madrid a rejetté «catégoriquement les termes de la déclaration conjointe»
  • Les douaniers espagnols ont aperçu un bateau suspect qui semblait faire du trafic de tabac

Le gouvernement de l'enclave britannique de Gibraltar a accusé vendredi l'Espagne de "violation de la souveraineté" du Royaume-Uni à la suite de coups de feu tirés jeudi par des douaniers espagnols qui pourchassaient des contrebandiers.

"Les faits concernant cet incident révèlent une violation flagrante de la souveraineté britannique et, potentiellement, l'incident le plus sérieux et le plus dangereux depuis des années", a affirmé le chef du gouvernement de Gibraltar, Fabian Picardo, cité dans un communiqué également signé par le gouverneur du "Rocher".

MADRID: "S'il venait à être confirmé que des fonctionnaires espagnols ont utilisé leurs armes à Gibraltar, une telle action constituerait une infraction très sérieuse à la loi", peut-on lire dans le communiqué.

"Les gouvernements de Gibraltar et du Royaume-Uni considèrent que les événements d'hier (jeudi) requerront un examen attentif quant à la nature et au niveau de la réplique diplomatique" du Royaume-Uni, est-il encore écrit.

De son côté, Madrid a rejetté "catégoriquement les termes de la déclaration conjointe publiée aujourd'hui par les représentants du Gouvernement britannique concernant l'incident, ainsi que les revendications d'une prétendue souveraineté britannique sur le territoire et les eaux de Gibraltar", a commenté le ministère espagnol des Affaires étrangères, évoquant une "agression (...) sur le territoire espagnol et dans les eaux proches du Rocher de Gibraltar".

Une déclaration que l'Espagne juge "d''autant plus incompréhensible au moment où l'Espagne négocie un accord pour créer une zone de prospérité partagée", en référence aux discussions en cours autour de l'application des lois de l'espace Schengen à Gibraltar depuis le Brexit.

C'est lors d'une patrouille en mer que l'incident en question s'est produit jeudi à l'aube, selon une source de l'administration fiscale espagnole (organisme de tutelle du service des douanes) ayant requis l'anonymat.

Les douaniers espagnols ont aperçu un bateau suspect qui semblait faire du trafic de tabac.

S'en est suivie une course-poursuite, mais l'embarcation des douanes a eu un souci de moteur et a été déportée vers le rivage en raison de la mer qui était agitée, a affirmé cette source.

Alors qu'ils étaient sur une plage de Gibraltar, un groupe de personnes a alors encerclé les deux agents et leur a jeté des pierres, pour certaines pesant plus de trois kilos.

Les douaniers ont alors tiré "des coups de feu dans l'eau pour tenter de les faire fuir", a-t-on ajouté de même source.

Les deux hommes ont subi des fractures pour l'un au nez, pour l'autre à la pommette, d'après cette source de l'administration fiscale espagnole.

Selon des images diffusées par Gibraltar TV, la police locale et des soldats ont utilisé des détecteurs de métaux pour rechercher des douilles sur la plage.

L'Espagne a cédé Gibraltar à la couronne britannique en 1713 dans le cadre du traité d'Utrecht mais elle n'a depuis jamais cessé d'en revendiquer la souveraineté, ce qui donne lieu à des frictions régulières à la frontière et à des tensions diplomatiques entre Madrid et Londres.

Celles-ci ont été à leur comble en 1969, lorsque le régime du dictateur Francisco Franco avait fermé la frontière, qui n'avait rouvert en totalité qu'en 1985.

Depuis le Brexit, des négociations sont en cours concernant les futures règles de libre-circulation à la frontière avec Gibraltar.

Fin 2020, Madrid et Londres étaient parvenus in extremis à un accord-cadre provisoire sur Gibraltar, pour faire en sorte que l'enclave britannique bénéficie des accords européens de Schengen, mais les détails de cet accord restent à définir.

Près de 15.000 personnes, pour la plupart des Espagnols, passent chaque jour la frontière pour se rendre dans ce territoire britannique de quelque 34.000 habitants afin d'y travailler.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.