Protéger 30% des océans, un immense défi pour la planète

Des militants d'Ocean Rebellion tiennent des banderoles indiquant «Alors que la mer meurt, nous mourons» et «Plus de poisson dans la mer» alors qu'ils organisent une manifestation à Terreiro do Paco à Lisbonne le 27 juin 2022, avant l'ouverture de la Conférence des Nations Unies sur l'océan (Photo, AFP).
Des militants d'Ocean Rebellion tiennent des banderoles indiquant «Alors que la mer meurt, nous mourons» et «Plus de poisson dans la mer» alors qu'ils organisent une manifestation à Terreiro do Paco à Lisbonne le 27 juin 2022, avant l'ouverture de la Conférence des Nations Unies sur l'océan (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 04 février 2023

Protéger 30% des océans, un immense défi pour la planète

  • Quelque 3 000 officiels, scientifiques, membres d'ONG et de groupes autochtones se retrouvent à Vancouver dans l'ouest du Canada pour le 5e congrès des aires marines protégées
  • Couvrant près des trois quarts de la surface terrestre, les océans, qui abritent un quart des espèces connues, sont cruciaux pour l'avenir de la planète

MONTREAL: Comment passer de 8% d'aires marines protégées à 30% en moins de 10 ans? Cette question centrale est au cœur d'un forum mondial qui débute ce week-end au Canada pour sauver les écosystèmes marins confrontés à la surpêche, à la pollution et au changement climatique.

Quelques semaines après l'accord historique signé lors de la COP15 de Montréal sur la biodiversité, quelque 3 000 officiels, scientifiques, membres d'ONG et de groupes autochtones se retrouvent à Vancouver dans l'ouest du Canada pour le 5e congrès des aires marines protégées (Impac) jusqu'au 9 février.

Un rendez-vous "crucial" selon les scientifiques car si les pays du monde entier se sont mis d'accord en décembre pour protéger 30% de la planète d'ici 2030, le cadre doit encore être précisé.

Et la marche est immense pour les océans, qui devront voir leurs zones protégées, c'est-à-dire celles où l'activité humaine est restreinte, voire interdite, plus que tripler.

Avec pour objectif de préserver les espèces animales (poissons, cétacés, coraux...) et la faune présentes dans ces milieux, en raison de leur fragilité et de la richesse de leur biodiversité.

Le sommet, qui se tient normalement tous les quatre ans, a lieu avec deux années de retard en raison de la pandémie. Il doit se conclure jeudi par des rencontres de ministres de différentes régions du monde.

"Nous devons repenser nos politiques, nos économies, nos priorités pour mieux refléter le rôle important que joue la nature dans notre santé, notre bien-être et notre durabilité économique", clame le Canada, qui accueille le sommet.

Couvrant près des trois quarts de la surface terrestre, les océans, qui abritent un quart des espèces connues, sont cruciaux pour l'avenir de la planète et pour l'humanité car ils absorbent 30% des émissions de CO2 dues aux activités humaines et jouent un rôle important dans la régulation du climat.

"La COP15 a marqué un tournant historique dans les efforts de conservation de la nature" mais "la pression est maintenant forte, non seulement pour atteindre l'objectif numérique, mais aussi pour s'assurer que nous le faisons bien", explique à l'AFP Pepe Clarke de l'organisation WWF. Certains experts craignent en effet la "politique du chiffre".

«Rejeter» certaines «industries»

Des hauts lieux de biodiversité ou des espaces particulièrement vulnérables qui méritent des mesures urgentes de conservation ont été identifiés, rappellent les scientifiques.

Et il est essentiel également d'avoir des discussions planétaires pour "établir un réseau mondial, écologiquement représentatif et qui protège de manière adéquate toute la gamme des types d'écosystèmes", ajoute Pepe Clarke.

D'autant plus qu'en protégeant et en gérant plus durablement nos océans, cela permettra de les rendre plus résistants aux changements climatiques.

Et même si "l'objectif ambitieux de protéger 30% de l'océan d'ici 2030 au sein d'aires protégées de haute qualité est atteint", il faut aussi mettre en place "une gestion appropriée des 70% restants de l'océan", rappelle l'ONG Pew Charitable Trusts.

Pour Sian Owen, directrice de la coalition pour la protection des eaux profondes (DSCC), il est notamment "crucial que les industries existantes et émergentes qui menacent notre océan profond soient rapidement et sans équivoque rejetées et que nous gérions durablement les 70% restants."

Dans ce dossier, les États membres de l'ONU se réunissent de nouveau fin février pour tenter d'aboutir à un traité pour la protection de la haute mer, une session qui doit en principe être la dernière.

Protéger ces eaux internationales, qui couvrent près de la moitié de la planète, est crucial pour la santé de l'océan tout entier, riche en biodiversité, et capital pour limiter le réchauffement de la planète.


Paris accueillera la Coupe du monde d'esport 2026

 L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris. C'est la première fois que l'événement se déroulera en dehors de Riyad. (Fourni)
L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris. C'est la première fois que l'événement se déroulera en dehors de Riyad. (Fourni)
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  • C'est la première fois que l'événement se tient en dehors de l'Arabie saoudite
  • La Coupe du monde d'esport a connu une croissance rapide depuis son lancement en Arabie saoudite, attirant une audience mondiale de plus de 750 millions de téléspectateurs en 2025, selon les organisateurs

RIYAD: L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris, pour la première fois en dehors de Riyad.

Le tournoi se déroulera du 6 juillet au 23 août et devrait rassembler plus de 2 000 joueurs et 200 clubs de plus de 100 pays.

L'Esports Foundation a déclaré que cette décision reflétait une stratégie à long terme visant à étendre le tournoi à l'échelle internationale par le biais d'une rotation des villes hôtes, tout en maintenant Riyad comme lieu d'accueil de la compétition.

La décision d'organiser l'événement 2026 à Paris fait suite à ce que les organisateurs ont décrit comme un long processus d'évaluation et a été prise "à la lumière de la situation régionale actuelle".

Ralf Reichert, PDG de l'Esports Foundation, a déclaré : Riyad a contribué à faire de la Coupe du monde d'esport un phénomène mondial", ajoutant : "Riyad est la patrie de la Coupe du monde d'esport : "Riyad est le siège d'EWC et l'un des principaux centres mondiaux de l'esport.


Ralf Reichert (G), PDG de l'Esports Foundation, s'entretient avec le président français Emmanuel Macron. (Fourni)
Les organisateurs ont déclaré que la capitale française avait été choisie en raison de son profil sportif mondial et du soutien local important qu'elle apporte aux sports électroniques et aux événements de jeu.

La Coupe du monde d'esport a connu une croissance rapide depuis son lancement en Arabie saoudite, attirant une audience mondiale de plus de 750 millions de téléspectateurs en 2025, selon les organisateurs.

L'édition de l'année dernière a généré plus de 350 millions d'heures de visionnage et a été diffusée sur 28 plateformes par 97 partenaires dans 35 langues, touchant des téléspectateurs dans 140 pays.

La compétition de 2026 comprendra 24 matchs répartis en 25 tournois, et les joueurs se disputeront une cagnotte de plus de 75 millions de dollars.

De plus amples informations sur le site de Paris devraient être annoncées dans les semaines à venir.


Financement du terrorisme: les pays n'ont pas d'autre choix que de collaborer, affirme la présidente du Gafi

"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris. (AFP)
"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris. (AFP)
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  • Le Gafi (Groupe d'action financière, basé à Paris) est un organisme international qui élabore des normes et coordonne l'action des États pour prévenir et combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme
  • Mme de Anda Madrazo fait ces déclarations alors que la coopération internationale et les approches multilatérales ont du plomb dans l'aile du fait du durcissement des postures des grandes puissances, notamment les Etats-Unis de Donald Trump

PARIS: Les pays ne peuvent pas se permettre de ne pas collaborer entre eux pour lutter contre le financement du terrorisme, a déclaré mardi à l'AFP la présidente du Gafi, organisme international chargé de coordonner ce combat.

"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris.

Le Gafi (Groupe d'action financière, basé à Paris) est un organisme international qui élabore des normes et coordonne l'action des États pour prévenir et combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, notamment en évaluant les systèmes nationaux et en recommandant des mesures de contrôle.

Mme de Anda Madrazo fait ces déclarations alors que la coopération internationale et les approches multilatérales ont du plomb dans l'aile du fait du durcissement des postures des grandes puissances, notamment les Etats-Unis de Donald Trump, la Russie et la Chine.

"Nous devons coopérer. Nous devons échanger des informations. Prenez par exemple la France et les Jeux olympiques de 2024: plusieurs attaques terroristes ont été déjouées et stoppées grâce au renseignement financier. Nous savons donc que cela fonctionne et que cela peut dissuader les attaques. Nous n'avons pas le luxe d'arrêter", a-t-elle déclaré.

Lors de sa prise de parole au début de la réunion, le Secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent a réaffirmé que les Etats-Unis devaient être soutenus dans leur politique de sanctions contre l'Iran, un sujet qui n'est que marginalement lié à la lutte contre le financement du terrorisme, selon l'Elysée.

Lors de cette 5e conférence "No money for terror", qui réunit plusieurs dizaines de délégations, l'objectif est de "continuer à travailler pour être capable de faire face aux innovations, adapter les méthodes, les outils, partager les bonnes pratiques", selon la présidence française.

Les services de renseignement constatent un éclatement de la menace terroriste, notamment jihadiste, dans un environnement marqué d'une part par l'affaiblissement des deux grandes centrales, Al-Qaida et l'organisation de l'Etat islamique, au profit de leurs franchises territoriales, et d'autre part, par la montée en puissance de la menace intérieure, émanant de personnes isolées qui n'agissent pas nécessairement en lien avec des donneurs d'ordre en amont.

Les circuits de financement ont aussi évolué. "Le panorama que nous avons aujourd'hui est complètement différent de celui de 2018, lorsque cette conférence a commencé. À l'époque, tout était plus centralisé", rappelle Mme de Anda Madrazo.

"Aujourd'hui, nous avons de multiples cellules et une plus grande décentralisation. Mais les outils ont aussi changé. Nous avons désormais les actifs virtuels, la numérisation et une économie dont l'architecture est différente. Et la combinaison des mécanismes traditionnels et des nouvelles technologies constitue effectivement un défi".


Le G7 Finances «réaffirme son engagement envers une coopération multilatérale» face aux risques sur l'économie mondiale

Les ministres et banquiers centraux des pays du G7 ont réaffirmé mardi "leur engagement envers une coopération multilatérale" pour faire face aux risques qui pèsent sur l'économie mondiale, à l'issue de deux jours de réunions des grands argentiers des sept économies avancées à Paris. (AFP)
Les ministres et banquiers centraux des pays du G7 ont réaffirmé mardi "leur engagement envers une coopération multilatérale" pour faire face aux risques qui pèsent sur l'économie mondiale, à l'issue de deux jours de réunions des grands argentiers des sept économies avancées à Paris. (AFP)
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  • Le ministre français de l'Economie et des Finances, Roland Lescure, a évoqué "des discussions franches, parfois difficiles, directes pour trouver des solutions de long terme et de court terme aux gros enjeux économiques mondiaux
  • Il a souligné que les ministres des Finances des G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) appelaient notamment à la réouverture du détroit d'Ormuz

PARIS: Les ministres et banquiers centraux des pays du G7 ont réaffirmé mardi "leur engagement envers une coopération multilatérale" pour faire face aux risques qui pèsent sur l'économie mondiale, à l'issue de deux jours de réunions des grands argentiers des sept économies avancées à Paris.

Cela "met en relief l'engagement des partenaires internationaux pour promouvoir la résilience, le développement et la croissance économique afin de garantir une prospérité partagée", ajoutent les participants dans une déclaration, publiée après des échanges élargis mardi à d'autres pays invités (Kenya, Brésil, Inde, Corée du Sud).

La présidence française espérait ce réengagement, dans une période géopolitique troublée.

Les banques centrales, associées aux discussions, ont, elles, indiqué à nouveau être "fermement déterminées à maintenir la stabilité des prix et à assurer la résilience durable du système financier".

"La politique monétaire restera tributaire des données: les banques centrales suivent de près l’impact des tensions sur les prix de l’énergie et des autres matières premières sur l’inflation, les anticipations d’inflation et l’activité économique", ajoute cette déclaration.

Le ministre français de l'Economie et des Finances, Roland Lescure, a évoqué "des discussions franches, parfois difficiles, directes pour trouver des solutions de long terme et de court terme aux gros enjeux économiques mondiaux afin de garantir la stabilité économique", lors d'une conférence de presse.

Il a souligné que les ministres des Finances des G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) appelaient notamment à la réouverture du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour les hydrocarbures et l'engrais, bloqué par l'Iran dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient.

Avant le sommet des dirigeants du G7 à Evian du 15 au 17 juin, "nous avons, je pense, pas mal avancé le travail, de manière à ce que nos leaders puissent, je l'espère en tout cas, le conclure sur des sujets aussi importants, très concrètement, que les minerais critiques, que le règlement des déséquilibres globaux", a-t-il par ailleurs indiqué.

M. Lescure a aussi affirmé mardi "la volonté" des pays du G7 de "maintenir la pression sur la Russie" pour qu'elle ne profite pas de la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient.

Les Etats-Unis ont annoncé lundi prolonger la suspension temporaire des sanctions sur le pétrole russe stocké en mer pour modérer la flambée des cours du brut consécutive à la guerre au Moyen-Orient.