Salman Rushdie déclare se sentir «chanceux» dans sa première interview depuis qu'il a été poignardé

Rushdie déclare qu'il n’accuse que son agresseur pour cette attaque et qu’il ne ressent aucune amertume envers qui que ce soit d’autre, bien que la salle en question ait mis en place des mesures de sécurité insuffisantes (AFP).
Rushdie déclare qu'il n’accuse que son agresseur pour cette attaque et qu’il ne ressent aucune amertume envers qui que ce soit d’autre, bien que la salle en question ait mis en place des mesures de sécurité insuffisantes (AFP).
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Publié le Lundi 06 février 2023

Salman Rushdie déclare se sentir «chanceux» dans sa première interview depuis qu'il a été poignardé

  • Le romancier a encore du mal à écrire à la suite de cette «énorme agression»
  • L'écrivain ne fera aucune promotion pour présenter son 15e roman qui sort mardi aux États-Unis

LONDRES: L'auteur Salman Rushdie déclare se sentir «chanceux» d'être en vie, lors de sa première interview depuis qu'il a été poignardé à New York.

S'adressant au magazine The New Yorker, Rushdie affirme que son «sentiment dominant était la gratitude» de ne pas avoir été plus gravement blessé lors de cet incident, qui a nécessité un traitement d'urgence et l'a forcé à une hospitalisation de six semaines.

«Les grosses blessures sont pour ainsi dire guéries. J'ai des sensations dans mon pouce et mon index et dans la moitié inférieure de la paume. Je fais beaucoup de thérapie des mains, et on me dit que je vais très bien.»

«Je suis capable de me lever et de marcher. Quand je dis que je vais bien, je veux dire qu'il y a des parties de mon corps qui ont besoin de contrôles constants. C'était une énorme agression.»

L'écrivain américano-britannique d'origine indienne a été attaqué sur scène lors d'une conférence à la Chautauqua Institution le 12 août par Hadi Matar, âgé de 24 ans, qui aurait été inspiré par la fatwa émise contre Rushdie par le Guide suprême iranien décédé Ruhollah Khomeini en raison de son livre Les Versets sataniques.

Salman Rushdie, qui a passé plusieurs années à se cacher après la publication de la fatwa, a été poignardé par Matar à plusieurs reprises au cou et au torse, perdant ainsi un œil ainsi que l'usage d'une main.

Matar a été accusé de tentative de meurtre au deuxième degré et de tentative d'agression au deuxième degré, deux accusations qu'il nie entièrement.

Rushdie souligne qu'il n’accuse que son agresseur pour cette attaque et qu’il ne ressent aucune amertume envers qui que ce soit d’autre, bien que la salle en question ait mis en place des mesures de sécurité insuffisantes.

«Je ne sais pas ce que je pense de lui, parce que je ne le connais pas», déclare Rushdie à propos de Matar, qui a admis ne pas avoir lu «Les Versets Sataniques» dans leur intégralité.

«Tout ce que j'ai vu, c'est son interview idiote dans le New York Post. Ce que seul un idiot ferait. Je sais que le procès n’aura pas lieu de sitôt. Il pourrait ne pas se tenir avant la fin de l'année prochaine. Je suppose que j'en saurai alors plus sur lui.»

Rushdie poursuit: «Je me suis efforcé au cours de ces années d’éviter la récrimination et l'amertume. Je pense juste que ce n'est pas une bonne vision des choses. L'une des façons dont j'ai géré tout cela est de regarder vers l'avant et non vers l'arrière. Ce qui se passera demain est plus important que ce qui s'est passé hier.»

«Je me suis toujours efforcé de ne pas endosser le rôle de victime. Vous êtes alors juste assis là à dire: Quelqu'un m'a planté un couteau! Pauvre de moi… Ce que je pense parfois.»

Il admet, cependant, que l'écriture est devenue difficile à la suite de l'attaque. «Il existe une chose que l’on appelle le SSPT [syndrome de stress post-traumatique]», affirme-t-il.

«J'ai trouvé qu’écrire était très, très difficile. Je m'assieds pour écrire et rien ne se passe. J'écris, mais c'est une combinaison de vide et de bric-à-brac, des trucs que j'écris et que je supprime le lendemain. Je ne suis pas encore sorti de cette forêt, vraiment pas.»

Rushdie s'exprimait avant la publication de son dernier roman, Victory City, qu'il avait achevé avant le jour fatidique de la Chautauqua Institution.

Il ajoute que l'avenir de sa carrière d'écrivain demeurait incertain après l'attaque.

«Je vais vous dire très honnêtement, je ne pense pas au long terme, confie-t-il. Je réfléchis étape par étape. Je me dis simplement avance tant que tu peux

Il indique toutefois qu'il pourrait écrire une suite à ses mémoires Joseph Anton, qui relaterait presque certainement l'attaque.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.