Rebond des prix des céréales sur le marché européen

Les prix du blé et du maïs sont remontés ces derniers jours sur le marché européen. (Photo, AFP)
Les prix du blé et du maïs sont remontés ces derniers jours sur le marché européen. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 08 février 2023

Rebond des prix des céréales sur le marché européen

  • Mercredi après-midi, la tonne de blé meunier s'échangeait à 293 euros sur Euronext et celle de maïs à 287 euros, en hausse de plus de 3% sur une semaine
  • Le rebond européen «est essentiellement dû au repli de l'euro face au dollar, ce qui permet au prix du blé de progresser en euros, avec des cours en clôture mardi au plus haut depuis le 10 janvier», a expliqué un analyste au cabinet Agritel

PARIS: Les prix du blé et du maïs sont remontés ces derniers jours sur le marché européen, un rebond essentiellement lié à la baisse de l'euro face au dollar, dans un contexte de forte compétitivité du blé russe.

Mercredi après-midi, la tonne de blé meunier s'échangeait à 293 euros sur Euronext et celle de maïs à 287 euros, en hausse de plus de 3% sur une semaine.

A la Bourse de Chicago, les cours, en légère baisse, étaient stables sur le mois, dans un marché américain traditionnellement prudent avant la publication dans la soirée du rapport mensuel du ministère de l'Agriculture (USDA) sur les prévisions mondiales de productions, de stocks et d'exportations.

Repli de l'euro 

Le rebond européen "est essentiellement dû au repli de l'euro face au dollar, ce qui permet au prix du blé de progresser en euros, avec des cours en clôture mardi au plus haut depuis le 10 janvier", a expliqué Sébastien Poncelet, analyste au cabinet Agritel.

Plusieurs autres éléments expliquent selon lui cette remontée: "le faible écart de prix entre blé et maïs, qui redonne de l'intérêt au blé comme fourrage", la prise en compte de "risques climatiques, avec des météos sèches sur les blés américains et russes" et enfin de "risques géopolitiques".

Les marchés sont en effet attentifs à la marche des exportations maritimes ukrainiennes, alors que l'accord passé en juillet dernier sous l'égide de l'ONU et de la Turquie pour sortir des produits agricoles d'Ukraine arrive à échéance le 19 mars. "Il y a toujours des inquiétudes sur son renouvellement".

A Chicago, le cours du blé a été soutenu par des achats à la suite des annonces de livraisons à l'Ukraine de véhicules blindés par les États-Unis et l'Allemagne, permettant potentiellement une intensification du conflit "pendant la période où le blé pousse" et alors qu'approche le temps des semis de maïs, selon Jack Scoville, analyste chez Price Futures Group.

La demande de blé américain, "décevante toute l'année", a "été entravée par les prix bas et les offres agressives de la Russie" qui "a une production importante et sous-cote la plupart des prix mondiaux", explique-t-il.

Illustration de cette pression, ressentie sur tous les marchés: la Russie vient de remporter intégralement un appel d'offre de l'Egypte pour 535 000 tonnes de blé, "avec des prix au plus bas depuis 2021", selon Sébastien Poncelet.

Ballon chinois 

Si les jeux sont faits dans les champs pour la céréale du pain, il reste des incertitudes pour le maïs, qui voit ses prix consolidés par les risques climatiques.

Aux Etats-Unis, la tendance est "haussière" pour les prix depuis début décembre: "la demande d'exportation a été solide la semaine dernière même si elle reste bien en deçà du rythme nécessaire pour atteindre les objectifs de l'USDA", selon Jack Scoville.

En Amérique latine, c'est la situation au Brésil qui inquiète: "la récolte de soja prend du retard à cause des pluies, ce qui retarde les semis de maïs, qui sont effectués dans la foulée", selon l'analyste d'Agritel. Avec un risque, notamment dans le Mato Grosso (centre), celui d'"être exposé à la sécheresse" dès la fin avril.

Le cours du soja, quant à lui, a baissé lundi après que les Etats-Unis ont abattu un ballon chinois considéré par le Pentagone comme un dispositif espion.

La Chine, qui a affirmé qu'il s'agissait d'un aéronef civil, a protesté. Et "le marché craint une escalade des tensions avec le grand acheteur mondial de produits agricoles", selon Jack Scoville.

Le niveau des importations de la Chine sera une des clés du marché au printemps 2023. D'ici là, les opérateurs sont curieux de voir les ajustements opérés par l'USDA dans son dernier rapport, notamment sur deux points: le niveau de la récolte russe, jusqu'ici estimée à 91 millions de tonnes contre 104 millions pour les services statistiques russes, et celui de la production de blé argentine, qui devrait être revue à la baisse.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.