SpaceX se rapproche d'un premier vol orbital pour sa méga-fusée Starship

Cette capture d'image d'une vidéo fournie par SpaceX montre un test de tir le 9 février 2023 des moteurs massifs de la fusée la plus puissante jamais construite sur une base SpaceX à Boca Chica, au Texas. (AFP)
Cette capture d'image d'une vidéo fournie par SpaceX montre un test de tir le 9 février 2023 des moteurs massifs de la fusée la plus puissante jamais construite sur une base SpaceX à Boca Chica, au Texas. (AFP)
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Publié le Vendredi 10 février 2023

SpaceX se rapproche d'un premier vol orbital pour sa méga-fusée Starship

  • Un des 33 moteurs a été éteint par les équipes de SpaceX «juste avant le début» du test, et un autre «s'est arrêté de lui-même», a détaillé Elon Musk
  • Seul le vaisseau Starship, le deuxième étage de la fusée, a effectué des vols tests suborbitaux, dont plusieurs s'étaient terminés en d'impressionnantes explosions

WASHINGTON: SpaceX a franchi une étape importante dans le développement de sa méga-fusée Starship, destinée à emmener des humains sur la Lune et Mars, en réalisant un impressionnant test au sol de ses moteurs, ouvrant ainsi la voie à un possible premier vol orbital le mois prochain.

Durant quelques secondes, dans un énorme grondement, les moteurs Raptor du premier étage de la fusée se sont allumés, formant une immense boule de feu et projetant un épais nuage de fumée sur la base de SpaceX à Boca Chica, dans l'extrême sud du Texas.

Au total, 31 des 33 moteurs se sont allumés, a déclaré sur Twitter le patron de l'entreprise, Elon Musk. "Mais c'est assez de moteurs pour atteindre l'orbite!", s'est-il exclamé.

L'un d'eux a été éteint par les équipes de SpaceX "juste avant le début" du test, et un moteur "s'est arrêté de lui-même", a-t-il détaillé.

Ce lanceur n'a encore jamais volé dans sa configuration complète, avec son premier étage, appelé Super Heavy et haut de 69 mètres.

Seul le vaisseau Starship, le deuxième étage de la fusée, a effectué des vols tests suborbitaux, dont plusieurs s'étaient terminés en d'impressionnantes explosions.

Début février, Elon Musk avait tweeté que "si tous les tests restants se pass(aient) bien", un décollage de Starship avec Super Heavy serait tenté en mars.

Starship a été choisi par la Nasa pour faire atterrir ses astronautes sur la Lune lors de la mission Artémis 3, qui doit officiellement avoir lieu en 2025.

Mais la route est encore longue.

"Nous ne voulons pas que le 15e vol transporte des gens", mais plutôt "le 100e ou le 200e", a déclaré mercredi lors d'une conférence à Washington Gwynne Shotwell, la numéro 2 de SpaceX. "Nous devrions être capables d'avoir des centaines de vols avant d'emmener des gens sur la Lune, c'est le but."

Elle a indiqué que la fusée transporterait d'abord les satellites de l'entreprise, pour sa constellation Starlink fournissant internet depuis l'espace.

L'année dernière, le milliardaire américain Jared Isaacman avait annoncé un partenariat avec SpaceX pour trois missions spatiales, dont la dernière doit être le premier vol habité de Starship.

Le milliardaire japonais Yusaku Maezawa, puis l'entrepreneur américain Dennis Tito (le premier touriste spatial de l'Histoire), ont également annoncé qu'ils monteraient dans cette fusée pour un voyage autour de la Lune.

"Nous avons conçu Starship pour se rapprocher le plus possible des opérations de compagnies aériennes", a expliqué Mme Shotwell, parlant à terme de "dizaines" voire de "centaines" de décollages par jour.

Les deux étages de la fusée doivent être récupérés et être réutilisables. Selon SpaceX, elle doit permettre à l'humanité de coloniser Mars.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.