Angèle sacrée artiste féminine aux Victoires de la musique

La chanteuse et compositrice belge Angele Van Laeken alias Angele célèbre sur scène alors qu'elle reçoit le prix de l'album féminin le plus diffusé lors des 38e Victoires de la Musique, la cérémonie annuelle de remise des prix de la musique française, à la salle de concert Seine Musicale à Boulogne-Billancourt, en banlieue parisienne, le 10 février 2023. (AFP).
La chanteuse et compositrice belge Angele Van Laeken alias Angele célèbre sur scène alors qu'elle reçoit le prix de l'album féminin le plus diffusé lors des 38e Victoires de la Musique, la cérémonie annuelle de remise des prix de la musique française, à la salle de concert Seine Musicale à Boulogne-Billancourt, en banlieue parisienne, le 10 février 2023. (AFP).
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Publié le Samedi 11 février 2023

Angèle sacrée artiste féminine aux Victoires de la musique

  • Angèle a été sacrée artiste féminine aux Victoires de la musique
  • L'artiste de 27 ans compte désormais cinq Victoires dans sa carrière

PARIS : La Belge Angèle a été sacrée artiste féminine aux Victoires de la musique, vendredi à La Seine Musicale, salle aux portes de Paris.

L'artiste de 27 ans compte désormais cinq Victoires dans sa carrière. Car la soirée la sacre également artiste féminine la plus streamée pour un disque ("Nonante-Cinq", elle est née le 3 décembre 1995).

De quoi rassurer l'artiste qui se posait des questions malgré les succès précédents. Son premier opus "Brol" s'était pourtant écoulé à 1,5 million d'exemplaires et trois Victoires trônaient depuis sur son armoire à trophées.

"Il y a plus de doute qu'avant", confiait-elle à l'AFP l'été dernier. A ses débuts, elle fonçait "un peu tête baissée, quoi qu'il arrive". "Mon retour avec 'Nonante-Cinq' a été vu comme celui d'une grande artiste confirmée: c'est très flatteur, mais très flippant". "Comme si je n'avais pas le droit à l'erreur, alors qu'en fait c'est seulement mon deuxième album, ma deuxième tournée".

Angèle, la vie dans un grand-huit

La pochette de son second disque la montre dans un grand-huit et c'est toujours l'ivresse des sommets pour Angèle, avec deux Victoires de la musique vendredi.

Son premier opus "Brol" s'était pourtant écoulé à 1,5 million d'exemplaires.

"Le premier album a placé la barre super haut, les ventes, c'était indécent. Mais je n'avais pas forcément la recette, des choses m'ont échappé", déroule cette enfant de la balle avec mère comédienne, Laurence Bibot; père chanteur, Marka et frère rappeur, Roméo Elvis. Le doute est donc "toujours là, bien installé". Mais elle apprend "à travailler autour de la confiance, de la légitimité, à essayer de comprendre pourquoi le doute a sa place".

"Le doute fait avancer", souffle-t-elle.

«Vortex»

Elle questionne aussi "la place trop importante" des réseaux sociaux dans sa vie. L'artiste y est née, postant des reprises au tout début. Sa notoriété s'est nourrie d'une exposition exponentielle. Mais l'autrice-compositrice en paye ensuite le prix, adulée ou détestée par vagues dans ce "vortex de plus en plus puissant".

"J'ai appris à me protéger, avant je n'avais aucune conscience de ce que je montrais, notamment pour ma vie privée. Maintenant, j'ai mis des limites, mais je n'ai pas encore la force mentale de m'en extirper". Elle se décrit "addict": "parfois ce n'est pas moi qui commande, c'est mon corps qui prend le téléphone. Je dois m'astreindre à une discipline face à ça".

"Avec les réseaux sociaux l'engouement positif ou négatif prend le pas sur la réalité", ajoute-t-elle. Angèle a pu en parler avec la mégastar Dua Lipa, à l'occasion de leur duo "Fever". "Ayant le même âge, étant deux femmes repérées assez jeunes grâce aux réseaux, très adorées et très critiquées, à des échelles différentes, ça me rassure qu'une artiste comme elle soit face aux mêmes craintes que moi".

«Euphorie»

Même si "Nonante-Cinq" est plus introspectif et mélancolique que "Brol", plus festif, le lien avec le public est toujours là en concert. L'interprète du tube "Balance ton quoi" est notamment toujours enthousiaste au moment de replonger dans les festivals d'été et cette "euphorie que tu ressens dans le public et sur scène". Elle y avait goûté comme simple festivalière à 17 ans, avec sa meilleure copine au festival belge Pukkelpop, en mode "nuits sous la tente, sur place autant pour la musique que pour la fête".

Devenue artiste, son premier grand festival fut We Love Green en 2018 à Paris. Elle s'attendait tout au mieux à mille personnes. "Je tourne la tête, c'était rempli !", avec plus de 30 000 personnes. "C'était catastrophique, rien n'allait, mon pantalon tombait, mon boîtier (micro) ne tenait pas (rires)". Vue du public, elle convainc à l'époque, sans album encore sorti.

Des concerts qui ont prouvé que le lien avec le public est toujours présent. Le 3 décembre 2022, elle a fêté ses 27 ans sur scène devant les 40 000 spectateurs de la Paris La Défense Arena.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: 

La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com