Des milliers de médecins libéraux manifestent pour un meilleur traitement

Les médecins et personnel soignant ont manifesté le 5 janvier dernier en France pour dénoncer leurs conditions de travail (Photo, AFP).
Les médecins et personnel soignant ont manifesté le 5 janvier dernier en France pour dénoncer leurs conditions de travail (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 15 février 2023

Des milliers de médecins libéraux manifestent pour un meilleur traitement

  • Un cortège compris entre 4 500 participants, selon la préfecture de police, et plus de 10 000, selon les organisateurs
  • Les syndicats de médecins, qui dénonçaient au contraire un «démantèlement de la médecine», se sont réjouis de faire mieux que leur défilé du 5 janvier

PARIS: Des milliers de médecins ont manifesté mardi à Paris pour exprimer leur colère contre l'Assurance maladie et le gouvernement, réclamer de meilleurs tarifs et bloquer une réforme qui facilite l'accès à d'autres soignants.

Les blouses blanches voient rouge. "Alors qu'on n'est pas déjà assez nombreux, le gouvernement veut nous mettre la tête sous l'eau et nous dégoûter", fulmine Isabelle Tassin, généraliste remplaçante dans les Yvelines.

Comme des milliers d'autres praticiens, elle a répondu à l'appel des syndicats qui, dans une rare unanimité, ont appelé à fermer les cabinets médicaux dans tout le pays et à défiler dans la capitale.

Un cortège compris entre 4 500 participants, selon la préfecture de police, et plus de 10 000, selon les organisateurs.

Précédé d'une dizaine de véhicules de SOS Médecins - également en grève pour l'occasion -, il était emmené par les dirigeants syndicaux derrière une banderole "Tous unis face au mépris".

Partis du ministère de la Santé en début d'après-midi, les manifestants ont rejoint le Panthéon, non loin du Sénat, où une proposition de loi macroniste sur "l'accès direct" à certains paramédicaux (infirmiers, kinés, orthophonistes) a été votée en première lecture en soirée.

Les syndicats accusent le texte de "mettre en danger la santé" de la population "en contournant la fonction de coordination du médecin traitant". Une crainte partagée par Sébastien Chivoret, 37 ans, généraliste du Pas-de-Calais qui redoute "une sorte d'ubérisation de la médecine, où les patients vont aller consulter à droite à gauche n'importe quelle personne".

Ces arguments sont battus en brèche par le gouvernement. "L'objectif n'est en aucun cas de mettre de côté le médecin généraliste", a affirmé la ministre déléguée aux profession de santé, Agnès Firmin Le Bodo, venue défendre le texte devant les sénateurs. Au contraire, cette réforme vise à "donner plus de temps de soin" aux médecins, a affirmé le ministre de la Santé François Braun sur franceinfo, disant "comprendre l'inquiétude des médecins, pas leur hostilité".

La proposition de loi est aussi soutenue par les infirmiers, dont 50 syndicats et associations ont dénoncé mardi "une opposition systématique des médecins à toute évolution des (autres) professions de santé". L'Association des maires de France s'est aussi dite "favorable" au texte, de même que la fédération des associations de patients, France Assos Santé.

«Donnant-donnant»

Les syndicats de médecins, qui dénonçaient au contraire un "démantèlement de la médecine", se sont réjouis de faire mieux que leur défilé du 5 janvier, qui avait rassemblé entre 2 300 et 4 000 praticiens. "C'est un succès", s'est félicitée Agnès Gianotti (MG France).

La mobilisation a aussi été renforcée par l'impasse des négociations avec l'Assurance maladie, dont la proposition d'une hausse d'à peine 1,50 euro de la consultation de base - de 25 à 26,50 euros a été vécue comme "une provocation", alors que les syndicats n'attendent pas moins de 30 euros. Un montant que M. Braun lui-même a jugé "pas absurde".

D'autres réclament un acte à 50 euros, comme le collectif Médecins pour demain, à l'origine de précédentes fermetures des cabinets en décembre et pendant les Fêtes. Sa présidente Sophie Bauer a estimé sur franceinfo qu'il en coûterait "5 milliards d'euros", le prix à payer selon elle pour "rattraper des années d'indigence".

"La négociation n'est pas terminée", a répondu sur France Inter le directeur de l'Assurance maladie, Thomas Fatôme, soulignant que son offre représente déjà 500 millions d'euros, soit "7 000 euros d'honoraires supplémentaires" par an et par médecin.

Avant de recevoir à nouveau les syndicats jeudi, il s'est dit prêt à "aller plus loin dans ces revalorisations, mais dans une logique de donnant-donnant". Des contreparties sont donc attendues, afin que les médecins s'engagent à "prendre davantage de patients, faire des gardes, assurer des soins non-programmés", a-t-il précisé.

Mais le message ne passe pas auprès des intéressés, comme cette généraliste qui en a "ras-le-bol d'entendre dire qu'on aura des droits quand on aura fait nos devoirs" et déplore "un manque de considération générale" pour son travail. "Je gagne 6 000 euros par mois mais je travaille 55 heures par semaine", explique-t-elle, ajoutant que si "on gagne correctement notre vie, c'est parce qu'on bosse comme des bagnards".


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.