Retraites: des fermetures de sites universitaires à Rennes, Nantes et Paris

Un manifestant tient une pancarte portant l'inscription «en grève jusqu'à la retraite» lors d'une manifestation le quatrième jour des rassemblements nationaux organisés depuis le début de l'année, près de la Place de la Nation à Paris le 11 février 2023. (Photo, AFP)
Un manifestant tient une pancarte portant l'inscription «en grève jusqu'à la retraite» lors d'une manifestation le quatrième jour des rassemblements nationaux organisés depuis le début de l'année, près de la Place de la Nation à Paris le 11 février 2023. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 16 février 2023

Retraites: des fermetures de sites universitaires à Rennes, Nantes et Paris

  • A Rennes, la présidence de l'université de Rennes 2 a annoncé dans un communiqué avoir décidé la fermeture administrative de l'établissement mercredi et jeudi
  • A Paris, le site de Tolbiac de l'université de Paris 1 a été fermé mercredi après-midi suite à un blocage par des étudiants commencé le matin, suivi par une assemblée générale à la mi-journée rassemblant plusieurs centaines d'étudiants

RENNES: Des sites universitaires ont été fermés mercredi à Rennes, Nantes et Paris en raison de blocages par des étudiants ou de possibles occupations dans le cadre de la mobilisation contre le projet de réforme des retraites.

A Rennes, la présidence de l'université de Rennes 2 a annoncé dans un communiqué avoir décidé la fermeture administrative de l'établissement mercredi et jeudi en raison d'informations sur une possible occupation dans le cadre de la mobilisation contre le projet de réforme des retraites.

"Nous avons eu connaissance d'éléments laissant craindre une réelle volonté d'occupation des locaux à l'occasion du blocage annoncé ce mercredi midi", indique un communiqué de la présidence. "En conséquence, nous avons pris la décision d'une fermeture administrative des campus (...) pour les mercredi 15 et jeudi 16 février inclus".

"La fermeture administrative signifie la suspension de l'ensemble des activités administratives, culturelles, pédagogiques, et de recherche", selon le communiqué.

Fer de lance traditionnel de la contestation étudiante, Rennes 2, qui compte quelque 21 000 étudiants, avait déjà été fermée pendant trois jours la semaine dernière, à la suite d'un blocage étudiant.

A l'université de Nantes, plusieurs bâtiments ont été fermés par la présidence "pour la journée du mercredi", dont la faculté de langues ainsi que celle de droit et sciences politiques. Cette mesure a été prise "compte tenu des incertitudes sur l'évolution de la situation", a fait savoir l'institution sur Instagram.

En effet, explique la direction, "depuis ce matin, le campus du Tertre est bloqué par des étudiants mobilisés contre la réforme des retraites".

L'université invite les étudiants à consulter leur boîte mail ainsi que les réseaux sociaux pour être tenus "informés de l'évolution de la situation dès que possible".

Selon le site de l'université, celle-ci accueillait près de 38 000 étudiants en 2020-21.

A Paris, le site de Tolbiac de l'université de Paris 1 a été fermé mercredi après-midi suite à un blocage par des étudiants commencé le matin, suivi par une assemblée générale à la mi-journée rassemblant plusieurs centaines d'étudiants. Ceux-ci ont voté l’occupation immédiate des locaux.

"Afin, de préserver la sécurité du bâtiment et de ses usagers, la présidence de l'université a pris, avec regret, la décision de fermer le centre Pierre-Mendès-France (nom officiel de Tolbiac, ndlr) dès à présent", a indiqué l'université dans un mail transmis aux étudiants vers 15H00.

"L'université a fermé le centre et procédé à l'évacuation de la plus grande partie des étudiants assez rapidement", a indiqué Augustin, un étudiant présent sur place, membre du collectif étudiant d'extrême gauche Le Poing Levé. Il estime que près de 80 personnes étaient encore présentes à l'intérieur en fin d'après-midi.

Une assemblée générale était appelée à 20H00 pour décider de la suite de la situation avant un nouveau blocage jeudi, ont précisé des étudiants à l'AFP.

Le site de Tolbiac, l'un des 25 centres de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, accueille 6.500 personnels et étudiants chaque jour, selon l'université.


Sophie Adenot, "une fierté française" et "un horizon pour les petites filles", selon Macron

Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
Short Url
  • Sophie Adenot est devenue la première Française à effectuer une sortie dans l’espace, lors d’une opération de maintenance de l’ISS
  • Emmanuel Macron et plusieurs responsables politiques ont salué cet exploit comme une « fierté française » et une journée historique

PARIS: Le président Emmanuel Macron a salué mardi la sortie dans l'espace de Sophie Adenot, qualifiant l'événement de "fierté française" et voyant dans l'astronaute "le visage de tous les possibles".

"En devenant la première Française à sortir dans l'espace, Sophie Adenot incarne une fierté française autant qu'un horizon pour les petites filles qui rêvent d'infini", a-t-il écrit sur X, parlant de "l'heure des pionnières".

D'autres personnalités politiques se sont également exprimées comme Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, qui a félicité sur X l'astronaute et colonel de l'armée de l'air dont la sortie marque une "journée historique".

Plus tôt dans la journée, le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué les "savoir-faire collectifs de haut niveau" nécessaires à l'opération, et le rôle de la France: "première nation spatiale européenne".

"Immense fierté", a simplement commenté Bruno Retailleau, le candidat des Républicains (LR) à la présidentielle.

Sophie Adenot, en mission dans la Station spatiale internationale (ISS), est devenue mardi la première astronaute française à sortir dans l'espace pour réaliser une opération délicate visant à remplacer une antenne de communication entre l'ISS et la Terre.


La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
Short Url
  • Les retraites s’imposent au cœur de la campagne présidentielle, avec des propositions allant d’un recul de l’âge légal à 65-67 ans à son maintien ou sa baisse
  • Le gouvernement envisage aussi de limiter la revalorisation des pensions des retraités les plus aisés pour réaliser des économies budgétaires

PARIS: Report de l'âge de départ à la retraite ou pas ? Jusqu'à 67 ans ? Plutôt des économies sur les pensions des plus aisés ? Les retraites se sont imposées ces derniers jours comme le premier thème d'une rentrée politique cruciale dans la perspective de la présidentielle.

Alors que le président Emmanuel Macron a dû suspendre sa réforme des retraites pour maintenir une certaine stabilité gouvernementale en fin de deuxième quinquennat, ce sujet explosif a été plus ou moins explicitement confié aux bons soins du futur locataire de l'Élysée.

Tous les candidats déclarés à l'élection d'avril et mai prochains ont un projet de réforme ou y travaillent.

- "Différences" -

Parmi eux, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui n'avait pu mener à bien à Matignon la première réforme des retraites voulue par le chef de l'État - par points et avec une augmentation de l'âge pivot - en 2020, en raison du Covid, défend un report de l'âge légal au delà des 64 ans votés en 2024 et suspendus depuis.

Pour maintenir l'équilibre financier du système, "la seule solution raisonnable est d'allonger la durée de vie active en repoussant l'âge de départ à la retraite à 65, 66 ou 67 ans", avait déclaré le maire du Havre en septembre 2021.

Comprise comme un projet de report à 67 ans, soit presque cinq ans de plus qu'à l'heure actuelle, la mesure colle à Édouard Philippe comme l'emblème d'un programme qu'il n'a pas encore présenté.

Lundi, en annonçant qu'il soutiendrait le maire du Havre, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a affirmé qu'il espérait "le convaincre" de revenir sur cette mesure impopulaire.

- "Réflexion" -

La question des retraites s'est également imposée dans les discussions au sein du camp de l'actuelle favorite des sondages, Marine Le Pen.

Allié du Rassemblement national depuis les législatives anticipées de 2024, Éric Ciotti (UDR) a espéré dimanche "une évolution" du RN sur le relèvement de l'âge légal de départ.

Pour lui, non seulement "il faudra travailler plus longtemps" mais il souhaite aussi "ajouter un étage de capitalisation" au système actuel par répartition.

Or Marine Le Pen défendait encore avant l'été un retour aux 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt, et ouvrait seulement la porte à une part de capitalisation "volontaire".

Une ligne qui ne convainc pas non plus le président du parti Jordan Bardella, dont les positions sur le sujet étaient plus proches de celles de l'UDR.

"Je sais que c'est un sujet qui, chez eux, est en cours de réflexion et qui, je l'espère, marquera une évolution par rapport aux positions passées", a affirmé Éric Ciotti.

- "Tous les retraités"-

Quant au gouvernement, plongé dans l'élaboration d'un budget 2027 dont l'adoption s'annonce plus que délicate dans une Assemblée fracturée à quelques mois de l'échéance présidentielle, il a relancé l'idée d'un gel partiel des pensions pour les plus aisés afin de freiner les dépenses.

S'il a promis de "préserver les retraités les plus modestes", le ministre des Finances Roland Lescure touche à un sujet sensible, sur lequel nombre de ses prédécesseurs se sont cassé les dents.

Les retraités votant davantage que les actifs, la question d'une moindre revalorisation des pensions est systématiquement rejetée par tous les camps politiques d'opposition.

Cette mesure de désindexation pourrait faire économiser plusieurs milliards d'euros, selon les modalités retenues. Reste à savoir quel seuil de pension serait défini et si l'opposition parlementaire laisserait passer cette nouvelle tentative.

Pas du côté de La France insoumise en tout cas. "Le gouvernement nous dit qu'on peut faire 6 milliards d'euros d'économies", a pesté mardi le député Manuel Bompard. "Si vous décidez de ne pas indexer la pension de retraite des personnes qui gagnent plus de 2.500 euros nets de retraite, vous avez une recette à peu près de 1,5 milliard d'euros", a-t-il argué, alertant sur une mesure qui toucherait en réalité "tous les retraités".


Canicule: vigilance orange levée dans les six derniers départements concernés

Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
Short Url
  • Les six derniers départements en vigilance orange canicule repassent au jaune, mettant fin au 5e épisode caniculaire depuis mai
  • Encore chaud mercredi, le temps se rafraîchira nettement jeudi avec pluies et orages

PARIS: Les six derniers départements en vigilance orange canicule (Ardèche, Bouches-du-Rhône, Drôme, Gard, Var et Vaucluse) sont redescendus en jaune mardi matin, a indiqué Météo-France dans son bulletin de 06H00, marquant ainsi la fin du cinquième épisode caniculaire depuis mai.

"Sur la plupart des départements de la région PACA, sur la Corse ainsi que sur les départements rhodaniens, les conditions caniculaires caractérisées par la vigilance orange +Canicule+ auront duré environ trois semaines", précise l'institut météorologique.

"Cet après-midi de mardi sera encore chaude avec souvent de 34 à 37°C avant une nuit de mardi à mercredi plus fraîche que la précédente hors zones littorales", indique Météo-France dans son dernier point.

"L'après-midi de mercredi sera encore chaude avant une nette baisse des températures jeudi s'accompagnant d'une dégradation pluvieuse et orageuse", prévoit encore l'organisme.