OPEP: Les énergies renouvelables ne peuvent à elles seules atteindre les objectifs de l'accord de Paris

Le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, Haitham al-Ghais (Capture d'écran)
Le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, Haitham al-Ghais (Capture d'écran)
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Publié le Jeudi 16 février 2023

OPEP: Les énergies renouvelables ne peuvent à elles seules atteindre les objectifs de l'accord de Paris

  • Lors du 13e Forum international de l'énergie, à Riyad, Haitham al-Ghais a souligné que la pauvreté énergétique compte parmi les défis les plus cruciaux que le monde doit relever
  • «Aujourd'hui, plus de 700 millions de personnes dans le monde n'ont pas accès à l'électricité», indique le secrétaire général de l’Opep

RIYAD: Les sources d'énergie renouvelables ne permettront pas à elles seules d'atteindre les objectifs climatiques définis dans l'accord de Paris, selon le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
Lors du 13e Forum international de l'énergie, à Riyad, Haitham al-Ghais a souligné que la pauvreté énergétique compte parmi les défis les plus cruciaux que le monde doit relever dans son parcours de transition énergétique.
L'accord de Paris est un traité international sur le changement climatique qui a été adopté en 2015. Il oblige les signataires à œuvrer pour limiter l'augmentation de la température mondiale à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels.
«Il existe plusieurs moyens d’atteindre nos buts communs en matière de transition énergétique. Il n’y pas de solution unique et les énergies renouvelables ne peuvent à elles seules atteindre les objectifs de l'accord de Paris. L'accent doit être mis sur la réduction des émissions et de l'utilisation de tous les combustibles», a déclaré Al-Ghais.
«Passons maintenant au sujet de la transition énergétique. Il y a plusieurs réalités dont nous devons tenir compte. La première est la pauvreté énergétique. Aujourd'hui, plus de 700 millions de personnes dans le monde n'ont pas accès à l'électricité, tandis que 2,2 milliards d’individus utilisent encore des systèmes de cuisson inefficaces et polluants», a-t-il ajouté.
Au cours de son allocution, le secrétaire général de l'Opep a réaffirmé que l'organisation apporte toujours son soutien total à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
«L’Opep a mis en garde contre les dangers du sous-investissement il y a de nombreuses années. Tout en soulignant l'importance des investissements, permettez-moi de répéter que l’Opep soutient pleinement l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre», a-t-il affirmé.
Selon Al-Ghais, lors de l'élaboration de politiques dans le secteur de l'énergie, une analyse impartiale, fondée sur des données et des faits, contribuera à tenir la politique à l'écart des décisions prises dans ce secteur.
Il a en outre souligné que les ressources et l'expertise de l'industrie pétrolière peuvent être exploitées pour contribuer au développement de solutions technologiques efficaces telles que le captage, l'utilisation et le stockage du carbone, la définition du cadre de l'économie circulaire du carbone et l'hydrogène.
Le 14 février, l’Opep a relevé ses prévisions de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2023. Il s’agit de la première révision à la hausse depuis des mois. L’organisation cite l'assouplissement par la Chine des restrictions liées à la Covid-19 ainsi que des perspectives légèrement plus solides pour l'économie mondiale.
Dans son rapport mensuel, l’Opep a indiqué que la demande de pétrole augmentera cette année de 2,32 millions de barils par jour (bpj), soit de 2,3%, une projection qui est supérieure aux prévisions du mois dernier de 100 000 bpj.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.