Les banques de Beyrouth incendiées alors que la colère contre l'effondrement économique s'intensifie

Un manifestant fait un geste près d'une banque incendiée lors d'une manifestation organisée par Depositors' Outcry. (Reuters)
Un manifestant fait un geste près d'une banque incendiée lors d'une manifestation organisée par Depositors' Outcry. (Reuters)
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Publié le Vendredi 17 février 2023

Les banques de Beyrouth incendiées alors que la colère contre l'effondrement économique s'intensifie

  • La fermeture des banques suscite l'indignation après que la livre libanaise a atteint son plus bas niveau
  • Les manifestants ont brisé les vitrines des banques et mis le feu à des pneus de voiture devant les portes blindées que la plupart des établissements avaient installées à la suite des manifestations d'octobre 2019

BEYROUTH: Des manifestants ont incendié des banques, brisé des vitrines et bloqué des routes dans la capitale libanaise jeudi, alors que la colère de la population face à la détérioration de l'économie du pays s'intensifie, la monnaie locale plongeant encore plus par rapport au dollar.
La décision de l'Association des banques du Liban de fermer toutes les succursales a accentué la colère des citoyens et des déposants déjà confrontés à des restrictions sur les retraits. Cette décision est intervenue alors que la livre libanaise est tombée à un niveau record de 80 000 livres pour 1 dollar (1 dollar = 0,94 euro).

Les déposants et les manifestants ont pris pour cible cinq banques dans le quartier de Badaro à Beyrouth – Bank Audi, Fransabank, Credit Bank, Byblos Bank, Bank of Beirut et Bank of Beirut and the Arab Countries (BBAC).
Ils ont ensuite tenté de prendre d'assaut la maison du directeur de l'Association des banques, Sélim Sfeir, après avoir organisé un sit-in devant le bâtiment à Sin el-Fil, dans la banlieue Est de Beyrouth.

Les manifestants ont brisé les vitrines des banques et mis le feu à des pneus de voiture devant les portes blindées que la plupart des établissements avaient installées à la suite des manifestations d'octobre 2019.
Les banques avaient auparavant demandé à la plupart de leurs employés de rester chez eux et déclaré que les clients n'étaient pas autorisés à entrer dans les agences.
Les pompiers ont rapidement éteint les incendies, tandis que la police antiémeute a pris position devant certaines banques et que l'armée libanaise a rouvert les routes voisines.
Les manifestants ont également bloqué la route de l'aéroport international Rafic Hariri à Beyrouth et l'autoroute côtière menant à la zone d'Iqlim al-Kharoub.
Des pneus ont été incendiés sur des routes importantes de Sidon, Marjayoun et Tyr, villes affiliées au Hezbollah et au mouvement Amal.
Des manifestations ont eu lieu dans la zone de Badnayel-Qasrnaba, dans la vallée de la Bekaa, fidèle au Hezbollah et au mouvement Amal, et sur l'autoroute Tripoli-Beddaoui dans le nord du Liban.
L'économiste Violette Balaa qualifie les manifestations de «troubles fabriqués de toutes pièces et résultant d'un différend politique».
Elle ajoute : «Ceux qui ont brûlé les banques aujourd'hui ne sont pas tous des déposants. Les déposants ne savent pas comment brûler des pneus ni où aller. C'est une attaque contre l'économie libanaise et la confiance placée en elle.»
«Ce qui est en train de se produire a des objectifs politiques. Certaines personnes en profitent, notamment les spéculateurs en dollars, bien que l'État ait arrêté quarante cambistes illégaux.»
Cependant, l'Alliance Mutahidoun («Unie») indique que «les déposants sont indignés et insistent pour récupérer leurs dépôts sans retard supplémentaire».
L'Alliance Mutahidoun déclare: «Cette démarche vise à envoyer un avertissement final et décisif: il est nécessaire de mettre fin à l'intransigeance arbitraire des propriétaires des banques et de leur association, qui a été accusée d'obstruction à la justice avant-hier et qualifiée d'“association de scélérats”. Il est également important d'appliquer les décisions judiciaires rendues en faveur des déposants contre les banques afin qu'ils puissent récupérer leurs dépôts.»
Amine Salam, ministre de l'Économie par intérim, a précisé lors d'une conférence de presse jeudi qu'une décision avait été prise pour «autoriser la fixation des prix des marchandises dans les supermarchés en dollars tout en adoptant le taux de change du marché noir, car il n'est pas possible de se fier au taux de change d'une certaine plate-forme».
Dans le même temps, le chef de l'armée, le général Joseph Aoun, a déclaré que «sans la détermination de l'armée, notre nation aurait été dans une situation beaucoup plus difficile en raison des événements et des crises successives. L'armée restera le garant de la sécurité du Liban.»
L'armée libanaise précise que trois soldats ont été tués dans des affrontements armés avec des trafiquants de drogue recherchés lors d'un raid dans la ville de Hor-Taala, dans la vallée de la Bekaa.
Le commandement de l'armée a également déclaré que trois individus recherchés ont été tués lorsque des unités de l'armée et une patrouille de renseignement ont forcé l'entrée d'une propriété.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les frappes israéliennes au Liban ont fait 380 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban. (AFP)
L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban. (AFP)
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  • L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban
  • "Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr"

BEYROUTH: Les frappes israéliennes au Liban ont fait 380 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu 

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban.

"Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr", a écrit l'Ani. Malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, Israël a poursuivi le pilonnage de plusieurs régions du Liban, et le mouvement pro-iranien Hezbollah continue de revendiquer des attaques contre des cibles israéliennes.

 


Cisjordanie: 70 enfants palestiniens tués depuis le début des opérations israéliennes 

Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes. (AFP)
Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes. (AFP)
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  • "La plupart de ceux qui ont été tués ou blessés l'ont été par des balles réelles", a encore relevé le porte-parole de l'Unicef
  • Il a souligné que l'Unicef appelle les autorités israéliennes à "prendre des mesures immédiates et décisives pour empêcher que d'autres enfants palestiniens ne soient tués ou mutilés, et pour protéger leurs foyers, leurs écoles et leur accès à l'eau

GENEVE: Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes.

"Les enfants paient un prix intolérable en raison de l'escalade des opérations militaires et des attaques des colons menées dans toute la Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est", a déclaré un porte-parole de l'Unicef, James Elder, lors d'un point presse à Genève.

"Ainsi, entre janvier 2025 et aujourd'hui, au moins un enfant palestinien a été tué en moyenne chaque semaine en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem sous contrôle israélien. Cela représente 70 enfants palestiniens tués sur cette période, a-t-il ajouté, indiquant qu'il y a eu également 850 autres enfants blessés sur la même période.

Il a précisé que 93% des enfants tués l'ont été "par les forces israéliennes".

"La plupart de ceux qui ont été tués ou blessés l'ont été par des balles réelles", a encore relevé le porte-parole de l'Unicef.

Il a souligné que l'Unicef appelle les autorités israéliennes à "prendre des mesures immédiates et décisives pour empêcher que d'autres enfants palestiniens ne soient tués ou mutilés, et pour protéger leurs foyers, leurs écoles et leur accès à l'eau, conformément au droit international".

"L'Unicef appelle également les États membres disposant d'une influence à user de leur poids pour garantir le respect du droit international", a-t-il dit.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis le début de la guerre à Gaza déclenchée par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sud d'Israël. En janvier 2025, l'armée israélienne a lancé une "opération antiterroriste" visant principalement les camps de réfugiés palestiniens de Cisjordanie.


Liban: six morts dans un bombardement israélien, selon l'agence officielle

Des habitants inspectent les décombres d’un bâtiment dans le village libanais de Kfar Dounine, dans le sud du Liban, le 25 janvier 2026, après qu’il a été touché par une frappe israélienne. (photo d’archive AFP)
Des habitants inspectent les décombres d’un bâtiment dans le village libanais de Kfar Dounine, dans le sud du Liban, le 25 janvier 2026, après qu’il a été touché par une frappe israélienne. (photo d’archive AFP)
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  • Une frappe aérienne israélienne sur une maison à Kfar Dounine, dans le sud du Liban, a fait six morts et sept blessés malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril
  • Israël poursuit ses bombardements tandis que le Hezbollah continue ses attaques contre des cibles israéliennes, alors que de nouvelles discussions entre les deux pays sont prévues à Washington cette semaine

BEYROUTH: L'Agence nationale d'information (ANI, officielle) libanaise a annoncé la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban.

"Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr", a écrit l'ANI mardi.

Par ailleurs, l'armée israélienne a ordonné sur les réseaux sociaux aux habitants de la petite ville de Sohmor, dans la vallée de la Bekaa (est), d'évacuer en prévision de bombardements.

Malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, Israël a poursuivi le pilonnage de plusieurs régions du Liban, et le mouvement pro-iranien Hezbollah continue de revendiquer des attaques contre des cibles israéliennes.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans une nouvelle guerre le 2 mars en attaquant Israël au moyen de roquettes pour venger la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre Téhéran. Israël a répondu en menant des frappes massives et une incursion terrestre dans le sud.

Le dernier bilan des frappes israéliennes, actualisé lundi par le ministère libanais de la Santé, s'élève à 2.869 morts depuis le début de la guerre, dont des dizaines de personnes tuées depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

De nouvelles discussions sont prévues jeudi et vendredi à Washington entre le Liban et Israël.