Un sommet de l'UA pour faire avancer la zone de libre-échange africaine

 Les chefs d’Etat africains se rassemblent ce week-end à Addis Abeba pour un sommet de l'Union africaine (UA), afin d'évoquer les violences meurtrières au Sahel et en RDC, et tenter d'accélérer la mise en place de la zone de libre-échange continentale. (AFP)
 Les chefs d’Etat africains se rassemblent ce week-end à Addis Abeba pour un sommet de l'Union africaine (UA), afin d'évoquer les violences meurtrières au Sahel et en RDC, et tenter d'accélérer la mise en place de la zone de libre-échange continentale. (AFP)
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Publié le Samedi 18 février 2023

Un sommet de l'UA pour faire avancer la zone de libre-échange africaine

  • Depuis de nombreuses années, les dirigeants du continent discutent de la mise en oeuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlec)
  • Pour l'heure, le commerce intra-africain ne représente que 15% des échanges totaux du continent

ADDIS ABEBA: Les chefs d’Etat africains se rassemblent ce week-end à Addis Abeba pour un sommet de l'Union africaine (UA), afin d'évoquer les violences meurtrières au Sahel et en RDC, et tenter d'accélérer la mise en place de la zone de libre-échange continentale.

La réforme des institutions et les crises alimentaires, alors que le continent est confronté à une sécheresse historique dans la Corne de l'Afrique, figurent également parmi les priorités au menu.

Depuis de nombreuses années, les dirigeants du continent discutent de la mise en oeuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlec), qui doit réunir 1,3 milliard de personnes et devenir le plus grand marché mondial en termes de population.

Ce 36e sommet de l'UA, qui regroupe 55 pays et qui se tiendra au siège de l'organisation continentale à Addis Abeba, portera sur "l'accélération" de la Zlec, destinée à favoriser le commerce au sein du continent et attirer des investisseurs.

Pour l'heure, le commerce intra-africain ne représente que 15% des échanges totaux du continent.

Selon la Banque mondiale, d'ici 2035, l'accord permettrait de créer 18 millions d'emplois supplémentaires et "pourrait contribuer à sortir jusqu'à 50 millions de personnes de l'extrême pauvreté". Son PIB combiné s'établit à 3.400 milliards de dollars, selon l'ONU.

Mais des divergences demeurent sur le continent.

Tous les pays de l'UA, à l'exception de l'Erythrée, y ont adhéré, mais les discussions achoppent sur le calendrier des réductions des droits de douane, notamment pour les pays les moins développés.

Débats houleux 

Le président rwandais Paul Kagame présentera également un rapport sur la réforme des institutions de l'UA. Depuis de nombreuses années, M. Kagame plaide pour une série de profonds changements, notamment en faveur de l'indépendance financière d'une institution qui fonctionne principalement grâce aux donateurs étrangers.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, présent lors du sommet, fera une déclaration devant l'assemblée. Le président palestinien Mahmoud Abbas s'exprimera également, mais virtuellement, devant les chefs d'Etat du continent.

En 2022, les débats au sein de l'organisation avaient été houleux, notamment sur l'accréditation controversée d'Israël. Les discussions avaient dû être reportées.

En amont du sommet, des échanges ont eu lieu sur la situation dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), en proie aux groupes armés, notamment en présence du chef de l'Etat congolais Félix Tshisekedi et de son homologue rwandais Paul Kagame. Durant cette réunion, des chefs d'Etat de la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC), constituée de sept pays, ont appelé à un "retrait de tous les groupes armés" d'ici le 30 mars.

La RDC accuse son voisin le Rwanda de soutenir ces rebelles, ce qui est corroboré par des experts de l'ONU, les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux, bien que Kigali s'en défende.

Azali Assoumani, président des Comores, petit archipel de l'Océan indien d'environ 850.000 habitants, prendra la présidence tournante de l'UA, à la suite de Macky Sall, le chef de l'Etat sénégalais.

Le président comorien "aura besoin du soutien d'autres dirigeants africains pour assumer son mandat, compte tenu du poids diplomatique limité du pays", note l'ONG International Crisis Group (ICG).

Suspension 

Avant de passer la main, le chef de l'Etat sénégalais présentera un rapport sur les crises alimentaires, sur un continent durement touché par les conséquences - notamment la flambée des prix - de la guerre en Ukraine.

Le Mali, le Burkina Faso et la Guinée, trois pays dirigés par des militaires issus de coups d'Etat, ont demandé le 10 février la levée de leur suspension de l'UA. Les trois pays ont envoyé des délégations à Addis Abeba pour plaider la levée de leur suspension.

Vendredi, Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l'UA, avait déclaré à l'AFP que le conseil "paix et sécurité" de l'institution se réunirait, à une date non précisée, pour décider d'une éventuelle levée de la suspension de ces trois pays.

Au moins 35 présidents et quatre Premiers ministres participeront au sommet, selon le gouvernement éthiopien. L'UA regroupe 55 Etats.


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.