La Zarra mise sur l'électro-disco pour la France à l'Eurovision

L'artiste a été choisie après une rencontre-coup de cœur avec Alexandra Redde-Amiel, également directrice des divertissements et jeux de France Télévisions (Photo, Twitter @Eurovision).
L'artiste a été choisie après une rencontre-coup de cœur avec Alexandra Redde-Amiel, également directrice des divertissements et jeux de France Télévisions (Photo, Twitter @Eurovision).
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Publié le Lundi 20 février 2023

La Zarra mise sur l'électro-disco pour la France à l'Eurovision

  • L'introduction de la chanson fait penser à Edith Piaf et par extension à une héritière, Barbara Pravi, candidate française arrivée 2e en 2021
  • Le titre de la chanson sonne comme un vœu de prophétie auto-réalisatrice pour la France qui n'a plus gagné l'Eurovision depuis Marie Myriam en 1977

PARIS: La Zarra, Québécoise qui chantera pour la France à l'Eurovision, mise pour l'emporter sur "Evidemment", texte mélancolique enrobé d'électro-disco, dévoilé dimanche soir dans le journal de 20H00 de France 2.

"Evidemment", c'est "le premier mot qui m'est venu quand on m'a proposé de faire l'Eurovision", a exposé l'artiste en présentant ce titre en amont vendredi à quelques journalistes et "Eurofans" priés de rester discrets jusqu'à dimanche soir.

Le titre de la chanson sonne comme un vœu de prophétie auto-réalisatrice pour la France qui n'a plus gagné l'Eurovision depuis Marie Myriam en 1977.

"Allons la chercher cette victoire!", lance d'ailleurs Alexandra Redde-Amiel, cheffe de la délégation française aux côtés de l'artiste pour cette écoute privée.

L'introduction de la chanson fait penser à Edith Piaf et par extension à une héritière, Barbara Pravi, candidate française arrivée 2e en 2021. Mais c'est une fausse piste. Car au bout d'une minute surgit l'électro-disco juchée sur une ligne de basse rebondie.

Pour le texte, La Zarra - alias en référence à "La Môme", surnom d'Edith Piaf - malaxe des thèmes irriguant déjà le hit "Tu t'en iras", qui l'avait révélée en 2021, pièce de son premier album "Traîtrise" sorti la même année.

Soit l'amoncellement de nuages annonçant la pluie après une belle journée, métaphore des désillusions d'une vie sentimentale ou professionnelle.

"Evidemment, toutes ces belles promesses que j'entends, ce n'est que du vent", chante ainsi la Québécoise, toujours mystérieuse, ne divulguant pas son âge.

"Je chante toujours la mélancolie mais elle n'est pas triste. Je veux avancer malgré les fausses promesses", développe la chanteuse, robe-fourreau noire et escarpins Louboutin aux pieds vendredi.

L'artiste promet à ce sujet "une tenue démentielle" le jour J, le 13 mai à Liverpool. L'Ukraine a remporté la dernière édition mais ne peut accueillir le concours en raison de l'invasion russe.

"Comme vous le savez, je suis Québécoise, (ma famille est) d'origine marocaine. Quand l'Eurovision est venue à moi, j'avais ce sentiment, ce besoin de parler d'amour de soi, d'amour universel. Cette chanson est venue assez facilement, en trois nuits", poursuit-elle.

Le précédent Natasha St-Pier 

L'artiste a été choisie après une rencontre-coup de cœur avec Alexandra Redde-Amiel, également directrice des divertissements et jeux de France Télévisions.

Le vote d'un jury et du public, en usage ces dernières années en France, a donc été mis entre parenthèses. Officiellement, la contre-performance des candidats français Alvan & Ahez, avant-derniers en 2022, n'y est pour rien.

Pour rappel, en 2001, la France avait été représentée à l'Eurovision par la Canadienne Natasha St-Pier (4e).

Quand un journaliste, qui entend - parmi d'autres choses - comme un petit écho de la chanson de Conchita Wurst victorieuse en 2014, demande à La Zarra si elle s'en est inspirée, Alexandra Redde-Amiel répond:

"C'est une question qui pourrait presque la vexer. Elle n'est pas du tout sur les inspirations de ceux qui ont gagné, elle est viscéralement artiste. C'est ce qui fait toute la richesse de La Zarra, elle ne se compare pas", coupe la cheffe de délégation.

"Voilà, comme elle a dit", se contente d'ajouter la chanteuse.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".