Le prochain Eurovision confié au Royaume-Uni à la place de l'Ukraine en guerre

Un porte-parole du gouvernement britannique a assuré lundi que le Premier ministre sortant Boris Johnson était d'avis que l'Ukraine devait organiser l'Eurovision et que « toutes les options » avaient été envisagées pour cela, sans succès. (Photo, AFP)
Un porte-parole du gouvernement britannique a assuré lundi que le Premier ministre sortant Boris Johnson était d'avis que l'Ukraine devait organiser l'Eurovision et que « toutes les options » avaient été envisagées pour cela, sans succès. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Lundi 25 juillet 2022

Le prochain Eurovision confié au Royaume-Uni à la place de l'Ukraine en guerre

Un porte-parole du gouvernement britannique a assuré lundi que le Premier ministre sortant Boris Johnson était d'avis que l'Ukraine devait organiser l'Eurovision et que « toutes les options » avaient été envisagées pour cela, sans succès. (Photo, AFP)
  • «Je suis désolée qu'en raison du bain de sang toujours provoqué par la Russie, il n'ait pas été possible d'accueillir l'événement en Ukraine, où il devrait avoir lieu», a insisté la ministre britannique de la Culture Nadine Dorries
  • Kiev avait réclamé des négociations supplémentaires et Londres avait exprimé sa réticence à priver l'Ukraine de l'événement pop et paillettes

LONDRES: Après cinq mois d'invasion russe, l'Ukraine s'est résolue à renoncer au prochain Eurovision: l'organisation de l'édition 2023 de l'extravagant concours de la chanson revient au Royaume-Uni, arrivé deuxième et en pointe du soutien à Kiev. 

Après sa première place très symbolique à Turin en mai, l'Ukraine avait vivement contesté le mois dernier la décision de l'organisateur de l'événement, suivi par des dizaines millions de téléspectateurs, de lui retirer la 67e Eurovision pour des raisons de sécurité. 

Mais un accord a été annoncé lundi pour que la BBC organise le concours, dans une version qui mettra l'Ukraine en vedette, « au nom du diffuseur vainqueur de cette année, l'ukrainien UA:PBC », a insisté l'Union Européenne de Radio-Télévision (UER) dans un communiqué. 

Annonçant l'arrangement retenu, la ministre britannique de la Culture Nadine Dorries a souligné que le Royaume-Uni acceptait l'organisation « à la suite d'une demande de l'Union Européenne de Radio-Télévision et des autorités ukrainiennes ». 

« Je suis désolée qu'en raison du bain de sang toujours provoqué par la Russie, il n'ait pas été possible d'accueillir l'événement en Ukraine, où il devrait avoir lieu », a-t-elle insisté. 

En juin, l'UER avait estimé que les conditions de sécurité n'étaient pas réunies pour que l'Ukraine organise le concours et avait lancé des négociations avec le Royaume-Uni, arrivé en deuxième position à Turin en mai. 

Kiev avait réclamé des négociations supplémentaires et Londres avait exprimé sa réticence à priver l'Ukraine de l'événement pop et paillettes. 

Un porte-parole du gouvernement britannique a assuré lundi que le Premier ministre sortant Boris Johnson était d'avis que l'Ukraine devait organiser l'Eurovision et que « toutes les options » avaient été envisagées pour cela, sans succès. 

« Mais nous sommes confiants dans le fait que la BBC et le Royaume-Uni vont donner le maximum pour s'assurer que l'événement célèbre et honore le pays, le peuple et la créativité de l'Ukraine », a-t-il précisé. 

Les villes candidates se bousculent 

Londres s'est montré en pointe du soutien à Kiev depuis le début de l'invasion russe, sanctionnant durement Moscou et fournissant très tôt des armes létales à l'armée ukrainienne tandis que Boris Johnson est resté en contact étroit avec le président Volodymyr Zelensky, à qui il a rendu deux visites depuis le début de la nouvelle offensive russe en février. 

Les deux candidats à sa succession, Liz Truss et Rishi Sunak, ont assuré vouloir poursuivre sur cette voie. 

L'UER a indiqué que l'Ukraine serait qualifiée d'office pour la finale l'année prochaine. Le diffuseur ukrainien sera associé à son organisation pour que le concours mette son pays en valeur. 

« Le concours Eurovision 2023 ne sera pas en Ukraine mais se fera en soutien à l'Ukraine », a souligné son directeur Mykola Tchernotytski, cité dans un communiqué. « Ensemble, je suis sûr que nous pourrons ajouter de l'esprit ukrainien à l'événement et unir une fois de plus toute l'Europe autour de nos valeurs de paix, de soutien, de célébration de la diversité et du talent ». 

Grand favori, le Kalush Orchestra avait remporté en mai la finale du concours avec la chanson « Stefania » mêlant hip-hop et musique traditionnelle, une victoire symbolisant la résilience ukrainienne dans la guerre et la solidarité populaire européenne. 

Le Britannique Sam Ryder et son titre « Space Man » avait obtenu la deuxième place, un résultat inespéré pour les Britanniques habitués au fond du tableau ces dernières années, avec même zéro point en 2021. 

Le Royaume-Uni n'a plus accueilli l'Eurovision depuis 1998, alors à Birmingham, dans le centre de l'Angleterre. 

La BBC, qui diffuse l'Eurovision depuis 1956, va lancer dès cette semaine le processus de sélection pour la ville-hôte du concours, qui donnera une grande part à « la culture et l'héritage de l'Ukraine », selon le groupe audiovisuel public britannique. 

Plusieurs villes se sont déjà portées candidates comme Manchester, dans le nord de l'Angleterre, mais aussi Londres, qui « serait honorée d'organiser un concours qui célèbre le peuple d'Ukraine et le meilleur du Royaume-Uni », a assuré son maire Sadiq Khan. 


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Short Url
  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Short Url
  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

--
« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Short Url
  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.