Algérie: faciliter l’accès au foncier économique et industriel

Annoncée comme une des réformes économiques prioritaires, la nouvelle loi fixera les conditions et les modalités d’octroi du foncier économique relevant du domaine privé de l’État, destiné à la réalisation de projets d’investissement. (Photo fournie)
Annoncée comme une des réformes économiques prioritaires, la nouvelle loi fixera les conditions et les modalités d’octroi du foncier économique relevant du domaine privé de l’État, destiné à la réalisation de projets d’investissement. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 21 février 2023

Algérie: faciliter l’accès au foncier économique et industriel

  • Les nouveaux dispositifs ont pour objectif de libérer l’acte d’investir du circuit administratif et d’instaurer plus de transparence dans le traitement des dossiers
  • «La présente loi devrait éviter les dérives du passé dans le domaine du foncier économique en Algérie»

PARIS: Afin de dynamiser les investissements productifs en Algérie, une nouvelle loi régissant l’octroi du foncier industriel, agricole, urbain et touristique est en cours d’élaboration et elle devrait entrer en vigueur durant le premier trimestre 2023. Annoncée comme une des réformes économiques prioritaires, elle fixera les conditions et les modalités d’octroi du foncier économique relevant du domaine privé de l’État, destiné à la réalisation de projets d’investissement.

Selon les services du Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, les nouveaux dispositifs ont pour objectif de libérer l’acte d’investir du circuit administratif et d’instaurer plus de transparence dans le traitement des dossiers. Le projet de loi inclut, d’une part, la centralisation des démarches via la création d’une agence consacrée au foncier économique, sous tutelle du Premier ministre et, d’autre part, la mise en place d’une plate-forme numérique qui facilitera les démarches pour les investisseurs.

Liberté d’investir

Lors du Conseil des ministres du 24 janvier 2023, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a demandé au gouvernement d’enrichir le projet. «L’esprit de la loi repose sur la liberté pour le citoyen d'investir dans son domaine de compétence, en évitant les graves dérives qu'a connues le pays dans le domaine du foncier industriel», a-t-il déclaré.

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Les nouveaux dispositifs ont pour objectif de libérer l’acte d’investir du circuit administratif et d’instaurer plus de transparence dans le traitement des dossiers. (Photo fournie)

«La vision de l'Algérie, à travers cette loi, consiste à encourager l'investissement dans une optique intégrée pour un décollage en matière de développement garantissant une dynamique économique plus forte (…). Le projet de loi doit prendre en compte, outre la répartition équitable des projets d’investissement à travers l’ensemble du territoire national, la nature et les objectifs des projets en fonction de la spécificité de chaque région et de son efficacité.»

En 2001, l’État avait organisé une opération de récupération de toutes les assiettes du foncier industriel attribuées et non exploitées ou détournées de leur vocation initiale à travers la résiliation des actes de concessions par voie administrative. Ces opérations d’assainissement ont permis la récupération de plus de trois mille hectares de foncier industriel et de plus de sept cent cinquante mille hectares dans le domaine agricole.

Assainissement et rupture avec les dérives du passé

Interrogé par Arab News en français, Yacine Madouche, docteur en sciences économiques et enseignant à l’université Mouloud Mammeri dans la wilaya de Tizi Ouzou, explique que la problématique de l’accès au foncier a été toujours citée en tête de la liste des entraves qui bloquent les initiatives de projets d’investissements à travers le territoire national. «La présente loi devrait éviter les dérives du passé dans le domaine du foncier économique en Algérie. Il suffit de recenser le nombre de scandales relatifs au domaine du foncier économique pour se rendre compte des détournements des milliers d’hectares par abus de pouvoir et par corruption.»

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Yacine Madouche, docteur en sciences économiques et enseignant à l’université Mouloud Mammeri. (Photo fournie)

Selon lui, «le moment est venu de mettre en place des mécanismes de contrôle veillant à la transparence et à la confiance entre les différentes parties prenantes: État, institutions, investisseurs, bailleurs de fonds», car, ajoute-t-il, «au-delà de la volonté affichée par les pouvoirs publics de remédier à cette situation qui bloque le lancement de projets structurants assurant la diversification économique qui permettrait à l’Algérie de se détacher de la monorente pétrolière, il est aussi essentiel de se pencher sur la problématique du financement. L’économie algérienne est financée dans sa quasi-totalité par le crédit bancaire et non par les autres filières du secteur financier, dont la Bourse d’Alger.»

Depuis la promulgation de la loi sur les investissements en novembre dernier, plus de sept cents projets d’investissement ont été enregistrés auprès de l’Agence algérienne pour la promotion de l’investissement (Aapi). Leur concrétisation sera annoncée après la promulgation de la nouvelle loi sur le foncier économique.

 


Forbes France cesse de paraître, après le retrait de son investisseur français

L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
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  • "En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun"
  • L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe"

PARIS: L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France.

"En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun, et développé un site réunissant 2 millions de visites par mois, ainsi qu'une communauté de plus de 430.000 personnes sur les réseaux sociaux", indique le groupe  360 Business Media dans un communiqué.

L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe", ajoute -t-il, confirmant une information parue dans le quotidien économique Les Echos.

Le dernier numéro de Forbes France a paru en décembre. Le magazine pourrait être relancé si un repreneur se déclare.

Le magazine américain, connu pour son classement annuel des plus grandes fortunes de la planète, édite des versions dans de nombreux pays et en plusieurs langues.

Interrogé par l'AFP, le groupe 360 Business Media a précisé qu'il employait 20 salariés, dont 10 pour Forbes France, à qui "il sera proposé de basculer sur les autres titres s'ils le souhaitent".


La France «ne baisse pas les bras» dans son soutien économique à l'Ukraine, dit Nicolas Forissier

La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
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  • La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays
  • Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes

KIEV: La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7.

Q: La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays. Comment transforme-t-on ces points en gains économiques ?

R: En étant opiniâtres, en étant francs dans la négociation et la discussion. Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes. C'est l'esprit dans lequel il me semble que nous avons travaillé, l'esprit de cette visite à Kiev. On réussit parce qu'on a aussi de l'excellence, des savoir-faire, des entreprises qui sont dans tous les domaines. Et parfois, même souvent, et c'est le cas en Ukraine mais pas seulement, nos partenaires préfèrent travailler avec des entreprises françaises. Il y aura toujours une concurrence quel que soit le pays. Mais il y a une relation particulière qui existe aujourd'hui entre l'Ukraine et la France.

Q: Quelle impression vous a laissée la population ukrainienne lors de cette visite de deux jours ?

R: J'ai été très ému par la visite de Boutcha (ville où des massacres de civils ont eu lieu par l'armée russe en mars 2022, NDLR). Aussi par la remise des générateurs électriques donnés par la France à l'Ukraine. Je pense que c'était le sentiment de tous ceux qui ont participé à cette mission: c'est quand nos amis sont dans la difficulté qu'on doit être avec eux.

Q: L'Ukraine traverse un hiver froid et la communauté internationale s'intéresse moins au sort du pays. Comment attirer l'attention ?

R: D'abord, ce n'est pas le cas de la France, nous sommes vraiment présents et nous le démontrons. Dans le cadre du G7 énergie on va le montrer aussi, on va encore une fois pousser beaucoup pour apporter des solutions. Je suis venu pour inciter nos entreprises à être conquérantes, présentes, à ne pas avoir peur parce qu'il y a une situation compliquée. C'est maintenant qu'il faut être présents. C'est le message du ministre du Commerce extérieur mais aussi du gouvernement français tout entier. Cela va de pair avec la solidarité qu'on a exprimée aux Ukrainiens pendant tout ce voyage: on ne baisse pas les bras.

 


La French Fab accélère le MRO intelligent et durable au Moyen-Orient

Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
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  • La France s’impose comme un partenaire clé du MRO au Moyen-Orient, en apportant des solutions durables, digitales et à forte valeur ajoutée, alignées avec les stratégies aviation des Émirats et de l’Arabie saoudite
  • Le Pavillon France à AIME/MRO Middle East 2026 illustre la montée en puissance d’un écosystème MRO innovant, couvrant l’ensemble du cycle de vie des aéronefs

​​​​​​DUBAÏ: À l’occasion du salon AIME/MRO Middle East, qui se tient les 4 et 5 février 2026, au Dubai World Trade Centre (DWTC), le Pavillon France, porté par la marque French Fab, réunit 21 entreprises françaises. Celles-ci y présentent des solutions de maintenance aéronautique (MRO) intelligentes, à faible impact environnemental et fondées sur la donnée, adaptées aux besoins croissants du marché régional.

Un marché MRO en pleine accélération au Moyen-Orient

La demande en MRO au Moyen-Orient continue de croître fortement. Les dépenses régionales ont atteint 16 milliards de dollars en 2025 et devraient dépasser 20 milliards de dollars d’ici 2035. La flotte commerciale progresse à un rythme annuel de 5,1 %, pour atteindre près de 2 600 appareils, soit 6,7 % de la flotte mondiale.

Cette dynamique est portée par la forte reprise du trafic aérien et par les stratégies nationales de l’aviation aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite, qui stimulent la demande pour la maintenance prédictive, la réduction des temps d’immobilisation (TAT), la sécurisation des composants critiques et la décarbonation des opérations.

Dans ce contexte, Etihad Engineering a lancé le plan stratégique Al Massar (« le chemin »), visant à doubler son chiffre d’affaires d’ici 2030, avec une expansion majeure des hangars à Abou Dhabi et un élargissement significatif de ses capacités MRO.

Partenariats stratégiques : la France au cœur des écosystèmes MRO régionaux

L’expertise aéronautique française est déjà solidement ancrée dans les écosystèmes MRO des Émirats et du Royaume d'Arabie saoudite. Plusieurs partenariats structurants illustrent cette intégration :

  • EPCOR, filiale d’AFI KLM E&M et partenaire du Pavillon France, a signé un contrat de maintenance long terme avec Riyadh Air pour les APU APS5000 de sa flotte de Boeing 787 Dreamliner.
  • Safran Test Cells (Safran Aero Boosters) a remporté un contrat auprès de Sanad (Mubadala) pour la conception et la construction d’une cellule d’essais moteurs au futur centre MRO GTF d’Al Ain.
  • Satys Aerospace et ExecuJet MRO Services Middle East ont inauguré une nouvelle installation dédiée à la peinture aéronautique à Dubai South (DWC).
  • Thales, Emirates et Dubai Air Navigation Services (dans) co-développent un système basé sur l’IA permettant de réduire les circuits d’attente jusqu’à 40 %, de diminuer la consommation de carburant et d’améliorer la ponctualité des vols.

« La réputation mondiale de la France dans l’aéronautique, combinée à une forte intégration locale, fait de nos entreprises des partenaires naturels pour l’avenir du MRO au Moyen-Orient », souligne Axel Baroux, directeur général de Business France Moyen-Orient.

« Les acteurs français apportent excellence opérationnelle, réduction des TAT et maintenance plus verte, déjà visibles dans de nombreux projets régionaux », ajoute-t-il.

Des solutions françaises alignées avec la vision régionale

La délégation française couvre l’ensemble du cycle de vie de l’avion, de la maintenance aux intérieurs, en passant par la digitalisation et la logistique.

Dans le MRO composants et les services de cycle de vie, REVIMA, Domusa, AMC Aviation, Tarmac Aerosave, EOLE Aero et Air Châteaudun démontrent une expertise reconnue.

ImaginAir, BT2i Group, SELA et Latécoère réinventent les aménagements cabine et l’expérience passager.

ABC, Techman Head, TEI, Usimat Sermees et Manitou fournissent des outillages critiques, bancs d’essais et équipements de soutien au sol.

Aquarese Industries et GMI Aero innovent dans le traitement de surface et la réparation de composites.

AirInt Services et SkinPack Solutions améliorent l’efficacité grâce à des logiciels de maintenance cabine, des jumeaux numériques et du kitting optimisé, tandis que Prodex Aerospace Solutions garantit une réponse AOG fiable et une logistique aéronautique performante.

Les visiteurs sont invités à découvrir ces solutions et à rencontrer les équipes du Pavillon France, situé dans les Sheikh Saeed Halls du DWTC, les 4 et 5 février 2026.