Le cyclone Freddy en route vers le Mozambique, 5 morts à Madagascar

Cette image montre le village de pêcheurs de Mahebourg, Maurice, le 20 février 2023 à l'approche du cyclone Freddy. (Photo, AFP)
Cette image montre le village de pêcheurs de Mahebourg, Maurice, le 20 février 2023 à l'approche du cyclone Freddy. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 22 février 2023

Le cyclone Freddy en route vers le Mozambique, 5 morts à Madagascar

  • Freddy a frappé la côte est de la grande île mardi soir à 19H20 heure locale (16H20 GMT). Porté par des vents puissants, il a atterri à environ 500 km de la capitale Antananarivo dans la région de Mananjary
  • Le gouvernement du Mozambique a décrété l'alerte rouge et mis les services de secours en alerte

ANTANANARIVO: Le cyclone tropical Freddy qui balaye l'océan Indien se dirigeait mercredi soir vers le Mozambique, après avoir perdu en puissance mais provoqué cinq morts à Madagascar.

Plus de 16.600 Malgaches ont au total été affectés, avec quelque 4.500 maisons inondées ou endommagées, a indiqué le Bureau national de gestion des risques (BNGRC)

Des milliers de personnes avaient été placées préventivement dans des hébergements d'urgence. L'étendue complète des dégâts est en cours d'évaluation.

Météo-France a indiqué que Freddy s'était affaibli en traversant Madagascar et que la vitesse moyenne du vent était tombée à 55 km/h.

Mais l'agence a prévenu que le cyclone allait continuer à progresser vers le continent africain. Météo-France a prévenu qu'il pourrait reprendre de la vigueur dans les eaux chaudes du canal du Mozambique.

Il devrait toucher terre vendredi dans des régions situées entre le centre et le sud du Mozambique, à plus de 500 km au nord de la capitale Maputo, et pourrait potentiellement atteindre le Zimbabwe.

Le gouvernement du Mozambique a décrété l'alerte rouge et mis les services de secours en alerte.

Considéré comme un "supercyclone" par les prévisionnistes, avec des vents extrêmes à 220 km/h en moyenne et des rafales allant jusqu'à 320 km/h, il n'a toutefois pas eu d'effet dévastateur ni à la Réunion, ni à Maurice où il n'a pas touché terre.

Le cyclone, né début février à la pointe de Bali et qui a traversé tout l'océan Indien est arrivé affaibli à Madagascar avec des vents redescendus à 130 km/h en moyenne.

Freddy a finalement frappé Madagascar mardi à 19H20 heure locale (16H20 GMT), atterrissant pour la première fois à environ 500 km de la capitale Antananarivo, dans la région de Mananjary, ville côtière de 25.000 habitants qui avait déjà été largement détruite l'an dernier par le cyclone Batsirai, lequel avait fait plus de 120 morts.

Mercredi à Mananjary, des habitants ramassaient des planches éparpillées ça et là dans les rues. Des morceaux de leur maison qu'ils comptent utiliser pour reconstruire, ont-ils expliqué joints par l'AFP au téléphone. Beaucoup d'habitations ont perdu leur toit.

Sacs de sable 

Avant l'arrivée de la tempête, les Malgaches, habitués des cyclones, avaient pourtant lesté les toits avec des sacs de sable, comme ils le font avant chaque nouvel épisode de ce type. Mais les vents ont parfois été plus forts. Les écoles sont restées fermées dans plusieurs provinces, tout comme les transports publics.

"Il y a principalement des dommages liés au vent à l'atterrissage. Nous sommes toujours en train de les évaluer", a expliqué à l'AFP, Faly Aritiana Fabien, du BNGRC.

Les récoltes aussi ont été violemment secouées et le pays, parmi les plus pauvres au monde, craint déjà une pénurie de riz et de fruits.

Selon les représentants d'ONG sur place contactés par l'AFP, "les dégâts ne sont pas aussi importants que ceux du cyclone Batsirai".

Et selon le dernier bulletin de Météo-France mercredi après-midi, "les conditions météorologiques continuent de s'améliorer progressivement sur Madagascar".

"Après son atterrissage, le système devrait s'affaiblir sur les terres d'Afrique australe mais continuera à représenter une sérieuse menace pluvieuse" au Mozambique mais aussi au Zimbabwe et en Afrique du Sud, avec des risques d'inondations, a expliqué à l'AFP Sébastien Langlade, responsable de la prévision des cyclones chez Météo-France pour l'océan Indien.

Une dizaine de tempêtes ou cyclones traversent chaque année le sud-ouest de l'océan Indien pendant la saison cyclonique, qui s'étend de novembre à avril.

Madagascar avait déjà été frappée par une puissante tempête tropicale en janvier qui avait fait une trentaine de morts. Le pays est par ailleurs en proie à une sécheresse extrême dans une vaste zone du Sud, qui engendre malnutrition aiguë et poches de famine.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.