À Rabat, le Musée national de la parure s’offre une seconde jeunesse

Patio du Musée national de la parure à Rabat (fournie)
Patio du Musée national de la parure à Rabat (fournie)
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Publié le Dimanche 26 février 2023

À Rabat, le Musée national de la parure s’offre une seconde jeunesse

  • Depuis quelques jours, ce lieu emblématique de la capitale marocaine accueille gratuitement ses premiers visiteurs
  • Dès leur arrivée dans le bâtiment construit au XVIIe siècle par le sultan Moulay Ismaïl, les visiteurs sont invités à faire un véritable bond dans le passé

CASABLANCA: Situé au cœur du somptueux jardin des Oudayas, le Musée national de la parure de Rabat fait peau neuve. Depuis quelques jours, ce lieu emblématique de la capitale marocaine accueille gratuitement ses premiers visiteurs. Avec plus de huit cents pièces exposées, l’espace réhabilité et inauguré il y a quelques semaines est désormais dédié aux bijoux, aux vêtements traditionnels et à leur histoire. Ces trésors du patrimoine marocain sont présentés au grand public dans les cinq salles de l’édifice.


Histoire du bijou
Dès leur arrivée dans le bâtiment construit au XVIIe siècle par le sultan Moulay Ismaïl, les visiteurs sont invités à faire un véritable bond dans le passé. Dans la première pièce, consacrée à l’évolution de la parure à travers l’histoire, on trouve notamment une réplique d’un bijou extrêmement ancien, un joyau qui date de l’époque préhistorique et qui est fabriqué à partir de coquilles perforées.

Au fil du parcours, le procédé de fabrication des objets précieux, leur provenance et leur période de création sont expliqués au public «À la suite de fouilles récentes, nous avons pu récupérer des objets qui ont été datés grâce au carbone 14, ce qui permet aux visiteurs de comprendre que la parure, au Maroc, possède une belle histoire», nous explique Abdelhamid Lamrabet, médiateur culturel du musée.

Bijoux anciens, dont des coquilles perforées (fournie)
Bijoux anciens, dont des coquilles perforées (fournie)

Sublimes étoffes

Dans la salle consacrée au costume marocain, les vitrines abritent notamment de fastueux caftans et des tenues traditionnelles pour femmes qui datent des XIXe et XXe siècles. Les tenues, faites de velours, de brocard, de soie et d’autres matériaux nobles, représentent différentes traditions et régions du Royaume.

Parure de la collection royale amazighe (fournie)
Parure de la collection royale amazighe (fournie)

Mais les hommes ne sont pas laissés pour compte: une section entière est dédiée à «la parure masculine», du costume de cavalier aux habits traditionnels en passant par divers accessoires. «Comme on le voit, le qamis vert en mlifa était l’habit qui était généralement porté par un homme qui appartenait à la classe moyenne. Quant à cet habit en mlifa bleu brodé de fils d’or, accompagné d’un turban, il était destiné à un homme dont le statut social était plus élevé», explique avec passion Abdelhamid Lamrabet à Arab News en français.

Étoffes, dans la salle des bijoux urbains (fournie)
Étoffes, dans la salle des bijoux urbains (fournie)

 

D’or et d’argent

Les bijoux restent la principale attraction du musée. De ce fait, une majestueuse collection royale de trésors faits d’argent, offerte par le roi Mohammed VI, est présentée aux curieux. Elle est composée de nombreux ornements issus de la culture amazighe.

«On retrouve notamment la khamsa. Et, sur les bustes, il y a des parures traditionnelles qui viennent de plusieurs régions, notamment de Tiznit, ville célèbre pour la confection de bijoux en argent. On peut voir que les artisans de Tiznit ont eu un impact sur la fabrication des fibules dans différentes régions du royaume», souligne le médiateur culturel du musée.

Khmissas en argent, de la collection royale amazighe (fournie)
Khmissas en argent, de la collection royale amazighe (fournie)

 

Il faut attendre la fin de la visite pour découvrir la salle réservée aux «spécificités régionales des principaux centres de production du bijou urbain», caractérisée par des parures et des joyaux dorés. La collection propose également des tenues typiques portées par les mariées dans des régions spécifiques du pays, notamment Fès et Rabat.

Avant de regagner la sortie, les visiteurs ont droit à un petit plus: l’explication du rituel du «bain maure» à travers l’exposition d’accessoires anciens et l’accès au hammam personnel du sultan Moulay Ismaïl.

Tenue de mariée originaire de Fès, salle des bijoux anciens (fournie)
Tenue de mariée originaire de Fès, salle des bijoux anciens (fournie) 

 Depuis son inauguration, ce lieu chargé d’histoire, niché dans la casbah des Oudayas, qui date du XIIe siècle et est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, connaît une forte affluence. D’ailleurs, le Musée de la parure propose aux férus de culture de découvrir, pendant quelques semaines, une exposition temporaire qui présente des créations de trois artistes marocains:  Zhor Raïs, Tamy Tazi et Albert Oiknine.


Khalida Boufedeche, première femme élue à la tête du Parlement algérien

Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
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  • Le Parlement algérien a élu Khalida Boufedeche à sa présidence, faisant d'elle la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays et le quatrième personnage de l'État
  • Membre du FLN, vainqueur des législatives avec 91 sièges sur 407, elle prend ses fonctions dans un Parlement marqué par une participation record à la baisse (21,24%) et une forte sous-représentation des femmes

ALGER: Le Parlement algérien a élu mardi soir, pour la première fois de son histoire, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat.

Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d'Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24%, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement: Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP - 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l'assemblée de la wilaya d'Alger.

Mme Boufedeche accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14% des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu'elles représentent 49% de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s'était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l'hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com