Condamné pour viol à Paris, le chanteur marocain Saad Lamjarred fait appel

Sur cette photo prise le 30 juillet 2016, le chanteur marocain Saad Lamjarred se produit lors de la 52e session du Festival international de Carthage. (Photo, AFP)
Sur cette photo prise le 30 juillet 2016, le chanteur marocain Saad Lamjarred se produit lors de la 52e session du Festival international de Carthage. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 28 février 2023

Condamné pour viol à Paris, le chanteur marocain Saad Lamjarred fait appel

  • «Compte tenu de ses protestations d'innocence, Saad Lamjarred a fait appel ce jour» (mardi), ont indiqué ses avocats Mes Thierry Herzog et Jean-Marc Fedida
  • Au Maroc, sa condamnation a profondément divisé les internautes sur les réseaux sociaux

PARIS: Le chanteur marocain Saad Lamjarred, jugé la semaine dernière devant les assises de Paris pour viol aggravé, a fait appel de sa condamnation à six ans de prison, a-t-on appris mardi auprès de ses avocats et de source judiciaire.

"Compte tenu de ses protestations d'innocence, Saad Lamjarred a fait appel ce jour" (mardi), ont indiqué ses avocats Mes Thierry Herzog et Jean-Marc Fedida.

Dans son verdict rendu vendredi, la cour d'assises de Paris s'était dit "convaincue" du viol, "décrit de manière constante et précise" par la partie civile, Laura P., depuis sa plainte.

Elle avait relaté à la cour comment Saad Lamjarred, rencontré en boîte de nuit en octobre 2016, l'avait violée et frappée dans sa chambre d'hôtel.

La cour ayant décerné un mandat de dépôt, Saad Lamjarred, qui comparaissait libre, a été incarcéré.

"Le mandat de dépôt décerné à son endroit n'était pas d'avantage justifié puisqu'il a toujours respecté son contrôle judiciaire", ont aussi réagi les avocats du chanteur de 37 ans, célèbre dans tout le monde arabe.

Au Maroc, sa condamnation a profondément divisé les internautes sur les réseaux sociaux.

Ses fans et amis soutiennent que le chanteur est "innocent" et que Laura P. "l'a cherché". D'autres plaident pour lui pardonner tandis que certains, complotistes, accusent "la France raciste", sur fond de crise diplomatique entre Paris et Rabat.

"Je n'ai pas encore compris et ne comprendrai pas cette décision injuste contre mon frère et ami Saad", écrit ainsi sur son compte Instagram un animateur marocain très suivi, Rachid El Idrissi.

En réponse, des militantes féministes ont fustigé une "normalisation des violences faites aux femmes". Un internaute a même suggéré de criminaliser "l'apologie du viol" comme c'est le cas pour "l'apologie du terrorisme".

Saad Lamjarred, qui sera donc rejugé devant une cour d'assises, a également été renvoyé devant la cour d'assises du Var (sud) pour des accusations de viol très similaires, à Saint-Tropez en 2018.


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.