Un haut responsable de l'UE au Maroc dans un climat de tensions

«Nous allons discuter de la manière dont nous pouvons approfondir davantage notre partenariat stratégique entre #EU et #Morocco», a tweeté Olivér Várhelyi à son arrivée à Casablanca (Photo, AFP).
«Nous allons discuter de la manière dont nous pouvons approfondir davantage notre partenariat stratégique entre #EU et #Morocco», a tweeté Olivér Várhelyi à son arrivée à Casablanca (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 02 mars 2023

Un haut responsable de l'UE au Maroc dans un climat de tensions

  • À Casablanca, Olivér Várhelyi devait s'entretenir avec le directeur général du Fonds Mohammed VI pour l'investissement, Mohammed Benchaâboun
  • Il se rendra jeudi à Rabat pour rencontrer le Premier ministre Aziz Akhannouch, le chef de la diplomatie Nasser Bourita, et d'autres ministres du gouvernement

RABAT: Le commissaire européen à la Politique de voisinage, Olivér Várhelyi, a entamé mercredi une visite officielle au Maroc, la première d'un haut responsable de l'UE depuis un vote du Parlement européen sur des allégations de corruption impliquant Rabat.

"Nous allons discuter de la manière dont nous pouvons approfondir davantage notre partenariat stratégique entre #EU et #Morocco", a tweeté M. Várhelyi à son arrivée à Casablanca, la capitale économique du royaume chérifien, pour cette visite de deux jours

"Le Maroc est un partenaire solide de l'UE. Travailler ensemble pour notre prospérité et notre sécurité communes", a-t-il ajouté.

À Casablanca, M. Várhelyi devait s'entretenir avec le directeur général du Fonds Mohammed VI pour l'investissement, Mohammed Benchaâboun, et des représentants du secteur privé.

Il se rendra jeudi à Rabat pour rencontrer le Premier ministre Aziz Akhannouch, le chef de la diplomatie Nasser Bourita, et d'autres ministres du gouvernement, selon un communiqué de l'UE.

À cette occasion, seront signés cinq programmes de coopération, d'une valeur d'environ 500 millions d'euros, portant la protection sociale, l'agriculture et les forêts, l'inclusion financière, la réforme de l'administration publique et la question sensible de la migration.

Le responsable européen doit également annoncer de nouveaux programmes de coopération, d'une valeur de 126 millions d'euros, dans le cadre du plan d'action annuel pour le Maroc, précise le communiqué.

La visite du commissaire Várhelyi – la deuxième en moins d'un an et qui survient après celle du chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell en janvier – s'inscrit dans un contexte de frictions entre Rabat et Bruxelles.

L'adoption le 19 janvier par le Parlement européen d'une résolution s'inquiétant de la détérioration de la liberté de la presse au Maroc et d'allégations de corruption pesant sur le royaume a déclenché les foudres de la classe politique et des médias marocains.

Dans un discours, mercredi à Rabat, le président de la Chambre des représentants marocaine, Rachid Talbi El Alami, a averti que "les partenariats ne vont pas de pair avec les propensions à donner des leçons et les relents patriarcaux et de tutelle", selon l'agence de presse marocaine MAP.

Visant plus particulièrement la France, M. El Alami a fustigé "les manoeuvres de certaines forces politiques en Europe" qui cherchent à "s’immiscer dans les affaires intérieures" du Maroc.

Depuis le vote du Parlement européen, Rabat accuse la présidence française d'avoir "orchestré" une campagne anti-marocaine à Bruxelles.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.