Maroc: peines confirmées pour les Sahraouis dix ans après les heurts de Gdim Izik             

La décision de la cour de cassation intervient dans un contexte de fortes tensions au Sahara occidental, où des tirs ponctuels opposent le Maroc et le Front Polisario depuis le 13 novembre, après trente ans de cessez-le-feu sous l'égide des Nations unies. (AFP).
La décision de la cour de cassation intervient dans un contexte de fortes tensions au Sahara occidental, où des tirs ponctuels opposent le Maroc et le Front Polisario depuis le 13 novembre, après trente ans de cessez-le-feu sous l'égide des Nations unies. (AFP).
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Publié le Jeudi 26 novembre 2020

Maroc: peines confirmées pour les Sahraouis dix ans après les heurts de Gdim Izik             

  • "La Cour de cassation a rejeté mercredi tous les recours de la défense. C'est la décision finale" pour les 23 Sahraouis, condamnés pour les heurts meurtriers survenus en 2010 dans la partie du Sahara occidental contrôlée par le Maroc
  • Quatre des accusés ont purgé leur peine, 19 sont actuellement toujours en détention, selon l'avocat

RABAT: La justice marocaine a confirmé les peines allant jusqu'à la perpétuité pour les militants sahraouis jugés coupables d'avoir tué en 2010 onze hommes des forces marocaines dans le Sahara occidental, dernier épisode du procès dit de "Gdim Izik", a-t-on appris jeudi auprès d'un avocat.


"La Cour de cassation a rejeté mercredi tous les recours de la défense. C'est la décision finale" pour les 23 Sahraouis, condamnés pour les heurts meurtriers survenus en 2010 dans la partie du Sahara occidental contrôlée par le Maroc, a indiqué Mohamed Fadel Leili.   


Ce groupe de Sahraouis avait été condamné par un tribunal militaire en 2013, avec des peines allant de 20 ans de prison à la perpétuité.


Après des protestations d'organisations de défense des droits humains et des proches des condamnés, mais aussi à la suite d'une réforme judiciaire, l'affaire avait été renvoyée en appel devant une juridiction civile, qui avait prononcé des peines allant de deux ans de prison à la perpétuité en 2017.


Quatre des accusés ont purgé leur peine, 19 sont actuellement toujours en détention, selon l'avocat. 


Les heurts avaient éclaté le 8 novembre 2010, quand les forces marocaines étaient intervenues pour démanteler le camp "Gdim Izik", au sud de la ville de Laâyoune, plus grande ville du Sahara occidental, où quelque 15.000 Sahraouis s'étaient installés pour protester contre leurs conditions de vie.


L'intervention avait dégénéré en violents affrontements puis en émeute à Laâyoune. Selon Rabat, onze membres des forces de l'ordre avaient été tués et plusieurs dizaines d'autres blessés.


Désarmées, certaines victimes avaient été égorgées, ou leur cadavre souillé, selon des vidéos des forces de l'ordre qui avaient choqué l'opinion publique.


Le Maroc et le mouvement indépendantiste sahraoui du Front Polisario s'étaient accusés mutuellement d'avoir provoqué les affrontements.


La décision de la cour de cassation intervient dans un contexte de fortes tensions au Sahara occidental, où des tirs ponctuels opposent le Maroc et le Front Polisario depuis le 13 novembre, après trente ans de cessez-le-feu sous l'égide des Nations unies.


Le roi Salmane effectue des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite est actuellement en train de passer des examens médicaux à l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté vendredi l’Agence de presse saoudienne.

Aucune information supplémentaire n’a été communiquée concernant la nature de la visite du souverain ni les détails de son état de santé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite annonce un nouveau soutien financier au gouvernement yéménite

Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
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  • Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi
  • Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires

RIYAD: L'ambassadeur saoudien au Yémen et superviseur du programme saoudien pour le développement et la reconstruction du Yémen, Mohammed Al-Jaber, a annoncé que le Royaume, sous les directives de ses dirigeants, a fourni un nouveau soutien au budget du gouvernement yéménite, visant à payer les salaires des employés de l'État dans tous les secteurs.

Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi. Ce paquet comprend la fourniture des dérivés du pétrole nécessaires au fonctionnement des centrales électriques, ce qui contribuera à améliorer le niveau de vie des habitants du Yémen et à alléger leur fardeau quotidien.

Le poste d'Al-Jaber a souligné, en particulier, que tous les salaires des forces militaires et de sécurité liées au comité militaire supérieur lié à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite seront payés à partir de dimanche.

Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires en guise de moyen de pression. M. Al-Zubaidi est recherché par le gouvernement yéménite pour haute trahison et corruption.

L'ambassadeur a souligné que ces mesures s'inscrivaient dans le cadre du soutien aux efforts déployés par le gouvernement yéménite pour mettre en œuvre le programme de réforme économique, qui vise à assurer la stabilité financière et économique et à renforcer la capacité de l'État à s'acquitter de ses obligations fondamentales.


Liban: de nouvelles frappes israéliennes ciblent l'est du pays

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
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  • L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban
  • "En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban"

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban, après avoir appelé les habitants de deux zones dans l'est du pays à l'évacuer.

"En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban", a indiqué un communiqué militaire.

Plus tôt, elle avait appelé les habitants des localités de Sohmor et de Machgara, situées l'une à proximité et l'autre dans la plaine de la Bekaa, un fief du Hezbollah, à évacuer la zone avant des frappes ciblant des infrastructures du mouvement chiite libanais.

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer.

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le Hezbollah pro-iranien et, de façon moins fréquente, le Hamas.

Le 8 janvier, l'armée libanaise a annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 kilomètres de la frontière avec Israël, conformément à l'accord de cessez-le-feu.

Israël avait jugé que ces efforts constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".

Après les annonces de l'armée libanaise, l'armée israélienne a mené plusieurs frappes dans le sud du Liban, la plupart au nord du Litani, qui ont fait un mort selon les autorités libanaises.

Elle avait alors affirmé cibler un membre du Hezbollah et les infrastructures de la formation libanaise.