Stade de France: L'État va lancer le processus pour une vente ou une concession

Le personnel du Stade de France installe un nouveau terrain hybride, à Saint-Denis, près de Paris, le 24 mai 2022 (Photo, AFP).
Le personnel du Stade de France installe un nouveau terrain hybride, à Saint-Denis, près de Paris, le 24 mai 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 04 mars 2023

Stade de France: L'État va lancer le processus pour une vente ou une concession

  • Le nouveau propriétaire ou concessionnaire ne sera vraisemblablement pas connu avant 2025
  • Entre les contentieux juridiques initiaux, l'indemnité pour absence de club résident versée jusqu'en 2013, les compensations diverses comme récemment pour les travaux du RER B, le Stade a coûté cher à l’État

PARIS: L'avenir du Stade de France va commencer à se dessiner: l’État lancera en effet la semaine prochaine les appels à candidatures pour vendre l'enceinte ou accorder une nouvelle concession pour l'été 2025, a fait savoir vendredi l'entourage de la ministre des Sports.

L’État publiera ainsi en parallèle deux appels à candidatures: un pour des acheteurs potentiels et un pour les entreprises intéressées par l'exploitation de ce stade, qui accueille manifestations sportives et culturelles depuis 25 ans.

Depuis 1995, c'est un consortium constitué des deux géants du BTP français Vinci et Bouygues (respectivement 2/3 et 1/3), constructeurs du stade, qui exploite l'enceinte situé à Saint-Denis créée pour la Coupe du Monde de football 1998.

Signé à la va-vite entre les deux tours de l'élection présidentielle de 1995, le contrat de concession actuel prend fin en juillet 2025 et a fait couler beaucoup d'encre, de frais d'avocats et de deniers publics.

En réalité, l’État, propriétaire du stade, une rareté dans le monde du sport, réfléchit à l'avenir du Stade de France depuis plusieurs années avec l'idée en arrière-plan que le modèle choisi lui coûte moins cher.

Entre 400 et 600 millions d'euros 

En 2018, l'ancien Premier ministre Edouard Philippe n'avait alors pas exclu une cession et promettait de "statuer sur les grands principes du dispositif d'ici fin 2019". Depuis rapports et études se sont entassés et rien n'a bougé.

Difficile de trouver la bonne recette pour gérer cette enceinte de 80.000 personnes qui a besoin d'un coup de neuf. Difficile y compris d'évaluer son prix. Selon une source proche du dossier, il vaudrait entre "400 et 600 millions d'euros".

Jusqu'ici peu d'acheteurs se sont ouvertement manifestés.

L'automne dernier, le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi, en bisbilles avec la ville de Paris qui ne veut pas lui vendre le Parc des Princes, avait levé le doigt pour racheter l'enceinte de Saint-Denis. Mais ce scénario d'un PSG jouant au Stade de France laisse incrédule beaucoup de monde.

Présentée elle aussi comme intéressée dans un article de presse cette semaine, la Fédération internationale de football (Fifa) a démenti l'être auprès de l'AFP. Il y a quelques semaines, plusieurs sources proches de l'exécutif avaient indiqué que l'hypothèse d'une vente reste "faible".

Qu'il s'agisse d'un rachat ou d'une concession, les candidatures pourraient être identifiées "d'ici fin avril" avec un "rendu des premières offres à l'automne". Le processus continuera tout au long de l'année 2024, année qui verra le Stade de France installer une nouvelle piste d'athlétisme en vue des JO de Paris à l'été.

Le nouveau propriétaire ou concessionnaire ne sera vraisemblablement pas connu avant 2025.

"Calendrier défavorable" 

"L’État a pris du retard, il ne peut pas faire les procédures une après l’autre avant la fin de la concession actuelle alors il lance les deux en même temps", décrypte une source proche du dossier à l'AFP.

Dans un rapport dédié aux JO publié en janvier, la Cour des comptes s'était ému que l'affaire traîne. Devant l'hypothèse d'un appel d'offres au printemps 2023, elle jugeait que "ce calendrier est le plus défavorable pour l'État qui, comme en 1995, va se retrouver sous la pression tant des candidats que des fédérations sportives".

Pour l'instant, le consortium qui gère le Stade de France, n'a pas dévoilé ses intentions.

L'idée est de "conserver la vocation sportive de l'équipement" et dans le même temps "préserver les intérêts économiques et financiers de l’État", a fait savoir l'entourage d'Amelie Oudéa-Castéra. "L'État ne bradera rien de cet équipement", prévient-on de même source.

Les Fédérations françaises de football et de rugby (FFF et FFR), qui y jouent un certain nombre de matches, ont été informées du lancement du processus et devraient être plus associées, selon plusieurs sources.

Entre les contentieux juridiques initiaux, l'indemnité pour absence de club résident versée jusqu'en 2013, les compensations diverses comme récemment pour les travaux du RER B, le Stade a coûté cher à l’État.

Et il va encore coûter de l'argent pour les JO. Pour compenser l'arrêt des activités, pour travaux, à compter du 1er décembre 2023, la facture -- "chiffrée en dizaines de millions d'euros" selon la Cour des comptes -- devrait se partager entre l’État et le comité d'organisation des JO.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.