Journée olympique au Stade de France: «Là on voit les habitants de la Seine-Saint-Denis!»

Il faut dire que les images de jeunes grimpant aux grilles du Stade de France ou détroussant des supporters anglais le 28 mai ont fait mal aux coeur des élus (Photo, AFP).
Il faut dire que les images de jeunes grimpant aux grilles du Stade de France ou détroussant des supporters anglais le 28 mai ont fait mal aux coeur des élus (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 27 juin 2022

Journée olympique au Stade de France: «Là on voit les habitants de la Seine-Saint-Denis!»

  • Cette Journée olympique permet surtout à des familles de s'essayer à une trentaine de sports
  • Ce dimanche, le Stade de France avait ouvert un de ses accès

SAINT-DENIS: Près d'un mois après les incidents de la finale de la Ligue des champions au Stade de France, ses abords ont repris des couleurs dimanche lors d'une Journée olympique familiale, sous le signe des JO-2024, qui a aussi redonné le sourire aux officiels.

"Là on voit les habitants de la Seine-Saint-Denis!", lâche le maire PS de Saint-Denis, Mathieu Hanotin, accompagné d'un enfant en tenue de foot.

Il faut dire que les images de jeunes grimpant aux grilles du Stade de France ou détroussant des supporters anglais le 28 mai ont fait mal aux coeur des élus du département qui ont protesté contre la stigmatisation des habitants. Sans parler des supporters bloqués aux portes qui n'avaient pu voir la finale entre le Real Madrid et Liverpool et qui ont terni aussi l'image de la France.

Ce dimanche, le Stade de France avait ouvert un de ses accès, de manière à jeter un oeil à la pelouse, où des restes de paillettes de la finale du Top 14 de vendredi luisent encore.

Cette Journée olympique permet surtout à des familles de s'essayer à une trentaine de sports, dans un stade annexe au grand stade. Escrime, trampoline, hand... mais aussi les handisports comme la boccia ou le volley assis. Elles font une pause déjeuner aux food trucks, pendant que des démonstrations de breaking, sport qui fera son apparition aux JO de Paris 2024, ont bonne place sur la scène.

«Fluide et sécurisé»

Covid oblige, la précédente édition parisienne de la journée olympique, qui fête chaque 23 juin la naissance du mouvement olympique, remontait à 2019 sur la place de la Concorde.

Visiteur matinal, Michel Cadot, délégué interministériel aux JO qui a planché et remis un rapport sur les incidents au Stade de France, se montre ravi de la tournure de la journée. "C'est fluide et sécurisé", glisse-t-il, à quelques mètres de la brigade fluviale.

Fluide et sécurisée, sans nul doute son objectif pour la future cérémonie d'ouverture des JO sur la Seine, "défi considérable de logistique et d'organisation" a-t-il plusieurs fois répété.

Pour l'instant, la brigade fluviale, qui sera très sollicitée pour la cérémonie inédite sur la Seine, veille sur le canal Saint-Denis où des enfants s'essaient au canoë kayak sur des embarcations gonflables. Sur la berge, une piscine accueille les amateurs de water polo.

"C'est chouette!", se réjouit Thierry Reboul, le maître des cérémonies des JO de Paris. Il y a quelques jours, interrogé par l'AFP sur le fait d'aller près de ce parvis qui a fait tant parler récemment, il répondait "on est encore plus content d'y aller!".

Enchainant les interviews depuis deux jours pour faire la promotion de la journée, le patron des JO, Tony Estanguet, tee-shirt Paris 2024 de rigueur, se dit "fier d'être aujourd'hui au contact des populations".

«Saint-Denis prêt à accueillir le monde»

En milieu de journée, l'arrivée de la nouvelle ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, ne détourne pas vraiment les enfants de leurs séances de sport. Après avoir fait la tournée des stands, et échangé des balles en mousse avec l'ancien champion Henri Leconte sur un mini terrain de tennis, elle dit "l'importance symbolique" de "revenir au Stade de France et que les choses se passent bien".

"Saint-Denis est prêt à accueillir le monde", embraye le maire Mathieu Hanotin. "Les habitants du territoire, les acteurs engagés, sont au rendez-vous et seront au rendez-vous de la Coupe du Monde de rugby et des JO", promet-il."On est très contents", se félicite aussi Stéphane Troussel, président PS du département, qui fait état d'une fréquentation de plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Et un nouvel ambassadeur des JO s'est invité dimanche, au milieu des athlètes olympiques présents: le footballeur brésilien Rai, ancien joueur emblématique du PSG des années 90. "Ces JO ca va être magique!". "Le pays doit se mobiliser pour qu'on puise les valeurs et l'esprit olympiques au quotidien!", explique-t-il.


France: un défilé du 14-Juillet "massif", l'Ukraine à l'honneur

Des membres du 35e Régiment d’Infanterie (35e RI) "l’As de Trèfle" (à gauche) et du 1er Régiment de Tirailleurs (1er RTir) défilent lors du traditionnel défilé militaire de la Fête nationale du 14 Juillet sur l’avenue des Champs-Élysées, avec l’Arc de Triomphe en arrière-plan, à Paris, le 14 juillet 2025. (AFP)
Des membres du 35e Régiment d’Infanterie (35e RI) "l’As de Trèfle" (à gauche) et du 1er Régiment de Tirailleurs (1er RTir) défilent lors du traditionnel défilé militaire de la Fête nationale du 14 Juillet sur l’avenue des Champs-Élysées, avec l’Arc de Triomphe en arrière-plan, à Paris, le 14 juillet 2025. (AFP)
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  • Le défilé du 14 Juillet mettra en avant le renforcement de la défense française et européenne, avec un format plus important et moderne
  • L’Ukraine sera à l’honneur, tandis que les alliés européens et de l’OTAN afficheront leur soutien et leur unité

PARIS: Des pilotes ukrainiens et français, un défilé "plus massif": la parade militaire du 14 Juillet sur les Champs Elysées aura cette année pour thème "le réveil stratégique de l'Europe" et s'attachera à montrer que la France est "déterminée" et "n'est pas seule", a annoncé lundi le gouverneur militaire de Paris.

"Nous allons avoir un défilé plus massif, plus puissant, plus moderne", a déclaré le général Loïc Mizon lors d'une conférence de presse.

La parade mobilisera près de 8.500 participants, dont 6.500 défileront à pied. Près de 300 véhicules, dont une centaine de motos, 95 avions, 35 hélicoptères, ainsi que 193 chevaux de la Garde Républicaine participeront également.

L'Ukraine, entrée dans sa cinquième année de guerre déclenchée par la Russie en 2022, sera mise à l'honneur. La Patrouille de France ouvrira le défilé aérien, accompagnée de deux Mirage 2000 pilotés par des équipages franco-ukrainiens.

Les 35 pays de la Coalition des volontaires, prêts à fournir des garanties de sécurité à l'Ukraine une fois conclu un cessez-le-feu, ont été invités à participer par le président Emmanuel Macron, qui assistera à son 10e et dernier défilé en tant que chef d'Etat.

La présidente de la Commission européenne Ursula Von Der Leyen et le général Grynkewich, commandant suprême de l'OTAN, ont aussi été conviés.

Les soldats français des bataillons multinationaux de l'Otan déployés sur le flanc Est de l'Europe (Roumanie, Estonie) descendront la célèbre avenue parisienne.

La présence des alliés et des partenaires doit ainsi témoigner que "l'Europe n'est pas seule", a dit le général Mizon.

Le but de ce défilé est aussi de concrétiser aux yeux des Français les "efforts budgétaires consacrés depuis 10 ans aux forces armées", a fait-t-il valoir.

Le commissariat numérique de Défense défilera pour la première fois, pour "souligner la transformation numérique du ministère des Armées".

Deux blocs de réservistes défileront également: l'un composé de réservistes de la SNCF et un un autre de réservistes d'Airbus France.

La Marine nationale, qui fête cette année ses 400 ans d'existence clôturera le défilé au son du bagad de Lann-Bihoué, basé près de Lorient (Morbihan).

La parade militaire durera 2 heures et se terminera par l'hymne européen, "l'Ode à la joie".


Merz et Macron se sont entendus pour arrêter le projet d'avion de combat commun SCAF, selon Berlin

Une maquette grandeur nature du « New Generation Fighter » (NGF), qui fait partie du Future Combat Air System (FCAS) en cours de développement par Dassault Aviation, Airbus et Indra Sistemas, est présentée à l’aéroport de Paris-Le Bourget le 20 juin 2023. (AFP)
Une maquette grandeur nature du « New Generation Fighter » (NGF), qui fait partie du Future Combat Air System (FCAS) en cours de développement par Dassault Aviation, Airbus et Indra Sistemas, est présentée à l’aéroport de Paris-Le Bourget le 20 juin 2023. (AFP)
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  • Friedrich Merz et Emmanuel Macron ont constaté l’échec du projet SCAF en raison des désaccords persistants entre Airbus et Dassault Aviation sur le développement de l’avion de combat commun
  • Le programme d’avion de combat est abandonné, mais les deux pays souhaitent maintenir la coopération sur les technologies clés du FCAS, notamment le réseau numérique reliant avions, drones et autres systèmes de défense européens

BERLIN: Friedrich Merz et Emmanuel Macron se sont entendus pour "ne plus poursuivre la construction d'un avion de combat commun", le SCAF, a appris l'AFP lundi auprès du gouvernement allemand.

Depuis des mois, le projet d'avion de combat franco-germano-espagnol, le SCAF, était en panne sur fond de tensions germano-françaises et entre Airbus et Dassault. En février, le chancelier allemand Friedrich Merz avait déjà ouvertement douté de son avenir.

Cette fois, il semble enterré définitivement.

"Le président français et le chancelier allemand sont arrivés au constat partagé que les entreprises (Airbus et Dassault Aviation, ndlr) ne parviennent pas à s'entendre sur la construction d'un avion de combat commun", indique le gouvernement allemand.

"Ils reconnaissent cette réalité. Le chancelier fédéral Merz a donc suggéré au président Macron de ne plus poursuivre la construction d’un avion de combat commun", ajoute-t-il.

Lancé en 2017 par M. Macron et la chancelière Angela Merkel, rejoint par l'Espagne deux ans plus tard, le SCAF est un système qui comprend non seulement un avion mais aussi des drones reliés entre eux par un système de communication numérique innovant, "un cloud de combat".

Selon le gouvernement allemand, "le véritable noyau du FCAS doit être poursuivi en tant que système de systèmes européen".

"Il s’agit en quelque sorte du système nerveux qui relie les avions, les drones et d’autres composants pour former un ensemble intégré", ajoute-t-il.

Il précise que les ministères français et allemand de la Défense "doivent formuler un plan de travail commun et contemporain pour la coopération dans l’industrie de défense, concentré sur quelques projets réalistes et pertinents", lors du conseil des ministres franco-allemand en Allemagne en juin.


G7: les ministres de l'Agriculture réunis à Paris sur la «sécurité des approvisionnements en engrais»

La ministre française de l'Agriculture, Annie Genevard, s'adresse au 59e congrès du syndicat des Jeunes Agriculteurs (JA) au parc des expositions Ainterexpo de Bourg-en-Bresse, dans le centre de la France, le 4 juin 2026. (Photo : OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP)
La ministre française de l'Agriculture, Annie Genevard, s'adresse au 59e congrès du syndicat des Jeunes Agriculteurs (JA) au parc des expositions Ainterexpo de Bourg-en-Bresse, dans le centre de la France, le 4 juin 2026. (Photo : OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP)
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  • La France, qui importe plus de 60% de ses engrais, planche depuis des mois sur un "plan engrais", annoncé par la ministre qui n'en a toutefois pas dévoilé les contours
  • Pour Paris comme l'Europe, l'enjeu est de réduire sa dépendance en diversifiant ses approvisionnements, en réduisant sa consommation et consommant davantage d'engrais organiques (lisiers, purins d'orties...)

PARIS: La France réunit lundi les ministres de l'Agriculture du G7 pour une réunion consacrée aux engrais et à la question de la "sécurité des approvisionnements" en fertilisants dans le contexte du conflit au Moyen-Orient.

Cette réunion est destinée à dresser un bilan des difficultés actuelles des agriculteurs et à identifier "des actions communes" dans un contexte de flambée des cours des fertilisants  depuis le début de la guerre en Iran fin février et la quasi-fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transitent environ 30% des engrais mondiaux.

Cette rencontre, qui se tient dans le cadre de la présidence française du groupe des sept puissances économiques, vise à définir comment "sécuriser les approvisionnements", "améliorer le partage d'informations et la transparence des marchés" et "renforcer la résilience des filières agricoles face aux chocs économiques et géopolitiques", selon un communiqué du ministère français.

La ministre française de l'Agriculture, Annie Genevard, réunit à midi ses homologues des États-Unis, du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de l'Italie, du Canada et du Japon, ainsi que des représentants de l'Union européenne, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et du Système d'information sur les marchés agricoles (AMIS).

Il n'est pas prévu pour l'heure de point presse à l'issue de cette rencontre.

La France, qui importe plus de 60% de ses engrais, planche depuis des mois sur un "plan engrais", annoncé par la ministre qui n'en a toutefois pas dévoilé les contours.

Pour Paris comme l'Europe, l'enjeu est de réduire sa dépendance en diversifiant ses approvisionnements, en réduisant sa consommation et consommant davantage d'engrais organiques (lisiers, purins d'orties...).

Autre piste envisagée, à court terme, la constitution de stocks stratégiques d'engrais, ce qui pourrait toutefois renforcer la hausse des prix et poserait des questions de sécurité (les engrais sont potentiellement explosifs).

L'Europe et ses partenaires occidentaux sont moins exposés que l'Asie ou l'Afrique aux difficultés d'approvisionnement liées à la guerre en Iran. Mais l'impact sur les prix est global et le coût des fertilisants a augmenté d'environ 50% - et jusqu'à 70% pour l'urée, engrais azoté très consommé produit au Moyen-Orient.

Cela aura des conséquences pour la récolte 2027: si les agriculteurs s'étaient déjà approvisionnés pour leurs semis de 2026, la question se posera dès la fin de l'été pour les semis de céréales d'hiver comme le blé ou l'orge. Avec in fine un risque sur le rendement des récoltes mondiales.