Sama: Nouvelle Banque centrale saoudienne, en pleine indépendance

Siège de l’Autorité monétaire saoudienne à Riyad. (Photo fournie)
Siège de l’Autorité monétaire saoudienne à Riyad. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 27 novembre 2020

Sama: Nouvelle Banque centrale saoudienne, en pleine indépendance

  • En vertu de la législation, la nouvelle Banque centrale saoudienne sera directement liée au monarque et jouira d'une totale indépendance financière et de gestion
  • La nouvelle législation stipule que la Banque centrale est chargée de définir et de gérer la politique monétaire

RIYAD: Le Conseil des ministres a approuvé mardi une nouvelle loi qui prévoit de changer le nom de l'Autorité monétaire saoudienne (Sama) en «Banque centrale saoudienne».

En vertu de la législation, la nouvelle Banque centrale saoudienne sera directement liée au monarque et jouira d'une totale indépendance financière et de gestion.

La loi sur la Banque centrale saoudienne définit trois objectifs fondamentaux pour la nouvelle institution: maintenir la stabilité de la trésorerie, renforcer la confiance dans le secteur financier et soutenir la croissance économique.

La nouvelle législation stipule que la Banque centrale est chargée de définir et de gérer la politique monétaire, et elle décrit les relations entre la Banque, le gouvernement et d'autres organisations et organes internationaux importants. Elle définit également un cadre pour régir les opérations et les décisions de la Banque.

Pour Fadhel al-Buainain, expert économique et membre du Conseil de la choura, le fait que la Banque centrale soit directement liée au roi est l'un des aspects importants de la loi. 

«Cela renforce sa pleine indépendance en ce qui concerne la définition de la politique monétaire et les relations de la banque avec le gouvernement et les organisations mondiales», ajoute-t-il.

La loi stipule que l'abréviation «Sama», créée en 1952, restera inchangée en raison de son importance historique aux niveaux national et international.

«Le fait que la Banque maintienne l’abréviation «Sama» inchangée est important et reflète une sage décision, car ce nom est très connu», explique M. Al-Buainain.

Si l'acronyme «Sama» demeure le même, Hassan Alwatban, conseiller économique, voit cependant des différences entre l'autorité monétaire et la Banque centrale.

Selon lui, pour que la Banque centrale s'acquitte correctement de ses tâches, elle doit être totalement indépendante en ce qui concerne la prise de décisions, en particulier celles qui sont liées à la gestion des fonds publics.

Une autre différence réside dans le fait que le président de la banque centrale ne sera pas sous l’autorité de l’État et qu’il sera nommé par une autorité législative. Le gouvernement ou l'État ne peut nommer ou révoquer le président que par l'autorité judiciaire la plus suprême.

 «Enfin, une agence gouvernementale ne pourra pas s’immiscer dans les affaires de la Banque, car celle-ci jouit du plein pouvoir monétaire», ajoute-t-il.

 «Par conséquent, changer l'autorité monétaire en une banque centrale est sain pour l'économie nationale», explique M. Alwatban à Arab News.

«Les tâches du ministère des Finances, en charge des politiques financières, seront séparées des tâches de la Banque centrale, en charge de définir les politiques monétaires. Avant le changement, les missions du ministère des Finances et celles de la Sama se chevauchaient.

«En outre, le ministère des Finances était en charge à la fois de la politique financière et de la politique monétaire, ce qui a poussé la Sama à se concentrer davantage à servir les intérêts des banques que ceux des citoyens», ajoute-t-il.SAa

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.