Sécurité renforcée autour de l'aéroport de Beyrouth après des affrontements

Des avions de la compagnie libanaise Middle East Airlines (MEA) sur le tarmac de l'aéroport international Rafic-Hariri de Beyrouth, au Liban, le 16 février 2020. (Reuters)
Des avions de la compagnie libanaise Middle East Airlines (MEA) sur le tarmac de l'aéroport international Rafic-Hariri de Beyrouth, au Liban, le 16 février 2020. (Reuters)
Short Url
Publié le Vendredi 10 mars 2023

Sécurité renforcée autour de l'aéroport de Beyrouth après des affrontements

  • «L'équipage de l'avion était terrifié pendant l'atterrissage. Il redoutait qu'une balle touche l'avion et provoque une catastrophe»
  • Ali Hamié, ministre intérimaire des Travaux publics et des Transports, a déclaré que sept personnes avaient été arrêtées par l'armée libanaise

BEYROUTH: Des images qui montrent des hommes libanais armés tirant en l'air alors qu'un avion atterrit à proximité ont mis en garde contre une menace croissante pour la sécurité des avions et des passagers à l'aéroport de Beyrouth.
Ces images ont été prises lundi lors d'affrontements armés dans la banlieue sud de la capitale, à proximité de l'une des pistes ouvertes de l'aéroport.
Des rivaux ont tiré à la mitrailleuse et au mortier après qu'une dispute entre deux familles s’est transformée en une violente confrontation au cours d'une nuit de terreur dans la ville.
Une source informée a déclaré à Arab News: «L'équipage de l'avion était terrifié pendant l'atterrissage. Il redoutait qu'une balle touche l'avion et provoque une catastrophe.»
Cet incident a soulevé de nouvelles questions sur la sécurité aérienne à l'aéroport, la seule voie de sortie qu’il reste aux Libanais et aux Syriens. Ces derniers l'utilisent pour voyager à l'étranger, de même que les organisations internationales et humanitaires, y compris les Nations unies et les forces de maintien de la paix de la Finul.
Un avion de la Middle East Airlines en provenance de Jordanie a été touché par une balle perdue lors de son atterrissage à Beyrouth en novembre 2022. La députée libanaise Paula Yacoubian faisait partie des passagers du vol. Personne n'a été blessé.
Les installations aéroportuaires sont fréquemment touchées par des balles perdues tirées lors de funérailles ou de célébrations dans les quartiers voisins.
Information International, une société de conseil en recherche basée à Beyrouth, a publié une étude en 2021 qui montre que, en moyenne, sept personnes sont tuées et quinze blessées par des balles perdues au Liban chaque année.
Le rapport indique que quatre-vingt-une personnes sont mortes et cent soixante-neuf ont été blessées par des balles perdues entre 2010 et 2021.
Des fusillades ont lieu presque quotidiennement dans la zone qui entoure l'aéroport, soit à la suite d'affrontements individuels, soit parce que les services de sécurité poursuivent les criminels.
La zone est considérée comme un bastion du Hezbollah et du mouvement Amal et les armes y sont monnaie courante.
Une source de sécurité a déclaré que la plupart des habitants étaient originaires de la région de Baalbek-Hermel et que de nombreux criminels recherchés se cachaient parmi la population, qui comprend des centaines de familles pauvres.
Les forces de sécurité ont été déployées dans tout Beyrouth et des mesures sécuritaires strictes ont été mises en place après la nuit de terreur de lundi.
Ali Hamié, ministre intérimaire des Travaux publics et des Transports, a déclaré que sept personnes avaient été arrêtées par l'armée libanaise.
La troupe est toujours déployée près de l'aéroport dans le cadre d'une opération de répression, a-t-il ajouté.
«La fusillade est un incident malheureux, mais le maintien de la sécurité des aéroports et de l'aviation est une priorité pour l'État libanais. Nous ne serons pas indulgents dans de tels cas et toute personne qui tirera des coups de feu au hasard dans les environs de l'aéroport sera arrêtée», a indiqué M. Hamié.
Le général de brigade Elias Baissari, directeur général par intérim de la sécurité générale, a rencontré les responsables de l'aéroport et il a souligné l'importance de la coopération entre les services de sécurité et civils pour assurer la sécurité des voyageurs.
Par ailleurs, le camp de réfugiés palestiniens d'Ain Al-Hilweh, dans le sud du Liban, est le théâtre d'une tension croissante après les affrontements de la semaine dernière entre des militants du mouvement Fatah et le groupe Asbat al-Ansar qui ont entraîné la mort d'un membre du Fatah, Mahmoud Zubaidat.
Asbat al-Ansar refuse de livrer le meurtrier aux autorités libanaises. Les informations de sécurité indiquent que l'homme s'est caché depuis; le mouvement Fatah est en alerte dans les quartiers qu'il contrôle dans le camp.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
Short Url
  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
Short Url
  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Short Url
  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.