Blinken en Ethiopie la semaine prochaine pour y parler de la paix

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken monte à bord de son avion à l'aéroport de New Delhi pour partir pour Washington, D.C., le 3 mars 2023 (Photo, AFP).
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken monte à bord de son avion à l'aéroport de New Delhi pour partir pour Washington, D.C., le 3 mars 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 10 mars 2023

Blinken en Ethiopie la semaine prochaine pour y parler de la paix

  • Les accès au Tigré étant restreints, il est impossible de vérifier de manière indépendante la situation sur le terrain
  • Les Etats-Unis s'étaient félicités en janvier d'un début de retrait des troupes érythréennes du nord de l'Ethiopie

WASHINGTON: Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken se rendra la semaine prochaine en Ethiopie, où il s'efforcera d'aider à consolider un fragile accord de paix et à jauger de la revitalisation des relations entre les Etats-Unis et leur allié éthiopien, a annoncé vendredi le département d'Etat.

M. Blinken se rendra également au Niger, où il participera notamment, pour la toute première visite dans le pays d'un secrétaire d'Etat américain, à des discussions sur la coopération sécuritaire dans la région du Sahel.

A Addis Abeba mercredi et jeudi, il conduira notamment des entretiens sur la mise en oeuvre de l'accord de paix du 2 novembre au Tigré et il rencontrera des partenaires humanitaires et des acteurs de la société civile pour parler de sécurité alimentaire et droits humains, selon un communiqué du département d'Etat.

Cet accord de paix est intervenu après deux ans d'une guerre entre le gouvernement éthiopien et les rebelles du Tigré qui a ravagé cette région septentrionale de l'Ethiopie.

Tigré 

L'accord de paix du 2 novembre à Pretoria, en Afrique du Sud, prévoit notamment un désarmement des forces rebelles, le rétablissement de l'autorité fédérale au Tigré et la réouverture des accès et communications vers cette région coupée du monde depuis mi-2021.

Le bilan précis de ce conflit jalonné d'exactions, qui s'est déroulé largement à huis clos, est inconnu. L'envoyé de l'Union africaine pour la Corne de l'Afrique, Olusegun Obasanjo, a déclaré mi-janvier que jusqu'à 600 000 personnes auraient été tuées.

Les accès au Tigré étant restreints, il est impossible de vérifier de manière indépendante la situation sur le terrain.

Depuis la signature de l'accord de Pretoria, le courant a été rétabli dans certaines parties du Tigré, ainsi que les liaisons aériennes.

Les Etats-Unis s'étaient félicités en janvier d'un début de retrait des troupes érythréennes du nord de l'Ethiopie.

Le communiqué américain ne fait pas mention d'une rencontre avec le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, avec qui Washington entretient des relations compliquées, même si une telle rencontre n'est pas à exclure.

Les relations entre Washington et Addis Abeba se sont tendues après la décision de M. Ahmed, Prix nobel de la Paix, de lancer cette offensive au Tigré en 2020.

Pour Cameron Hudson, expert de l'Afrique au Center for Strategic and International Studies à Washington, un débat a lieu au sein de l'administration du président Joe Biden entre ceux qui prônent de raviver cette relation et ceux qui insistent sur la situation des droits humains en Ethiopie alors que de multiples exactions y ont été commises.

"C'est un peu une mission d'exploration. Il y a un débat au sein de l'administration et je pense que M. Blinken veut voir de lui-même", juge l'expert.

M. Blinken doit également y rencontrer le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, dans la foulée du sommet qui a réuni le président américain et les dirigeants africains en fin d'année dernière à Washington.

Les Etats-Unis y avaient fait part de leur volonté de renforcer leur présence sur le continent face à la concurrence de la Chine et Joe Biden avait affiché son souhait de se rendre en Afrique cette année.

Première historique

Le déplacement de M. Blinken au Niger intervient lui au moment où la Russie tente en pleine guerre contre l'Ukraine de damer le pion aux Occidentaux dans la région et sur fond d'une présence accrue sur le continent du groupe de mercenaires russes Wagner.

Il s'agira de la toute première visite d'un chef de la diplomatie américaine dans ce pays clé dans la lutte contre le djihadisme.

Dans la capitale nigérienne Niamey jeudi et vendredi, le secrétaire d'Etat aura des entretiens avec le président du Niger Mohamed Bazoum, ainsi qu'avec son homologue Hassoumi Massaoudou, précise le département d'Etat.

A son programme figure aussi une rencontre avec des jeunes affectés par les nombreux conflits dans la région.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.