Allemagne: les motifs de la tuerie chez les Témoin de Jéhovah restent à éclaircir

Des fleurs et des bougies sont photographiées sur les lieux où plusieurs personnes ont été tuées dans une église lors d'une fusillade la veille à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 10 mars 2023. (Photo, AFP)
Des fleurs et des bougies sont photographiées sur les lieux où plusieurs personnes ont été tuées dans une église lors d'une fusillade la veille à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 10 mars 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 11 mars 2023

Allemagne: les motifs de la tuerie chez les Témoin de Jéhovah restent à éclaircir

  • Le tueur présumé, qui souffrait probablement de problèmes psychiques, s'est donné la mort sur place, peu après l'intervention des forces de l'ordre
  • Ses motifs restent à déterminer, même s'il n'est pas parti «en bons termes» de la communauté il y a un an et demi. Les témoignages divergent sur le point de savoir s'il en a été exclu ou s'il est parti de son plein gré

HAMBOURG: La police allemande tente toujours samedi d'éclaircir les motifs de l'ex-membre des Témoins de Jéhovah qui a abattu à Hambourg six membres de la communauté, avec laquelle il était apparemment en conflit, avant de se suicider.

Cet homme de 35 ans, identifié comme Philipp F. est suspecté d'avoir abattu avec un pistolet quatre hommes et deux femmes âgés de 33 à 60 ans pendant une séance de prière de l'organisation jeudi soir.

Une femme enceinte, blessée lors de la fusillade, a elle perdu son foetus de sept mois, que la police a comptabilisé parmi les victimes pour porter son propre bilan à huit morts au total.

"La police est arrivée très vite, peut être 4 à 5 minutes après les coups de feu", a raconté Anetta, une habitante du quartier rencontrée par l'AFP alors qu'elle promenait son chien.

Huit personnes ont été blessées, dont quatre grièvement. L'arrivée rapide des forces de l'ordre, qui a interrompu son acte, a permis d'éviter un bilan encore plus lourd, selon les autorités.

Le tueur présumé, qui souffrait probablement de problèmes psychiques, s'est donné la mort sur place, peu après l'intervention des forces de l'ordre.

Son geste a suscité un débat sur la question du port d'armes en Allemagne.

Projet de loi sur le port d'armes

Dans un entretien vendredi soir à la télévision publique ARD, la ministre fédérale de l'Intérieur Nancy Faeser s'est prononcée pour un durcissement de la législation.

Dans un projet de loi actuellement en préparation, il est prévu de devoir présenter un certificat médical pour obtenir un permis de port d'armes, a-t-elle dit.

Il sera en revanche plus difficile d'intervenir après que le permis ait été autorisé. Sans indices d'une éventuelle inaptitude, il est "très, très difficile" d'intervenir, a-t-elle convenu dans cet entretien.

L'homme, un tireur sportif qui possédait d'une arme légale, a tiré à plus de cent reprises et disposait encore de nombreuses munitions.

Ses motifs restent à déterminer, même s'il n'est pas parti "en bons termes" de la communauté il y a un an et demi. Les témoignages divergent sur le point de savoir s'il en a été exclu ou s'il est parti de son plein gré.

L'homme, qui n'avait pas d'antécédents criminels, "nourrissait une rage contre les membres de congrégations religieuses, en particulier contre les Témoins de Jéhovah et son précédent employeur", a expliqué un représentant de la police lors d'une conférence de presse.

Lettre anonyme

La police avait néanmoins reçu en janvier une "lettre anonyme" affirmant que le tireur pourrait souffrir "d'une maladie psychiatrique, sans que cela ait été attesté par un médecin, Philipp F. refusant de consulter" un spécialiste.

Ce dernier a "tiré sur les participants à une manifestation" de prière organisée jeudi soir par la communauté dans un de ses centres de Hambourg, à laquelle participait une cinquantaine de personnes selon Der Spiegel.

Il est entré de force dans le bâtiment de trois étages situé au bord d'une grande artère, face à un ensemble résidentiel et un parc.

Dans un communiqué, les Témoins de Jéhovah se sont dits "bouleversés".

"Tous nos services religieux sont ouverts au public. Nous n'avons pas de gardiens de sécurité. Tout le monde est invité", a déclaré à Hambourg Michael Tsifidaris, représentant régional de la communauté, visiblement encore choqué par la tuerie.

Mme Faeser s'était rendue à Hambourg en fin d'après-midi et avait remercié les forces de l'ordre et de secours pour leur efficacité.

Horrible

"Il est difficile de trouver des mots pour cet acte vraiment terrible, ce que l'auteur a provoqué est horrible", avait-elle déclaré.

Le chancelier allemand Olaf Scholz avait plus tôt adressé ses "pensées" aux victimes et à leurs proches, déplorant dans un tweet "un acte de violence brutal".

Fondés au XIXe siècle aux Etats-Unis, les Témoins de Jéhovah se considèrent comme les héritiers du christianisme primitif et font constamment et uniquement référence à la Bible.

Le statut de l'organisation varie d'un pays à l'autre: ils sont considérés sur le plan juridique au même titre que les "grandes" religions en Autriche et en Allemagne, qui compte un peu plus de 170 000 membres de cette confession, dont 3 800 à Hambourg, selon le site des Témoins.

En France, nombre de leurs branches locales ont le statut d'"association cultuelle", et ce mouvement rigoriste est régulièrement accusé de dérives sectaires.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.