Les Palestiniens soulignent l'augmentation des attaques et des vols de terres par les colons israéliens

Le droit international considère la Cisjordanie et Jérusalem comme des territoires occupés et toutes les constructions de colonies comme illégales (Photo, Fournie).
Le droit international considère la Cisjordanie et Jérusalem comme des territoires occupés et toutes les constructions de colonies comme illégales (Photo, Fournie).
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Publié le Dimanche 12 mars 2023

Les Palestiniens soulignent l'augmentation des attaques et des vols de terres par les colons israéliens

  • Les Palestiniens de Cisjordanie occupée accusent les colonies israéliennes pastorales de priver les éleveurs et les agriculteurs locaux de l'accès à leurs terres
  • Malgré les décisions des tribunaux israéliens de démolir et d'évacuer les avant-postes des colons, ces derniers les reconstruisent

RAMALLAH : Les Palestiniens de Cisjordanie occupée accusent les colonies israéliennes pastorales de priver les éleveurs et les agriculteurs locaux de l'accès à leurs terres.

Malgré les décisions des tribunaux israéliens de démolir et d'évacuer les avant-postes des colons, ces derniers les reconstruisent.

Muraweh Abdul-Haq, un agriculteur de la ville palestinienne de Sinjil, a déclaré à Arab News que des colons bergers armés font paître leurs moutons sur plus de 1 000 dunums de terres de la ville, dont une partie lui appartient. Les colons lui ont brisé la main et ont utilisé du gaz poivré sur lui, ce qui a l’a conduit à être hospitalisé.

Abdul-Haq a déclaré que lui et plusieurs propriétaires terriens de Sinjil ont déposé une plainte contre les colons auprès du bureau de liaison civil palestinien - qui traite avec Israël - mais rien ne s'est produit jusqu'à présent.

FAITS MARQUANTS

- Samedi, des bergers palestiniens ont été agressés par des colons et ont dû quitter leurs terres.

 

- Vendredi, les forces militaires israéliennes ont arrêté des Palestiniens du village de Sika et les ont empêchés d'utiliser leurs terres.

En Cisjordanie, Israël a établi 94 sites militaires, 176 colonies, 154 avant-postes et 60 c lôturemilitaires et agricoles.

Il a également transformé 160 000 dunums de terres palestiniennes privées en installations agricoles pour les colonies.

Samedi, des bergers palestiniens ont été agressés par des colons et ont dû quitter leurs terres. Vendredi, les forces militaires israéliennes ont arrêté des Palestiniens du village de Sika et les ont empêchés de disposer de leurs terres.

Ghassan Daglas, responsable du dossier des colonies dans le nord de la Cisjordanie pour la présidence palestinienne, a déclaré à Arab News que de vastes zones de terres palestiniennes où les colons font paître leur bétail ne peuvent être utilisées par les Palestiniens, sous peine d'être agressés physiquement.

Les colonies israéliennes sur les terres arabes occupées sont illégales au regard du droit international et violent plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, dont la plus récente - la résolution 2334 - a été adoptée en décembre 2017.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

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  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.