L'archevêque orthodoxe de Beyrouth appelle à l'élection d'une femme à la présidence du Liban

L'archevêque Elias Audi (Photo, Wikipédia).
L'archevêque Elias Audi (Photo, Wikipédia).
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Publié le Lundi 13 mars 2023

L'archevêque orthodoxe de Beyrouth appelle à l'élection d'une femme à la présidence du Liban

  • Les forces politiques libanaises se démènent depuis l'année dernière pour désigner un successeur à l'ancien président Michel Aoun
  • Selon la directrice de Seeds for Legal Initiatives, les lois injustes à l'égard des femmes ont fait d'elles des «citoyennes de seconde zone qui dépendent toujours de tuteurs masculins»

BEYROUTH: Le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Elias Audi, a exprimé son soutien à la candidature d'une femme à la présidence de la République.

Lors de son sermon dominical, il s'est demandé: «Comment serait la situation si une femme était choisie comme candidate à la présidence?»

«Depuis la fondation de l'État libanais, nous n'avons eu que des présidents masculins, qui étaient parfois puissants et parfois impuissants», a-t-il ajouté.

Mgr Audi estime que «l'élection d'une femme à la présidence révélera la faiblesse des hommes qui considèrent leurs positions comme installées, alors que les femmes – en tant que femmes au foyer, mères, employées, ou dans tout autre rôle – sont toujours actives».

«Alors pourquoi ne pas laisser les femmes prendre en charge les affaires du pays, à l'instar de nombreux autres pays qui sont devenus des pionniers grâce à leurs présidentes?», a-t-il lancé.

Depuis l'année dernière, les forces politiques libanaises se démènent pour désigner un successeur à l'ancien président Michel Aoun, afin de mettre fin à la vacance qui paralyse les institutions de l'État.

Alors que les chefs de parti masculins détiennent les clés des décisions politiques du pays depuis des décennies, les femmes libanaises sont toujours exclues des principaux postes de décision – notamment la présidence, le poste de premier ministre et le poste de président du parlement – malgré leur présence importante dans d'autres domaines.

Pour Randa al-Yasir, spécialiste des questions féminines, «les principaux prétextes utilisés contre la participation politique des femmes émanent de la culture et des traditions sociétales, qui ont toujours permis à la mentalité masculine d'avoir le dernier mot dans la désignation des candidates», ajoutant que l’opinion des religieux contribue à influencer les mentalités.

«La position de l'archevêque Élias Audi dans son sermon est remarquable. Il a brisé le stéréotype contre les femmes dans les positions de pouvoir», a-t-elle noté.

«Il a clairement encouragé la prise de pouvoir par des hommes ou des femmes patriotiquement égaux pour diriger le pays.»

«La reconnaissance des hommes religieux contribuera à changer cette culture qui a privé les femmes de l'accès aux hautes fonctions nationales», a-t-elle espéré.

Deux femmes extérieures au système politique traditionnel ont annoncé leur candidature à la présidence – un poste réservé à une personnalité maronite – pour succéder à M. Aoun.

La première candidate est Tracy Chamoun, ancienne ambassadrice du Liban en Jordanie et petite-fille de Camille Chamoun, le deuxième président post-indépendance.

La seconde candidate est May Rihani, auteure et experte en matière d'éducation des filles et d'autonomisation des femmes.

Les noms de Chamoun et Rihani étaient absents des 11 sessions parlementaires organisées pour l'élection présidentielle.

Les candidates n'ont reçu la voix d'aucun député actuel, y compris les députés réformateurs et indépendants, en raison des tensions politiques actuelles.

Bien que les libanaises ait obtenu le droit de vote en 1952, et malgré la présence d'un mouvement féministe actif, la représentation des femmes dans les affaires politiques peine à répondre aux attentes.

Huit femmes ont remporté des sièges parlementaires lors des élections de 2022, certaines d'entre elles ayant participé activement aux manifestations de 2019.

Le mouvement féministe au Liban collabore avec des organismes internationaux pour accroître la représentation des femmes dans les conseils municipaux et favoriser leur accession à la fonction de maire.

Il reste à savoir si des élections municipales auront lieu en mai prochain ou si les mandats des conseils actuels seront prolongés en raison du vide présidentiel.

Par ailleurs, lors d'un séminaire organisé par le Programme des Nations unies pour le développement, la directrice de l'organisation Seeds for Legal Initiatives a déclaré que les lois injustes à l'égard des femmes ont fait d'elles des «citoyennes de seconde zone qui dépendent toujours de tuteurs masculins».

Elle a réaffirmé que «l'engagement des femmes en politique n'est pas un privilège, mais un droit inhérent et évident face à l'aggravation des forces politiques stigmatisées par une masculinité brutale résultant de l'accumulation de l'impuissance publique et de la corruption».

Joelle Abou Farhat, présidente de l'organisation non gouvernementale Fiftyfifty au Liban, a exprimé sa crainte face à «la représentation politique limitée des femmes au Parlement, et la présence de seulement 600 femmes dans les conseils municipaux sur les 12 000 postes municipaux».

Elle a ajouté que «les femmes n'ont pas besoin d'être guidées, mais de s'émanciper.

Le Hezbollah s'oppose à la participation des femmes à la vie politique et aucune des listes électorales soutenues par le parti n’a comporté de candidate féminine.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'Israël est proche de son objectif de tuer tous les responsables du 7-Octobre

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
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  • Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre
  • Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque

 


JERUSALEM: Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau.

Ses propos faisaient suite à l'annonce la veille par l'armée israélienne de la mort d'Ezzedine Al-Haddad, commandant de la branche armée du Hamas, mort vendredi lors d'une frappe aérienne ciblée à Gaza.

Au lendemain de l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas du 7 octobre 2023 sur le sol israélien, M. Netanyahu avait promis de traquer les cerveaux de cette attaque qui, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels, a fait 1.221 morts en Israël, en majorité des civils.

"J'ai promis que chaque architecte du massacre et de la prise d'otages serait éliminé jusqu'au dernier, et nous sommes très proches d'achever cette mission", a déclaré M. Netanyahu lors du conseil des ministres hebdomadaire, qualifiant Ezzedine Al-Haddad de "terroriste méprisable".

Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre.

Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque.

M. Netanyahu a réaffirmé dimanche que les forces israéliennes contrôlaient actuellement 60% du territoire de Gaza.

Cette déclaration laisse entendre que l'armée a continué d'étendre sa présence opérationnelle dans le territoire, après de récents articles de presse affirmant que les troupes israéliennes avaient progressé vers une nouvelle ligne dite "orange".

Selon les termes du cessez-le-feu négocié par les Etats-Unis entre Israël et le Hamas, en vigueur depuis le 10 octobre, les forces israéliennes devaient se replier jusqu'à une "ligne jaune" à Gaza, leur laissant le contrôle de plus de 50% du territoire palestinien.

"Nous tenons le Hamas à notre merci. Nous savons exactement quelle est notre mission, et notre mission est de garantir que Gaza ne représentera plus jamais une menace pour Israël", a encore déclaré M. Netanyahu.

La campagne militaire israélienne contre le Hamas depuis les attaques d’octobre 2023 a fait au moins 72.763 morts à Gaza, selon des chiffres du ministère de la Santé du territoire, contrôlé par le Hamas, jugés fiables par les Nations unies.

 


L'Arabie saoudite condamne l'attaque de drone près de la centrale nucléaire d'Abou Dhabi

 Le ministère des affaires étrangères de l'Arabie saoudite a déclaré que l'attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales. (SPA)
Le ministère des affaires étrangères de l'Arabie saoudite a déclaré que l'attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales. (SPA)
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  • Ministère des Affaires étrangères : L'attentat menace la sécurité et la stabilité régionales
  • Le Koweït, le Bahreïn et le chef de la Ligue arabe expriment également leur condamnation

RIYAD: L'Arabie saoudite a condamné une attaque de drone qui a visé un générateur d'électricité aux Émirats arabes unis, situé à l'extérieur du périmètre de la centrale nucléaire de Barakah, dans la région d'Al-Dhafra, à Abou Dhabi.

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que cette attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales, et a exprimé sa solidarité avec les Émirats arabes unis et son soutien à toutes les mesures visant à préserver leur souveraineté, leur sécurité et leur intégrité territoriale, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Les ministères des affaires étrangères du Koweït et de Bahreïn, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, ont également condamné l'attentat.

Le Koweït a déclaré que le fait de viser des installations nucléaires pacifiques constituait une violation flagrante du droit international et représentait un risque pour les civils, l'environnement et la sécurité.

Bahreïn a réaffirmé sa solidarité avec les Émirats arabes unis et a félicité les forces de défense aérienne d'Abou Dhabi pour leur réponse à la menace.

M. Aboul Gheit a exprimé son soulagement après les déclarations de l'Autorité fédérale de régulation nucléaire des Émirats arabes unis selon lesquelles l'incendie provoqué par l'attaque avait été circonscrit.

L'autorité "a confirmé que l'incendie n'a pas affecté la sécurité de la centrale ou l'état de préparation de ses systèmes essentiels, et que toutes les unités fonctionnent normalement".

Les Émirats arabes unis n'ont pas précisé qui avait lancé le drone ni son territoire d'origine.

L'attaque s'est produite pendant un fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, alors que près de 40 pays préparent des efforts pour rouvrir le détroit d'Ormuz, fermé depuis fin février, ce qui a perturbé les marchés du pétrole et du gaz.


Le ministère de la défense saoudien annonce l'interception de trois drones en provenance de l'espace aérien irakien

Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré que le Royaume prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité. (SPA)
Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré que le Royaume prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité. (SPA)
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  • Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu'il prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité
  • M. Al-Maliki a ajouté qu'il prendrait également des mesures pour assurer la sécurité des citoyens et des résidents sur le territoire saoudien

RIYAD: L'Arabie saoudite a déclaré dimanche avoir intercepté trois drones qui avaient pénétré sur son territoire depuis l'espace aérien irakien.

Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu'il prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité.

M. Al-Maliki a ajouté qu'il prendrait également des mesures pour assurer la sécurité des citoyens et des résidents sur le territoire saoudien.

Bien que les hostilités dans le cadre du conflit iranien aient été largement réduites depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu en avril, des drones ont été lancés depuis l'Irak en direction des pays du Golfe.