Après trois ans de restrictions, la Chine relance ses délivrances de visas

Le président chinois Xi Jinping s'exprime lors de la session de clôture de l'Assemblée populaire nationale (APN) au Grand Hall du Peuple à Pékin, le 13 mars 2023. (AFP).
Le président chinois Xi Jinping s'exprime lors de la session de clôture de l'Assemblée populaire nationale (APN) au Grand Hall du Peuple à Pékin, le 13 mars 2023. (AFP).
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Publié le Mardi 14 mars 2023

Après trois ans de restrictions, la Chine relance ses délivrances de visas

  • A partir de mercredi, la Chine recommencera à délivrer «tous types de visas» pour les ressortissants étrangers
  • Les ambassades de Chine aux Etats-Unis et en France ont publié en ligne des notices similaires

PEKIN : La Chine va reprendre à compter de mercredi la délivrance de "tous types de visas", y compris ceux à des fins touristiques, après trois ans de restrictions draconiennes qui ont fermé le pays au monde en raison de l'épidémie de Covid-19.

La Chine, premier pays touché par ce qui était alors un mystérieux virus, avait brutalement fermé en mars 2020 ses frontières à tous les détenteurs de visa, y compris les titulaires de permis de résidence, par crainte d'une nouvelle vague de contaminations depuis l'étranger.

Au plus fort de l'épidémie, de nombreux expatriés s'étaient ainsi retrouvés dans l'impossibilité de rentrer après leur départ de Chine, tandis que le nombre de vols internationaux avait été drastiquement réduit par les autorités chinoises.

Des assouplissements avaient toutefois été consentis avec la reprise progressive des visas d'affaires ou pour réunion familiale.

Mais les échanges entre la Chine et l'étranger sont restés fortement limités durant près de trois ans, par l'obligation d'une quarantaine dès l'arrivée sur le territoire chinois pour tous les voyageurs.

Cette mesure emblématique de la politique sanitaire dite du "zéro Covid" de Pékin a été levée en janvier, à la faveur d'un retour progressif à une vie normale en Chine.

La suspension depuis 2020 des visas touristiques demeurait le dernier vestige de cette politique sanitaire.

Reprise du tourisme

A partir de mercredi, la Chine recommencera à délivrer "tous types de visas" pour les ressortissants étrangers, selon un avis publié par le ministère chinois des Affaires étrangères.

Les ambassades de Chine aux Etats-Unis et en France ont publié en ligne des notices similaires.

Les visas délivrés avant la fermeture des frontières le 28 mars 2020 et qui n'ont pas encore expiré retrouvent leur validité pour se rendre en Chine, précisent les documents.

La Chine va également rétablir les possibilités de certaines entrées sans visa, dont celles vers l'île touristique de Hainan (sud) ou celles permises aux croisiéristes faisant escale à Shanghai.

L'annonce intervient au lendemain de la clôture d'une importante session annuelle du Parlement chinois, qui a reconduit le président Xi Jinping pour un nouveau mandat de cinq ans - le troisième - à la tête du pays et désigné un nouveau Premier ministre.

Li Qiang a averti lundi qu'il serait difficile pour son pays d'atteindre cette année son objectif de croissance "d'environ 5%", déjà l'un des plus faibles depuis des décennies.

Avant de se fermer au reste du monde, la Chine avait accueilli en 2019 quelque 65,7 millions de visiteurs internationaux, selon les données de l'Organisation mondiale du tourisme des Nations unies.

Depuis janvier, les ressortissants chinois peuvent de nouveau quitter leur pays pour faire du tourisme.

Durant l'épidémie, seuls les déplacements pour raisons impérieuses étaient autorisés tandis que les autorités chinoises avaient suspendu la délivrance des passeports.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.