Corruption au Parlement européen: Le juge Claise reste en charge de l'enquête

Le député européen belge Marc Tarabella s'adresse à la presse (Photo, AFP).
Le député européen belge Marc Tarabella s'adresse à la presse (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 15 mars 2023

Corruption au Parlement européen: Le juge Claise reste en charge de l'enquête

  • L'élu socialiste belge, écroué le 11 février dans ce dossier, clame son innocence depuis qu'il est mis en cause
  • Les enquêteurs soupçonnent des versements provenant de hauts responsables du Qatar et du Maroc

BRUXELLES: La cour d'appel de Bruxelles a rejeté mardi la demande de récusation du juge d'instruction Michel Claise, chargé de l'enquête de corruption présumée au sein  du Parlement européen au profit du Qatar et du Maroc.

Le juge Claise "n'est pas récusé", a simplement déclaré à l'AFP un porte-parole du parquet fédéral.

"Nous prenons acte de la décision de maintenir le juge en fonction. Si la procédure en récusation a pu faire en sorte d'obtenir une instruction impartiale, elle n'aura pas été vaine", a réagi de son côté l'équipe de défense de l'eurodéputé belge Marc Tarabella, actuellement écroué dans cette affaire, qui avait formulé la demande de récusation.

L'élu socialiste belge, écroué le 11 février dans ce dossier, écarté du groupe Socialistes & Démocrates au Parlement européen, clame son innocence depuis qu'il est mis en cause.

Il nie avoir reçu argent ou cadeau en échange de supposées interventions en faveur de puissances étrangères dans le cadre de son mandat d'eurodéputé.

Le Parlement européen veut encadrer les activités de lobbying des ex-élus

Les anciens députés européens auront bientôt interdiction d'exercer une activité de lobbyiste pendant six mois après la fin de leur mandat, une réponse au scandale de corruption qui a terni l'image de l'institution. La décision, discutée lundi par les présidents des groupes politiques, a fait l'objet d'un accord de principe et doit être entérinée lors d'une nouvelle réunion en avril, a-t-on appris mardi de sources parlementaires.

La mesure vise a "augmenter les pare-feux" au Parlement européen, a expliqué à l'AFP un responsable de l'assemblée. S'ils souhaitent se lancer dans des activités de lobbyiste, les anciens élus devront être inscrits sur le registre des lobbyistes et seront accrédités sous cette qualité pour accéder au Parlement.

Les ex-élus devront par ailleurs désormais "être enregistrés" pour rentrer au Parlement, a souligné le président du groupe du Parti populaire européen Manfred Weber. Ils bénéficieront d'une accréditation journalière.Ces dispositions sont la mise en oeuvre de l'une des 14 mesures annoncées par la présidente du Parlement, Roberta Metsola.

C'est précisément sur ce type de soupçons que portent les investigations du juge Claise, qui ont débouché le 9 décembre 2022 sur une vague d'interpellations à Bruxelles --dont celle de l'eurodéputée grecque Eva Kaili--, et la saisie d'environ 1,5 million d'euros en cash dans des valises ou des sacs.

Les enquêteurs soupçonnent des versements provenant de hauts responsables du Qatar et du Maroc qui auraient ainsi monnayé des prises de position en faveur de ces deux pays dans la seule institution élue de l'UE. Doha et Rabat ont fermement contesté toute corruption.

Depuis que le scandale a été éclaté, il a été établi que de grosses sommes d'argent ont transité par l'ancien eurodéputé italien Pier Antonio Panzeri, qui a admis avoir orchestré la corruption.

Ce "repenti", également placé en détention provisoire, a désigné Marc Tarabella comme un des destinataires de versements en espèces.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.