L’Opep revoit à la hausse ses prévisions relatives à la croissance de la demande de la Chine en pétrole

L’Opep prévoit que la demande mondiale de pétrole pour 2023 n’évoluera pas par rapport aux prévisions établies le mois dernier (Shutterstock).
L’Opep prévoit que la demande mondiale de pétrole pour 2023 n’évoluera pas par rapport aux prévisions établies le mois dernier (Shutterstock).
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Publié le Mercredi 15 mars 2023

L’Opep revoit à la hausse ses prévisions relatives à la croissance de la demande de la Chine en pétrole

  • Le fait que la demande chinoise soit plus soutenue pourrait donner un coup de pouce au marché du pétrole
  • L’Opep a annoncé une hausse de 117 000 bpj de sa production de pétrole brut en février, qui devrait atteindre 28,92 millions de bpj

LE CAIRE: L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a encore une fois revu à la hausse ses prévisions relatives à la demande de pétrole de la Chine en 2023. Cette tendance s’explique par la décision de la Chine d’alléger les restrictions liées à la Covid-19. En dépit de cette croissance, la demande mondiale restera stable en raison des facteurs de risque qui pèsent sur la croissance mondiale.

Dans son rapport mensuel, l’Opep prévoit que la demande mondiale de pétrole augmentera de 2,32 millions de barils par jour en 2023, soit une hausse de 2,3%. Ce chiffre n’a pas évolué par rapport aux prévisions du mois dernier.

Le fait que la demande chinoise soit plus soutenue pourrait donner un coup de pouce au marché du pétrole. Toutefois, les prix du brut ont chuté cette semaine en raison des craintes soulevées par l’effondrement de la Silicon Valley Bank, qui pourrait engendrer une nouvelle crise financière. L’Opep a attiré l’attention sur les éventuelles menaces qui pèsent sur l’économie mondiale en raison de la hausse des taux d’intérêt.

«L’économie mondiale connaîtra un élan considérable grâce à la réouverture de la Chine qui imposait de strictes restrictions dans le cadre de sa politique “zéro Covid-19”», indique le rapport de l’Opep.

«Les taux d’intérêt et les niveaux d’endettement mondiaux augmentent à un rythme soutenu, ce qui risque de freiner la croissance mondiale», poursuit le rapport.  

L’Opep s’attend à une croissance de la demande chinoise de pétrole à hauteur de 710 000 barils par jour (bpj) en 2023; le mois dernier, elle a prévu une hausse de 590 000 bpj. La demande mondiale reste toutefois stable en raison de la baisse prévue dans d’autres pays.

Par ailleurs, le rapport fait état d’une augmentation de la production de pétrole brut par l’Opep au mois de février en dépit de l’engagement pris l’année dernière par l’Opep+ (alliance plus élargie qui comprend la Russie) de réduire la production afin de maintenir le marché à flot.

L’Opep a annoncé une hausse de 117 000 bpj de sa production de pétrole brut en février, qui devrait atteindre 28,92 millions de bpj.

Hassan Balfakeih, ancien analyste en chef chargé d’analyser la demande de pétrole au sein du secrétariat de l’Opep, confie à Arab News que le rapport présente «une perspective sur le marché mondial du pétrole qui affiche un optimisme prudent et qui reflète les paramètres actuels du marché».

Il précise: «Le rapport fait état de l’influence favorable de la réouverture complète de la Chine sur la consommation de pétrole. Il souligne également l’importance du ralentissement de l’activité économique observée aux États-Unis et en Europe. Cette tendance est susceptible de faire baisser la demande de pétrole brut cette année. En comparaison avec le rapport du mois dernier, les paramètres du marché pétrolier n’ont donc pas bougé, en dépit des évolutions observées dans certaines régions.»

«Le rapport constate que l’économie mondiale demeure confrontée à des obstacles tels que l’inflation élevée et le conflit en Ukraine. En revanche, les secteurs du voyage et du transport se redressent de façon soutenue, ce qui stimule la demande mondiale de pétrole.»

(en collaboration avec Reuters)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.