«Salade grecque», portrait de la jeunesse 20 ans après «L'Auberge espagnole»

Un bus décoré du festival "Series Mania" le jour de l'ouverture du festival à Lille, dans le nord de la France (Photo, AFP).
Un bus décoré du festival "Series Mania" le jour de l'ouverture du festival à Lille, dans le nord de la France (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 19 mars 2023

«Salade grecque», portrait de la jeunesse 20 ans après «L'Auberge espagnole»

  • Les violences faites aux femmes et d’autres questions de diversité sont ainsi abordées tout au long de la série.
  • L'écologie y est évoquée par petites touches, à la différence de la crise migratoire

Suite très attendue de "L'Auberge espagnole", la série "Salade grecque" dresse le portrait d'une jeunesse moins insouciante et plus engagée qu'il y a 20 ans, Cédric Klapisch emmenant les enfants de Xavier (Romain Duris) et Wendy (Kelly Reilly) à Athènes, sur fond de crise migratoire.

Les festivaliers de Séries Mania ont pu déguster vendredi soir à Lille les deux premiers des huit épisodes prolongeant la saga démarrée en 2002, avant leur arrivée sur Amazon Prime Vidéo, le 14 avril.

Sollicité il y a quatre ans par la plateforme américaine pour adapter et moderniser son film culte, Cédric Klapisch a préféré se lancer dans une suite, tout en mettant au second plan ses héros d'origine.

Après Barcelone, Saint-Pétersbourg ("Les poupées russes") et New York ("Casse-tête chinois"), où leurs parents tenaient le haut de l'affiche, c'est donc dans la capitale grecque que l'on retrouve Tom (Aliocha Schneider), 26 ans, et sa soeur Mia (Megan Northam), 22 ans, à la faveur d'un héritage immobilier après le décès de leur grand-père.

Start-upper ambitieux, Tom découvre à cette occasion que sa cadette, censée être en année Erasmus, a arrêté ses études pour venir en aide aux migrants. Alors que leurs divergences compliquent le partage de leur patrimoine, ils sont amenés à cohabiter avec des jeunes issus des quatre coins du Vieux Continent... comme leurs parents 20 ans plus tôt.

Mais "beaucoup de choses ont changé" depuis "les années 2000, une époque d'euphorie", où l'idée européenne était "enthousiasmante", a expliqué Cédric Klapisch samedi, lors d'un point presse à Lille.

"Il y a eu la crise économique, le Brexit, la guerre en Ukraine, le Covid. (...) L'Europe est toujours mise en danger, fragilisée", a ajouté le réalisateur.

D'où l'idée des scénaristes de situer leur histoire en Grèce, "symbole de ce qui a été dysfonctionnel en Europe" depuis deux décennies, a ainsi estimé le co-auteur de la série, Thomas Colineau.

Jeunes auteurs 

"C'est le berceau du théâtre antique. Cela nous permettait de questionner le patrimoine, l'héritage, l'Europe d'avant", a complété Agnès Hurstel ("Jeune et Golri"), également membre des cinq scénaristes, âgés de 26 à 30 ans au début du projet, recrutés par Cédric Klapisch pour retranscrire les préoccupations de leur génération.

Les violences faites aux femmes et d’autres questions de diversité sont ainsi abordées tout au long de la série.

L'écologie y est évoquée par petites touches, à la différence de la crise migratoire, d'autant plus centrale que la série se déroule en Grèce, porte d'entrée de l'UE pour nombre de réfugiés.

"Quand j'ai fait le casting des scénaristes - j'en ai vu une quinzaine -, quand je posais la question +c'est quoi la thématique importante pour vous ?+, ils m'ont tous dit: +La crise migratoire+", a relaté Cédric Klapisch, "étonné qu'ils ne mentionnent pas l'environnement".

A Athènes, les équipes ont pris soin "de parler aux associations, aux différentes populations" représentées parmi les migrants, parfois sollicités comme acteurs ou figurants, a expliqué à l'AFP Lola Doillon, co-réalisatrice de la série avec Antoine Garceau.

"Quand la guerre en Ukraine a éclaté, c'était impossible de ne pas en parler", se remémore la femme de Cédric Klapisch, évoquant l'impact du conflit sur les réfugiés non ukrainiens. "Certains se demandaient pourquoi tout à coup les Ukrainiens passaient en priorité. C'était assez terrible de se retrouver dans ces questionnements-là".

"Salade grecque" n'en conserve pas moins les ingrédients festifs qui ont fait le succès de la trilogie d'origine: vie en collectivité, mélange des cultures... sur une bande-originale toujours signée Loïk Dury.

Des castings ont eu lieu dans une dizaine de pays pour dénicher de jeunes talents italiens, tchèques, croates ou encore syriens, au coeur d'une production encore plus internationale que les précédentes et tournée en plusieurs langues.

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La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: 

La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com