Retraites: «La rue s'exprime» à nouveau à Paris, des manifestants aux Halles

Un manifestant tient une pancarte sur laquelle on peut lire "Vivre oui ! Survivre non !" lors d'une manifestation près de la place d'Italie à Paris (Photo, AFP).
Un manifestant tient une pancarte sur laquelle on peut lire "Vivre oui ! Survivre non !" lors d'une manifestation près de la place d'Italie à Paris (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Lundi 20 mars 2023

Retraites: «La rue s'exprime» à nouveau à Paris, des manifestants aux Halles

  • «Le gouvernement n'a pas voulu discuter, il est responsable de cette impasse»
  • «La rue s'exprime, et si elle brûle des choses, c'est pour se faire entendre»

PARIS: Quelques centaines de personnes se sont rassemblées dimanche aux Halles, au cœur de Paris en fin d'après-midi, scandant pour la quatrième soirée consécutive dans la capitale des slogans visant Macron et la police et rejetant l'usage du 49.3 pour faire adopter la réforme des retraites.

Commencé vers 18h00 dans ce quartier commerçant et très fréquenté, le rassemblement s'est déroulé dans le calme, selon une journaliste de l'AFP sur place.

"Le gouvernement n'a pas voulu discuter, il est responsable de cette impasse. Les rassemblements à répétition, c'est le seul moyen de lui mettre la pression. La rue s'exprime, et si elle brûle des choses, c'est pour se faire entendre", a déclaré Pierre Simon, 24 ans.

"La retraite à 60 ans on s'est battu pour la gagner, on se battra pour la garder", scandait la foule, encadrée de près par les forces de l'ordre, à la veille d'une journée décisive avec le débat à l'Assemblée nationale sur les motions de censure.

Selon une source policière, le rassemblement, auquel ont participé 350 personnes, n'avait pas été déclaré. Une tentative de départ en cortège sauvage a été empêchée par les forces de l'ordre et 17 personnes ont été interpellées.

Il faudra «retisser le lien» avec les Français, selon Aurore Bergé

La présidente des députés Renaissance Aurore Bergé juge que les votes lundi sur les motions de censure seront un moment de "clarté" et qu'ensuite il faudra "retisser le lien" avec les Français, mis à mal par la réforme très contestée des retraites.

Deux motions visant à renverser le gouvernement, l'une transpartisane du groupe Liot et l'autre du RN, ont été déposées après le déclenchement jeudi du 49.3 par la Première ministre pour faire passer la réforme sans vote. Elles seront débattues lundi à l'Assemblée nationale.

Leur vote "revient à une seule question : la réforme des retraites est une réforme indispensable ou insupportable pour les Français", a affirmé Mme Bergé dimanche à Franceinfo-France Inter-Le Monde.

Aux députés LR qui se sont opposés au texte, elle dit "qu'ils assument". Il faudrait une trentaine de voix LR, soit environ la moitié du groupe, pour que la motion Liot soit adoptée.

"Allons à la clarté. La clarté, c'est le vote", a lancé la dirigeante du groupe majoritaire. Et si le gouvernement était renversé, "il faut assumer, on y retourne" avec une possible dissolution que pourrait décider le président Macron, a-t-elle ajouté.

La capitale a connu trois soirées de tensions depuis l'annonce jeudi du recours par Elisabeth Borne à l'article 49.3 de la Constitution qui permet l'adoption d'un texte sans vote, sauf motion de censure.

Jeudi et vendredi, plusieurs milliers de personnes avaient exprimé leur colère place de la Concorde, amenant la préfecture de police à interdire jusqu'à mardi tout rassemblement sur cette place, située tout près de l'Assemblée nationale, au pied des Champs-Élysées, et qui restait dimanche sous surveillance policière.

Samedi, à l'appel de la CGT Ile-de-France, 4.000 personnes, selon la police, avaient convergé place d'Italie où des incidents avaient éclaté.

Pour cette seule journée de samedi, 400 contrôles ont eu lieu place de la Concorde et 122 interpellations effectuées dans la capitale, selon le ministère de l'Intérieur.


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Short Url
  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Short Url
  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".