La GAMI lance une plate-forme pour stimuler les investissements étrangers dans le secteur de la défense du Royaume

Ces initiatives ont été lancées lors d'un événement à Riyad (Huda Bashatah/Vidéo AN).
Ces initiatives ont été lancées lors d'un événement à Riyad (Huda Bashatah/Vidéo AN).
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Publié le Mardi 21 mars 2023

La GAMI lance une plate-forme pour stimuler les investissements étrangers dans le secteur de la défense du Royaume

  • L'initiative Military Industries Enabler donnera aux investisseurs un aperçu du secteur dans le Royaume, notamment les politiques, les procédures, la demande et les avantages
  • Cette initiative cible les organisations du secteur ainsi que les particuliers et les institutions gouvernementales

RIYAD: L'Autorité générale des industries militaires (GAMI) a lancé une nouvelle plate-forme grâce à laquelle les investisseurs locaux et internationaux pourront avoir accès à des opportunités dans le secteur de la défense saoudienne.

L'initiative Military Industries Enabler donnera aux investisseurs un aperçu du secteur dans le Royaume, notamment les politiques, les procédures, la demande et les avantages.

Ahmed al-Ohali, gouverneur de la GAMI, a déclaré à Arab News: «Notre objectif est d’établir en Arabie saoudite un secteur de la défense solide et durable, avec les technologies adéquates, répondant aux besoins des organismes de défense et de sécurité et à notre volonté de ‘saoudisation’ du capital humain dans le secteur de la défense, dans le but de satisfaire également notre objectif d'attirer de très importants investissements pour contribuer au PIB (Produit intérieur brut) d'ici 2030.»

Le lancement de cette plate-forme constitue une étape essentielle pour le Royaume, sachant qu’elle cherche à créer un environnement d'investissement attractif pour les organismes en Arabie saoudite ou à l'étranger qui souhaitent intervenir dans le secteur de la défense.

Dans le but de promouvoir le processus d'investissement et de s'intégrer aux secteurs concernés et à divers services participatifs, cette initiative cible les organisations du secteur ainsi que les particuliers et les institutions gouvernementales.

Al-Ohali a affirmé: «Le secteur de la défense en Arabie saoudite est une nouveau secteur. Nous construisons donc l'infrastructure nécessaire à son succès... Nous avons clairement indiqué que quiconque souhaite investir dans cette industrie saoudienne, qu’il s’agisse d’un investisseur saoudien ou étranger, sera traité de la même manière tant qu'il remplit ses obligations et engagements dans ces domaines.»

Les investisseurs pourront accéder à divers services, dont des licences militaires, des catalyseurs, une planification générale des forces, de même qu’une documentation de spécifications et de normes militaires via la plate-forme Military Industries Enabler.

La GAMI a encouragé les investissements gouvernementaux dans le secteur de la défense saoudienne par le biais de programmes de financement, garantissant une assurance à l'exportation, renforçant la formation et les qualifications des ressources humaines.

Elle a également supprimé les coûts de TVA, tout en soutenant les petites et moyennes entreprises, et garantissant un système de marchés publics.

Al-Ohali a affirmé: «La plate-forme comprend tous les principes et procédures qui informeront les investisseurs sur la demande de certains produits et armements au cours des dix prochaines années.»

«Les bénéfices comprennent certains avantages financiers, des subventions, par exemple des produits technologiques et stratégiques, notamment des prêts sans intérêt pour certains produits», a-t-il ajouté.

«Elle inclut également des prêts du SIDF (Fonds saoudien de développement industriel). Ces avantages comprennent aussi un taux zéro de TVA pour la fabrication locale, le développement du capital humain, la formation, les bourses d'études dans le Royaume et à l’étranger.»

La GAMI est en train de mettre en place un comité de coordination des industries militaires avec les secteurs privé et public, visant à améliorer la communication, l'échange de connaissances et de savoir-faire et à contribuer à la fabrication locale au niveau des industries et des technologies militaires stratégiques, a déclaré le gouverneur lors de l'événement.

Le secteur de la défense s'est considérablement transformé depuis la création de cette Autorité en 2017, 349 permis et licences ayant été délivrés à 194 infrastructures opérant dans le secteur de la défense militaire saoudienne.

En 2018, le taux de fabrication locale au sein du secteur n'était que de 2%. Il est passé à 13,7% du total des services et équipements militaires à la fin de 2022.

Il existe actuellement 62 capacités de service dans le secteur dans les domaines maritime, terrestre, de l'armement et de l'électronique interactive avancée, et plus de 74 opportunités d'investissement consacrées au projet de chaînes d'approvisionnement estimées à 270 millions de riyals saoudiens (1 riyal = 0,25 euro).

Al-Ohali a indiqué: «C’est une plate-forme complète qui leur donnera une image très claire du secteur de la défense en Arabie saoudite, des principes et procédures, de la demande et des avantages.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Carburant: le gouvernement ne doit pas céder au «chantage» de TotalEnergies, dit Olivier Faure

TotalEnergies "profite de la crise" et "le gouvernement ne doit pas céder au chantage" du géant pétrolier, a déclaré mercredi le patron du Parti socialiste Olivier Faure sur BFMTV.
TotalEnergies "profite de la crise" et "le gouvernement ne doit pas céder au chantage" du géant pétrolier, a déclaré mercredi le patron du Parti socialiste Olivier Faure sur BFMTV.
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  • "Je ne dis pas que Total ne paie pas d'impôts, je ne dis pas que Total est un groupe qui mérite d'être mis d'être mis au ban de la société française", a-t-il poursuivi
  • "Ce que je dis simplement au gouvernement, c'est qu'il ne peut pas céder au chantage. On ne peut pas avoir un chef d'entreprise qui dit au gouvernement ce qu'il doit faire et ce qu'il ne peut pas faire, ce n'est pas admissible"

PARIS: TotalEnergies "profite de la crise" et "le gouvernement ne doit pas céder au chantage" du géant pétrolier, a déclaré mercredi le patron du Parti socialiste Olivier Faure sur BFMTV.

Alors que le PDG du groupe TotalEnergies Patrick Pouyanné a menacé mardi d'arrêter son plafonnement du prix des carburants dans ses stations-service françaises en cas de taxe sur les "superprofits", le patron du PS Olivier Faure a jugé que TotalEnergies était "un profiteur de crise comme d'autres".

Un profiteur de guerre? "Bien sûr", mais "à l'insu de son plein gré. Je ne dis pas que c'est lui qui est à l'origine de cette guerre illégale", a poursuivi le patron du PS, qui a déposé la semaine dernière une proposition de loi pour taxer ce type de superprofits, visant les entreprises réalisant plus de 750 millions (d'euros) de chiffre d'affaires.

"Je ne dis pas que Total ne paie pas d'impôts, je ne dis pas que Total est un groupe qui mérite d'être mis d'être mis au ban de la société française", a-t-il poursuivi.

"Ce que je dis simplement au gouvernement, c'est qu'il ne peut pas céder au chantage. On ne peut pas avoir un chef d'entreprise qui dit au gouvernement ce qu'il doit faire et ce qu'il ne peut pas faire, ce n'est pas admissible", a martelé le chef des socialistes.

"Total dit qu'il plafonne les prix, ce qui est vrai", a reconnu M. Faure, mais le groupe "vient de faire 6 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires" et "a augmenté son profit de 51%". "Ce n'est pas normal", a-t-il insisté.

Quand Total et d'autres font des superprofits, "ils ne font pas des profits parce qu'ils ont un génie particulier", a-t-il ajouté, jugeant "normal que celles et ceux qui font des profits qui sont des profits indus soient amenés aussi à contribuer".

Olivier Faure a dit maintenir sa proposition de loi. "Le patriotisme, c'est ça".

Pour sa part, David Lisnard, candidat libéral à la présidentielle, a jugé sur FranceInfo que les marges de Total semblaient être "tout à fait dans la norme", c'est-à-dire "celle du marché".

Le président de l’Association des maires de France (AMF) a réitéré sa proposition de "suspension provisoire des certificats d'économie d'énergie" qui à ses yeux constitue "la seule mesure générale qui est possible sans dégrader les comptes publics".


Le fonds de garantie des dépôts français quasi stable, à 7,7 milliards d'euros

Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) disposait fin 2025 de 7,745 milliards d'euros en réserve en cas de défaillance d'un établissement bancaire, selon un communiqué publié mardi en marge de la publication de son rapport annuel. (AFP)
Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) disposait fin 2025 de 7,745 milliards d'euros en réserve en cas de défaillance d'un établissement bancaire, selon un communiqué publié mardi en marge de la publication de son rapport annuel. (AFP)
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  • Cette couverture est largement théorique puisque le FGDR n'a en banque que 0,5% du montant couvert, estimé à près de 1.500 milliards d'euros
  • Les ressources du FGDR "sont proportionnées au risque réel d’intervention", rappelle-t-il sur son site internet

PARIS: Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) disposait fin 2025 de 7,745 milliards d'euros en réserve en cas de défaillance d'un établissement bancaire, selon un communiqué publié mardi en marge de la publication de son rapport annuel.

"Nous consolidons ces réserves financières", s'est félicité le président du directoire du FGDR Anthony Requin lors d'un entretien avec l'AFP.

Le FGDR est chargé d'intervenir en cas de défaillance d'un établissement financier: chaque Français est couvert à hauteur de 100.000 euros par ce fonds.

Sont éligibles les comptes courants, comptes à terme, livrets jeunes, comptes épargne logement, plan d'épargne logement ou encore les comptes espèces attachés à un compte titres ou à un plan épargne en actions (PEA).

Cette couverture est largement théorique puisque le FGDR n'a en banque que 0,5% du montant couvert, estimé à près de 1.500 milliards d'euros.

Les ressources du FGDR "sont proportionnées au risque réel d’intervention", rappelle-t-il sur son site internet.

La concentration du système bancaire, autour de six grands établissements (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE, Crédit Mutuel et la Banque postale) confère à la France ce ratio si faible.

D'autres digues, positionnées en amont, sont là pour éviter les faillites bancaires: un contrôle régulier et poussé par le superviseur, des exigences réglementaires fortes en matière de fonds propres notamment, un mécanisme de résolution et un fonds européen de près de 80 milliards d'euros.

Au sein de chaque banque existent "des réserves qui sont là pour absorber des chocs", souligne M. Requin.

Le FGDR, créé en 1999, disposait fin 2024 d'un montant à peine plus faible, de 7,732 milliards d'euros.

La différence s'explique notamment par de nouvelles contributions au titre de la garantie des services de gestion ainsi que le produit d'amendes prononcées par l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Le FGDR compte 1.134 établissements adhérents, au titre de sa garantie des dépôts, mais aussi des titres ou des cautions.


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu.