Grèce: après la catastrophe ferroviaire, le trafic des trains reprend partiellement

Une photo prise le 9 mars 2023 montre le site dégagé d'un accident de train qui a fait 57 morts le 28 février, lors de la pire catastrophe ferroviaire de Grèce, près de la ville centrale de Larissa. (Photo, AFP)
Une photo prise le 9 mars 2023 montre le site dégagé d'un accident de train qui a fait 57 morts le 28 février, lors de la pire catastrophe ferroviaire de Grèce, près de la ville centrale de Larissa. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 22 mars 2023

Grèce: après la catastrophe ferroviaire, le trafic des trains reprend partiellement

  • La liaison entre Athènes et Chalkis (à 80 km) et deux autres lignes locales dans l'ouest du Péloponnèse sont de nouveau en service après cette catastrophe qui avait entrainé d'importants mouvements de grève dans les transports, dont les trains
  • A bord des trains mercredi, les interrogations sur la sécurité se faisaient jour alors que cette collision frontale entre un train de voyageurs et un convoi de marchandises a révélé des dysfonctionnements dans les systèmes vétustes de sécurité

ATHENES: Le trafic ferroviaire de passagers en Grèce a partiellement repris mercredi après trois semaines d'arrêt suite à la catastrophe ferroviaire qui a fait 57 morts et révélé de graves défaillances dans la sécurité des chemins de fer.

Seules certaines lignes interurbaines autour d'Athènes sont assurées depuis mercredi pour le trafic passagers, selon les données de la compagnie des chemins de fer Hellenic Train, notamment celle reliant Le Pirée, grand port près d'Athènes, à l'aéroport international Elefthérios Venizelos, à 40 km de la capitale.

La liaison entre Athènes et Chalkis (à 80 km) et deux autres lignes locales dans l'ouest du Péloponnèse sont également de nouveau en service après cette catastrophe qui avait entrainé d'importants mouvements de grève dans les transports, dont les trains.

Toutefois le trafic sur la ligne où a eu lieu la collision frontale meurtrière entre un train de passagers et un convoi de marchandises le 28 février à Tempé, à 350 km au nord d'Athènes, ne reprendra que le 1er avril, selon le nouveau ministre des Transports, Georges Gerapetritis.

Il s'agit de la principale ligne du pays, longue de 600 km et reliant Athènes à Thessalonique, la deuxième ville de Grèce, dans le nord.

Interrogations sur la sécurité

A bord des trains mercredi, les interrogations sur la sécurité se faisaient jour alors que cette collision frontale entre un train de voyageurs et un convoi de marchandises a révélé des dysfonctionnements dans les systèmes vétustes de sécurité des chemins de fer.

Pour Tassos, un passager quinquagénaire d'un train à destination de l'aéroport, "le risque existe mais on n'y pense pas, on met notre vie en jeu", affirme-t-il sous couvert de l'anonymat. "On n'a pas vraiment le choix", ajoute-t-il.

Mercredi en début d'après-midi, sur le quai, une dizaine de passagers attendaient le train à destination de l'aéroport, très fréquenté à la fois par les touristes et les habitants de la région de l'Attique autour de la capitale grecque.

"Après tout ce qui s'est passé, je souhaite (...) que les défaillances sur les voies ferrées soient réparées et qu'on n'ait plus de retards et de problèmes", a indiqué Michalis, 35 ans, un employé municipal qui préfère ne pas donner son nom de famille.

Le trafic des trains de marchandises qui assurent le transit commercial entre la Grèce et l'Europe centrale ne vont reprendre que d'ici à la fin mars, selon les autorités.

Le rétablissement de la totalité des itinéraires réguliers doit intervenir d'ici à cinq semaines, a assuré le ministre la semaine dernière.

« Regagner la confiance »

Mercredi à 04H45 locales (02H45 GMT) un premier train a quitté la gare centrale d'Athènes pour effectuer un itinéraire d'essai, suivi d'un deuxième train à destination d'Inoi, à 50 km à l'ouest de la capitale.

"Nous sommes appelés à passer au jour d'après l'évènement tragique qui nous a tous ébranlés", a indiqué Panayiotis Terezakis, le nouveau directeur général de l'Organisme public des chemins de fer (OSE) qui avait remplacé son prédécesseur limogé quelques jours après le drame.

Il a assuré qu'"il ferait tout ce qui est humainement possible pour regagner la confiance des passagers" et "remettre en service les trains du pays".

Georges Gerapetritis a promis la semaine dernière des mesures de sécurité complémentaires dont deux conducteurs dans les trains interurbains et "trois assistants au lieu de deux jusqu'ici dans les trains de passagers Intercity entre Athènes et Thessalonique".

Imputé surtout à une erreur du chef de gare en service ce soir-là, cet accident le pire que la Grèce ait connu, a aussi révélé certaines négligences de l'Etat dans la modernisation des systèmes de sécurité des trains.

Le transport ferroviaire en Grèce est relativement peu développé et ne comprend qu'environ 2.100 km de voies. Un réseau dense d'autocars dessert les principales villes et villages du pays.

Au lendemain de l'accident, le ministre des Transports d'alors, Kostas Karamanlis avait démissionné.

De grandes manifestations de colère, souvent violentes, ont secoué Athènes et d'autres villes depuis la catastrophe, pointant du doigt le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis mais aussi ses prédécesseurs de gauche pour avoir négligé la sécurité des trains.

Sous pression, Kyriakos Mitsotakis a annoncé mardi soir que les élections générales se tiendraient en mai sans préciser toutefois la date exacte.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.


Le nouveau Premier ministre Burnham réunit son gouvernement, sans les proches de Starmer

Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
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  • Andy Burnham a pris ses fonctions comme Premier ministre britannique, remaniant profondément son gouvernement et écartant plusieurs proches de Keir Starmer
  • Il doit annoncer ses premières mesures pour le pouvoir d'achat, tout en promettant une réindustrialisation, davantage de logements sociaux et des réformes majeures

LONDRES: Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham réunit mardi son gouvernement marqué par le départ de fidèles de son prédécesseur Keir Starmer et doit annoncer des mesures pour le pouvoir d'achat.

A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016, année du Brexit, en succédant lundi au démissionnaire Keir Starmer et ses deux ans au pouvoir.

Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures déjà présentes dans l'équipe de Keir Starmer, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times titrant même sur une "purge".

Le Financial Times pointe lui une "surprise": l'ancien ministre de la Défense John Healey, qui avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire, remplace Rachel Reeves aux Finances - une fidèle de Keir Starmer écartée.

John Healey fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone et de finances contraintes par une dette publique élevée.

Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui avait envisagé un temps de défier Keir Starmer à la tête du Labour. Il sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique.

"Nous veillerons à ce que nos forces armées disposent des ressources nécessaires", a appuyé Wes Streeting dans une publication sur X suivant sa nomination, revenant sur la question des moyens alloués à la défense qui avait fragilisé en juin le gouvernement Starmer et accéléré sa chute.

Le nouveau ministre a également assuré l'Ukraine de son soutien, après que Andy Burnham a échangé par téléphone avec son dirigeant Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron.

Ed Miliband, ministre de l'Energie sortant, devient chef de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, est elle maintenue à l'Intérieur.

Un autre très proche de Keir Starmer, ex-ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, a lui été mis à l'écart du nouvel exécutif.

- "Changements profonds" -

La figure de l'aile gauche du parti Angela Rayner, qui fut numéro deux de Keir Starmer, retrouve son portefeuille du Logement.

Andy Burnham doit réunir mardi son équipe gouvernementale, et annoncer de premières mesures de lutte contre le coût de la vie.

Il souhaite agir rapidement en accord avec sa première allocution devant Downing Street la veille, où il a promis d'engager "les changements les plus profonds de ces quarante dernières années" au Royaume-Uni, lui faire retrouver sa "stabilité" et "redonner de l'espoir".

S'exprimant sans notes et sans pupitre en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère, le nouveau Premier ministre a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat.

Il a érigé en priorité de "mettre fin au sans-abrisme", après s'être rendu dans un refuge pour personnes sans domicile fixe au matin de sa nomination.

Les travaillistes comptent aussi sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays grâce au renouveau connu par l'agglomération de Manchester. Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" à Manchester.


L'Iran dit avoir visé des cibles militaires américaines à Bahreïn et au Koweït

Une image satellite montre de la fumée s'élevant à proximité d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran cible le Koweït dans le cadre de frappes de représailles en réponse aux attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
Une image satellite montre de la fumée s'élevant à proximité d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran cible le Koweït dans le cadre de frappes de représailles en réponse aux attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
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  • L'Iran affirme avoir ciblé des installations militaires américaines à Bahreïn et au Koweït, notamment des systèmes de défense antiaérienne, des radars et des équipements de localisation
  • Selon les autorités iraniennes, trois bases américaines au Koweït ont également été visées par des drones, tandis que Téhéran menace de nouvelles attaques plus puissantes

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mardi avoir visé des cibles militaires américaines à Bahreïn et au Koweït, selon l'agence officielle Irna.

L'armée idéologique de l'Iran a dit avoir frappé deux systèmes de défense antiaériens et une installation radar sur deux avant-postes américains à Bahreïn.

Les Gardiens ont également affirmé avoir touché des dispositifs de missiles défensifs et des systèmes de réception radar et satellite au Koweït. "L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", après cette attaque d'installations de repérage, ont-ils dit dans un communiqué diffusé par Irna.

Dans une autre déclaration portée par la télévision d'Etat, l'armée iranienne indique avoir frappé "trois importantes bases américaines au Koweït" avec des drones suicide. Sur celle d'Arifjan, elle explique avoir visé des bâtiments administratifs et des systèmes de localisation, une hélistation sur celle d'Al-Udairi, et un baraquement sur la base aérienne Ahmad Al-Jaber.