Foot: Victoire de prestige du Maroc contre le Brésil en amical 2-1

L'entraîneur marocain Walid Regragui et ses joueurs saluent les supporters après le match amical entre le Maroc et le Brésil au Grand Stade de Tanger le 25 mars 2023 (Photo, AFP).
L'entraîneur marocain Walid Regragui et ses joueurs saluent les supporters après le match amical entre le Maroc et le Brésil au Grand Stade de Tanger le 25 mars 2023 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Dimanche 26 mars 2023

Foot: Victoire de prestige du Maroc contre le Brésil en amical 2-1

  • «Je suis dans un rêve, le Brésil est la première équipe du classement Fifa, pays du football, et en plein ramadan!», s'est exclamé le sélectionneur marocain
  • L'équipe du Maroc disputera un deuxième match amical contre le Pérou mardi à Madrid

TANGER: Le Maroc s'est imposé pour la première fois de son histoire contre le Brésil (2-1) lors d'un match amical samedi à Tanger, poursuivant sa bonne dynamique après sa brillante Coupe du monde au Qatar.

"Je suis dans un rêve, le Brésil est la première équipe du classement Fifa, pays du football, et en plein ramadan !", s'est exclamé le sélectionneur marocain Walid Regragui, lors de la conférence de presse d'après-match.

"Mais le chemin est long, il ne faut pas s'enflammer" pour atteindre de nouveaux sommets, a-t-il aussitôt averti.

Les Lions de l’Atlas ont ouvert le score par l'intermédiaire de Sofiane Boufal (29e) d'une frappe en pivot sur une passe décisive du jeune Bilal El Khannous, titularisé pour la deuxième fois en sélection nationale.

Trois minutes avant, Vinícius Jr. avait marqué, mais son but a été refusé pour hors-jeu, après une sortie hasardeuse du gardien marocain Yassine Bounou.

L'avantage était gommé à la 67e sur un tir anodin de Casemiro qui échappait à Bounou, décidément pas à la fête dans la nuit tangéroise.

Dominateur contre une Seleçao brouillonne, le Maroc a repris l'avantage à dix minutes de la fin grâce à une reprise de volée sous la barre par le rentrant Abdelhamid Sabiri.

C'est la première fois que le Maroc sort victorieux d'une confrontation avec le Brésil après deux défaites en 1997 (2-0) et un an plus tard (3-0) en phase de poules du Mondial-98 en France.

Pour cette reprise internationale, Walid Regragui s'est appuyé sur l'ossature qui a hissé le Maroc en demi-finale de la Coupe du monde, avec Hakim Ziyech, Azzedine Ounahi, Noussair Mazraoui Sofiane Amrabat et le défenseur parisien Achraf Hakimi, remplacé en début de 2e mi-temps.

A guichets fermés

En face, la Seleçao, amoindrie, a dû composer avec les absences de Neymar, Marquinhos et Richarlison.

Les quintuples champions du monde n'ont toujours pas nommé le successeur de Tite au poste de sélectionneur, l'intérim étant assuré par Ramon Menezes, l'entraîneur des moins de 20.

"Logiquement, ce n'est pas le résultat espéré, encore plus quand on parle de l'équipe brésilienne, mais on a joué contre une grande équipe et on a donné leur chance à des joueurs, c'est très important", a déclaré Menezes.

Le match s'est joué à guichets fermés dans le Grand Stade de Tanger, dans une ambiance survoltée, une marée rouge et verte de 65.000 supporters poussant les Lions jusqu'au coup de sifflet final.

Avant le coup d'envoi, une minute d'applaudissements a salué la mémoire de Pelé, décédé en décembre à 82 ans.

L'équipe du Maroc disputera un deuxième match amical contre le Pérou mardi à Madrid.

Elle avait signé un parcours exceptionnel au Qatar en devenant la première équipe africaine et arabe à atteindre les demi-finales d'une Coupe du monde.


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Short Url
  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
Short Url
  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Short Url
  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.