Attentat suicide revendiqué par l'EI à Kaboul, au moins six civils tués

Le personnel de sécurité taliban est assis dans un véhicule près du site d'un attentat suicide à Kaboul, le 27 mars 2023. (AFP).
Le personnel de sécurité taliban est assis dans un véhicule près du site d'un attentat suicide à Kaboul, le 27 mars 2023. (AFP).
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Publié le Mardi 28 mars 2023

Attentat suicide revendiqué par l'EI à Kaboul, au moins six civils tués

  • L'assaillant a été pris pour cible par les forces afghanes, mais les explosifs qu'il transportait »ont explosé, tuant six civils et en blessant d'autres»
  • Le groupe djihadiste EI a ensuite revendiqué l'attentat dans un communiqué publié par son organe de propagande Amaq

KABOUL : Au moins six civils ont été tués lundi à Kaboul lors d'un attentat suicide revendiqué par le groupe djihadiste Etat islamique (EI) près du ministère des Affaires étrangères, le premier depuis le début du ramadan en Afghanistan.

L'assaillant a été pris pour cible par les forces afghanes, mais les explosifs qu'il transportait "ont explosé, tuant six civils et en blessant d'autres", a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Abdul Nafy Takor, sur Twitter.

Un correspondant de l'AFP a indiqué que l'explosion s'était produite devant un centre d'affaires, non loin du ministère.

L'organisation non gouvernementale italienne Emergency, qui gère un hôpital dans la capitale, a indiqué de son côté sur Twitter avoir reçu dans son établissement deux morts et 12 blessés, dont un enfant.

Le groupe djihadiste EI a ensuite revendiqué l'attentat dans un communiqué publié par son organe de propagande Amaq.

Il s'agit du premier attentat en Afghanistan depuis le début jeudi dernier du ramadan, le mois sacré musulman. L'année dernière plusieurs attentats avaient été perpétrés durant cette période dans le pays.

C'est la deuxième fois en moins de trois mois qu'un attentat est perpétré à proximité du ministère des Affaires étrangères.

Le 11 janvier, un attentat suicide devant l'entrée de ce ministère, revendiqué par le groupe Etat islamique-Khorasan (EI-K), la branche locale de l'EI, a fait 10 morts et 53 blessés, selon la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan (Manua).

Un employé de l'AFP sur place avait vu un homme avec une Kalachnikov sur l'épaule et portant un sac se faire exploser.

L'EI-K a multiplié les attaques contre des étrangers, des minorités religieuses et des institutions gouvernementales.

Le retour au pouvoir des talibans a mis fin à deux décennies de guerre contre les forces de l'Otan et les Etats-Unis, entraînant une réduction significative de la violence. Mais depuis l'année dernière, l'EI est devenu le plus grand défi sécuritaire pour le gouvernement.

L'EI et les talibans partagent une idéologie islamiste sunnite austère, mais le premier lutte pour l'établissement d'un "califat" mondial, tandis que les seconds souhaitent diriger un Afghanistan indépendant.

Le 12 décembre, cinq citoyens chinois avaient été blessés dans l'attaque par des hommes armés d'un hôtel de la capitale afghane abritant des hommes d'affaires chinois.

Ce raid avait été revendiqué par l'EI, tout comme l'attaque de l'ambassade du Pakistan à Kaboul, également en décembre. Islamabad avait dénoncé une "tentative d'assassinat" contre son ambassadeur.

En septembre, un influent imam pro-taliban exerçant dans l'une des plus grandes mosquée d'Hérat, dans l'ouest du pays, Mujib ur Rahman Ansari, avait été tué dans une énorme explosion, dans laquelle avaient également péri 17 autres personnes.

Ce même mois, deux employés de l'ambassade russe à Kaboul et quatre Afghans avaient été tués aux abords du bâtiment officiel dans attentat suicide revendiqué par l'EI.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.