La Grèce démantèle un «réseau terroriste» antisémite, Israël accuse l'Iran

Une femme regarde par l'entrée d'un restaurant israélien, qui était la cible d'un attentat planifié, à Athènes, le 28 mars 2023 (Photo, Reuters).
Une femme regarde par l'entrée d'un restaurant israélien, qui était la cible d'un attentat planifié, à Athènes, le 28 mars 2023 (Photo, Reuters).
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Publié le Mercredi 29 mars 2023

La Grèce démantèle un «réseau terroriste» antisémite, Israël accuse l'Iran

  • Les deux hommes arrêtés, âgés de 27 et 29 ans, sont des «Pakistanais qui résident illégalement en Grèce»
  • Ils visaient un bâtiment de la communauté juive fréquenté par des Israéliens dans le centre d'Athènes

ATHÈNES: La police grecque a annoncé mercredi avoir démantelé "un réseau terroriste" qui planifiait des "frappes" en Grèce et arrêté deux Pakistanais qui visaient des cibles juives à Athènes.

En Israël, le bureau du Premier ministre a accusé Téhéran d'être derrière ce projet, assurant qu'il s'agissait là d'"une nouvelle tentative de l'Iran de promouvoir la terreur contre des cibles israéliennes et juives à l'étranger".

"L'enquête a révélé que l'infrastructure grecque faisait partie d'un vaste réseau iranien qui opérait depuis l'Iran vers de nombreux pays", ont précisé les services de Benyamin Netanyahou dans un communiqué.

"Le cerveau (de cette cellule) est un Pakistanais qui réside dans un pays en dehors de l'Europe", a indiqué de son côté la porte-parole de la police, Konstantina Dimoglidou.

Selon des sources policières qui ont requis l'anonymat, il vit en Iran et plus particulièrement à Téhéran.

Les deux hommes arrêtés, âgés de 27 et 29 ans, sont des "Pakistanais qui résident illégalement en Grèce", a souligné Konstantina Dimoglidou.

Ils visaient un bâtiment de la communauté juive fréquenté par des Israéliens dans le centre d'Athènes et qui abrite "une synagogue (...) et un restaurant juif", a-t-elle ajouté.

Il pourrait s'agir de l'un des rares restaurants cacher de la capitale grecque, qui abrite aussi depuis 2001 un centre où se retrouve la communauté juive, le Chabad de Grèce.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Eli Cohen, a remercié le gouvernement grec et le Service national de renseignement (EYP) "pour avoir déjoué l'attaque terroriste contre des cibles juives et israéliennes".

"Le terrorisme est un ennemi commun et la lutte contre ce fléau est notre priorité absolue", a écrit Eli Cohen sur son compte Twitter mardi soir.

Actions coordonnées

La police grecque avait annoncé peu auparavant "qu'après des actions coordonnées avec le Service national de renseignement (EYP) un réseau terroriste, depuis l'étranger, avait été démantelé".

"Ce réseau planifiait des frappes contre des cibles soigneusement sélectionnées sur le territoire grec", a indiqué un communiqué de la police.

Les téléphones portables des deux hommes interpellés ont permis aux enquêteurs de saisir des conversations, des vidéos et des croquis de lieux où ces cibles juives se réunissaient, selon la police.

Les deux hommes "avaient déjà choisi la cible de l'attaque et procédé à la reconnaissance de la zone et à la planification de l'attaque", selon le communiqué qui précise qu'"ils avaient reçu des instructions définitives" pour mettre à exécution leur projet.

Les deux suspects ont été déférés au parquet d'Athènes qui a ouvert des poursuites pénales pour le crime de "constitution et appartenance à un groupe terroriste", qui prévoit des peines entre dix ans et la perpétuité en vertu de la loi antiterroriste grecque, selon une source judiciaire.

La justice grecque a également ouvert des poursuites pénales "contre X" visant le dirigeant présumé de ce réseau qui habite à Téhéran, selon la même source.

Sécurité

La police estime que ces deux personnes visaient à "miner le sentiment de sécurité dans le pays (...) et ses institutions", tout en voulant porter un coup à "ses relations internationales".

La Grèce, qui compte une communauté d'environ 5 000 juifs, entretient de bonnes relations avec Israël et n'a pas été la cible d'attaques terroristes ces dernières années.

"Cette opération (de démantèlement) confirme une fois de plus que les autorités de sécurité du pays maintiennent un niveau de préparation très élevé pour tous les Grecs et tous les visiteurs de notre pays", s'est félicité le ministre de la Protection du citoyen, Takis Theodorikakos, cité dans un communiqué.

Pays historiquement amical à l'égard des pays arabes, la Grèce a commencé toutefois à se rapprocher d'Israël depuis plus d'une décennie.

De nombreux accords de coopération ont été signés entre les deux pays, surtout en matière militaire, de sécurité et d'énergie.

Le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis, au pouvoir depuis quatre ans, a fait de la politique sécuritaire l'une de ses principales priorités. Il mène une politique migratoire stricte en verrouillant les frontières du pays avec l'aide de l'Agence de surveillance des frontières européennes (Frontex).


Les tensions au Moyen-Orient occupent le devant de la scène à Davos

Des dirigeants du monde entier, des PDG, des innovateurs technologiques et des responsables d'organisations humanitaires se rendent dans la station alpine de Davos chaque année au mois de janvier. (AFP/File Photo)
Des dirigeants du monde entier, des PDG, des innovateurs technologiques et des responsables d'organisations humanitaires se rendent dans la station alpine de Davos chaque année au mois de janvier. (AFP/File Photo)
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  • Pour sa 56e édition, la réunion annuelle du WEF devrait attirer environ 3 000 participants de plus de 130 pays
  • La délégation saoudienne, dirigée par le ministre des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, partagera les expériences réussies du Royaume dans le cadre de Vision 2030

DAVOS : Des dirigeants mondiaux, des PDG, des innovateurs technologiques et des responsables d'organisations humanitaires arrivent dans la ville suisse de Davos, recouverte de neige, pour le Forum économique mondial 2026, que les organisateurs ont qualifié de "l'un des rassemblements de plus haut niveau de l'histoire de l'événement".

La réunion de cette année, qui se tiendra du 19 au 23 janvier, abordera une série de défis géopolitiques urgents, de la guerre en Ukraine aux tensions croissantes au Moyen-Orient, où de nombreux points chauds à Gaza, au Liban et sur la mer Rouge ont ravivé les craintes d'une escalade régionale plus large.

Placé sous le thème "Un esprit de dialogue", le forum se tient à un moment de fragmentation mondiale sans précédent, d'inégalités économiques croissantes et de changements technologiques perturbateurs, offrant une plateforme pour favoriser la coopération mondiale afin de faire face aux grandes incertitudes.

Le forum de cette année devrait attirer un nombre record de participants gouvernementaux : 400 dirigeants politiques de premier plan, six dirigeants du G7, près de 850 PDG et présidents de conseils d'administration parmi les plus importants au monde, et près de 100 licornes et pionniers de la technologie de premier plan sont attendus.

Le président américain Donald Trump, le président français Emmanuel Macron, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le président égyptien Abdel Fattah El-Sisi, le président syrien Ahmad Al-Sharaa et Aziz Akhannouch, le chef du gouvernement marocain, figurent parmi les 65 chefs d'État qui participeront à cet événement de premier plan.

La délégation saoudienne, dirigée par le ministre des affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, comprendra la princesse Reema Bandar Al-Saud, ambassadrice d'Arabie saoudite aux États-Unis, Khalid Al-Falih, ministre de l'investissement, Bandar Alkhorayef, ministre de l'industrie et des ressources minérales, Ahmed Al-Khateeb, ministre du tourisme, Faisal Alibrahim, ministre de l'économie et de la planification, Abdullah Al-Swaha, ministre des communications et des technologies de l'information, et Mohammed Al-Jadaan, ministre des finances.

Les ministres engageront un dialogue avec des leaders mondiaux, tout en partageant les expériences réussies du Royaume dans le cadre de la Vision saoudienne 2030, selon un communiqué du ministère de l'économie et de la planification.

En marge du WEF, le ministère accueillera pour la deuxième année consécutive le pavillon de la Maison saoudienne, qui réunira des leaders d'opinion internationaux pour plus de 20 sessions axées sur les principales tendances et les défis qui façonnent l'économie mondiale.

Borge Brende, président-directeur général du FEM, a déclaré que la réunion de cette année serait "l'une des plus importantes", soulignant que "le dialogue n'est pas un luxe en période d'incertitude ; c'est une nécessité urgente".

Le forum mondial "offrira un espace à un mélange inégalé de dirigeants et d'innovateurs mondiaux pour dépasser les divisions, se faire une idée d'un paysage mondial en évolution rapide et proposer des solutions aux défis les plus importants et les plus pressants d'aujourd'hui et de demain", a ajouté M. Brende.


Malgré les frappes russes et le froid, Kiev danse le ska

Dans un quartier de Kiev englouti par la nuit, une source de lumière éclaire les immeubles de style soviétique, alors que le ska ukrainien retentit dans le froid polaire: "On relâche la pression!" hurle Olena pour couvrir les basses. (AFP)
Dans un quartier de Kiev englouti par la nuit, une source de lumière éclaire les immeubles de style soviétique, alors que le ska ukrainien retentit dans le froid polaire: "On relâche la pression!" hurle Olena pour couvrir les basses. (AFP)
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  • Chaque hiver depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, Moscou pilonne les infrastructures énergétiques de son voisin
  • Début janvier, des bombardements massifs ont plongé Kiev dans le noir et privé la moitié de ses habitants de chauffage

KIEV: Dans un quartier de Kiev englouti par la nuit, une source de lumière éclaire les immeubles de style soviétique, alors que le ska ukrainien retentit dans le froid polaire: "On relâche la pression!" hurle Olena pour couvrir les basses.

C'est une "flashmob", explique-t-elle, une fête improvisée entre les habitants des immeubles environnants pour "ne pas penser aux problèmes", alors que le quartier est quotidiennement privé d'électricité pendant "17 ou 18 heures".

Chaque hiver depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, Moscou pilonne les infrastructures énergétiques de son voisin.

Début janvier, des bombardements massifs ont plongé Kiev dans le noir et privé la moitié de ses habitants de chauffage.

Le réseau a été rétabli depuis, mais reste extrêmement fragile et les coupures de courant font partie du quotidien des habitants de la capitale.

Ces derniers jours, le mercure flirte avec les -20 degrés, faisant chuter la température des logements, avec parfois 10 petits degrés dans les pièces.

"Les gens en ont assez de rester sans courant, de se sentir tristes", résume Olena Chvydka. "C’est une charge psychologique pour chacun".

Pour résister, Olena a organisé une fête en plein air. Platines et baffles ont été installées à 13H, quand il faisait encore -10 °C. "Maintenant, il doit faire -15 ou moins", sourit-elle.

"Invincibles" 

House, rap, ska... les styles s'enchaînent sous les doigts gelés du DJ, dont le visage dépasse à peine d'une doudoune épaisse et d'un gros bonnet.

Pieds dans la neige glacée, une femme se déhanche, auréolée de fourrure synthétique, engoncée dans une combinaison en satin bleu.

Des verres de vin chaud, des pas de danse maladroits sur la glace, des sourires sur les visages: "Les gens sont détendus ici. C’est vraiment cool", dit à l'AFP Olga Pankratova, résidente et ancienne officier des forces armées.

"Beaucoup de résidences font cela maintenant. Je suppose que c’est une question d’unité", glisse-t-elle.

"Ce genre de rassemblements apporte une forme de résistance civilisée à la force qui nous est imposée: missiles, explosions, flammes... Ça nous unit".

Un effet de mode s'est emparé de la capitale et les vidéos de soirées de ce genre fleurissent sur les réseaux sociaux.

L'ambiance tranche avec l'atmosphère de la capitale. Depuis janvier, le ronron des générateurs est devenu la bande originale des rues de Kiev, moins peuplées qu'à l'accoutumée à cause de la glace qui recouvre ses pavés.

L'Ukraine craint aussi une reprise des frappes russes sur ses infrastructures, alors que des drones de reconnaissance russes survolent Kiev en journée, alimentant les rumeurs de possibles attaques massives sur la ville.

"Peu importe à quel point on se force à faire bonne figure, cela affecte beaucoup notre état émotionnel sur le moment", confie Olga en évoquant les coupures de courant et accusant la Russie de "vouloir instiller la peur et la haine" dans la société ukrainienne.

"Les gens sont invincibles", lance pour sa part Ievgueniï, officier militaire à la retraite, qui a participé à l'organisation de la fête.

"Malgré la situation très compliquée, ils veulent tenir bon et célébrer. Et ils attendent la victoire quoi qu’il arrive", conclut-il.


Les candidats à un siège permanent au «Conseil de paix» de Trump doivent verser un milliard de dollars 

"Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits", peut-on lire dans le préambule de cette charte envoyée aux pays invités à y siéger. (AFP)
"Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits", peut-on lire dans le préambule de cette charte envoyée aux pays invités à y siéger. (AFP)
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  • Les Etats candidats à un siège permanent au "Conseil de paix" proposé par Donald Trump, qui s'octroie la mission de "promouvoir la stabilité" dans le monde, devront s'acquitter de "plus d'un milliard de dollars en espèces"
  • "Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits"

BRUXELLES: Les Etats candidats à un siège permanent au "Conseil de paix" proposé par Donald Trump, qui s'octroie la mission de "promouvoir la stabilité" dans le monde, devront s'acquitter de "plus d'un milliard de dollars en espèces", selon la "charte" obtenue lundi par l'AFP.

"Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits", peut-on lire dans le préambule de cette charte envoyée aux pays invités à y siéger.