Conseil des ministres de la Santé des pays arabes: renforcer la coopération et les actions communes

Les ministres arabes de la santé lors de 58e session du Conseil des ministres à Alger. (Fournie)
Les ministres arabes de la santé lors de 58e session du Conseil des ministres à Alger. (Fournie)
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Publié le Jeudi 30 mars 2023

Conseil des ministres de la Santé des pays arabes: renforcer la coopération et les actions communes

  • Cette rencontre a permis aux ministres arabes de la Santé de traiter des questions stratégiques
  • Khaled Abdel Ghaffar, ministre égyptien de la Santé et de la Population et chef du bureau exécutif du Conseil des ministres arabes de la Santé, se réjouit «de la synergie entre les ministres arabes pour répondre aux impératifs de la santé»

PARIS: Inscrite dans la continuité des travaux de la 31e session du Sommet arabe, qui a eu lieu en novembre dernier à Alger et qui avait pour slogan «Renforcer la sécurité sanitaire pour améliorer la santé de la population et se préparer aux prochaines pandémies», la 58e session du Conseil des ministres arabes de la Santé s’est déroulée à la mi-mars à l’hôtel El-Aurassi d’Alger. Cette rencontre a permis aux ministres arabes de la Santé de traiter des questions stratégiques, notamment celles qui relèvent de l’établissement d’actions communes, de l’échange d’expertises et d’expériences ainsi que de l’examen de propositions de création d’organismes chargés de la santé.

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Conseil des ministres de la santé à Alger. (Fournie)

Pour Haïfa Abu Ghazaleh, secrétaire générale adjointe de la Ligue arabe et cheffe du département des affaires sociales, les efforts consentis lors du Conseil ont un seul objectif: consolider la coopération entre les pays arabes et prendre en charge les obstacles et les défis éventuels auxquels ils font face. Selon elle, cet objectif peut se concrétiser par la création d’organisations qui permettront «d’intensifier la recherche médicale et l’échange d’expériences, en vue de garantir la sécurité sanitaire et, par ricochet, sociale».

Répondre aux défis

Les objectifs des premiers responsables arabes de ce secteur concernent en particulier l’intensification des efforts dans la lutte contre les maladies, la santé environnementale et le tourisme médical. Les participants se sont intéressés aux évolutions et aux défis actuels en matière de santé publique. Pour eux, cette session offre aux pays arabes la possibilité d’échanger autour de thématiques majeures afin d’améliorer les services sanitaires fournis à la population.

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Session du Conseil des ministres arabes de la Santé. (Fournie)

 

EN BREF

Les objectifs des premiers responsables arabes de ce secteur concernent en particulier l’intensification des efforts dans la lutte contre les maladies, la santé environnementale et le tourisme médical.

Abdelhak Saihi, ministre algérien de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, propose «de doter la Ligue arabe, moteur de l’action arabe, de tous les moyens matériels et techniques nécessaires à l’accomplissement de sa mission», et il appelle ses homologues arabes et tous les professionnels de la santé à tirer les leçons de la crise de la Covid-19. 

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Le ministre saoudien de la Santé Fahd ben Abderrahman alJalajel et son homologue algérien Abdelhak Saihi à Alger. (Fournie)

«La réalisation de cet objectif passe inévitablement par le renforcement des relations arabo-arabes, par la solidarité et la coopération, et la pleine promotion des services vitaux qui nous unissent.»

Décisions et résolutions

À l’issue de la rencontre, des décisions ont été adoptées à l’unanimité, parmi lesquelles la création d’une Agence arabe pour le développement de la santé et d’un Centre arabe de coopération et de recherche sur le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), ainsi que la mise en place, sur proposition de l’Égypte, d’une Agence arabe du médicament et d’un Centre arabe de recherche en santé et en laboratoire, qui portera le nom de « Centre arabe de santé publique».

«Je suis heureux d’avoir participé aux réunions du Conseil des ministres arabes de la Santé en Algérie, un pays frère, et je remercie le ministre Abdelhak Saihi pour l’efficacité de sa présidence et les conclusions importantes qui en sont ressorties, notamment l’adoption de la proposition saoudienne concernant la désignation du jour “du martyr de la santé” qui incarne la reconnaissance due aux héros qui ont sacrifié leur vie pour servir l’humanité», a réagi Fahd ben Abderrahmane al- Jalajel sur son compte Twitter lors de ce sommet.

Lors d’une déclaration à la presse, le ministre algérien a salué l’adoption «des propositions constructives soumises par l'Algérie et relatives à la création d'une Agence arabe pour le développement de la santé et d’un Centre arabe de coopération et de recherche sur le VIH». Il a précisé que ce dernier « sera un centre de référence pour le monde arabe». Cette décision «va permettre d’organiser des conférences et des séminaires et la mise en place d’une assistance technique et de bourses pour les étudiants […], et d’encourager les recherches scientifiques et les échanges d’expériences entre pays arabes».

De son côté, Khaled Abdel Ghaffar, ministre égyptien de la Santé et de la Population et chef du bureau exécutif du Conseil des ministres arabes de la Santé, se réjouit «de la synergie entre les ministres arabes pour répondre aux impératifs de la santé». Il ajoute que les participants ont validé des «décisions qui servent l’intérêt sanitaire et social du citoyen arabe en général», et il salue les décisions votées au sujet du soutien à la Syrie, au Liban et à la Palestine.

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Le ministre égyptien de la Santé, Khaled Abdel Ghaffar. (Fournie)

Enfin, M. Ghaffar se félicite des progrès enregistrés par les pays arabes dans différentes branches de l’industrie pharmaceutique, qui permettront l’établissement d’une coopération interarabe fondée sur la complémentarité.


L'Arabie saoudite abat 4 missiles balistiques visant Riyad

Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont réussi à intercepter des drones et des missiles tirés sur le Royaume depuis le début du conflit. (Capture d'écran du ministère saoudien de la Défense)
Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont réussi à intercepter des drones et des missiles tirés sur le Royaume depuis le début du conflit. (Capture d'écran du ministère saoudien de la Défense)
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  • Le quartier des ambassades à Riyad est la cible d'un drone, des débris de missiles balistiques tombent près de la base aérienne Prince Sultan.
  • Les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït interceptent également les attaques de drones

RIYAD: Les systèmes de défense aérienne de l'Arabie saoudite ont intercepté des vagues de drones et de missiles balistiques tirés sur le Royaume mercredi.

Un drone a été intercepté et détruit alors qu'il s'approchait du quartier diplomatique de Riyad, a déclaré un porte-parole du ministère de la défense vers midi.

Vers 19h30, le ministère a déclaré que les défenses aériennes traitaient une menace balistique à Riyad.

Plus tôt, un missile balistique lancé vers le gouvernorat d'Al-Kharj a été abattu et les débris de l'interception sont tombés près de la base aérienne Prince Sultan "sans causer de dommages", a déclaré un porte-parole.

Deux autres missiles balistiques lancés vers la province orientale ont été interceptés et détruits dans la soirée.

Le ministère a fait état de neuf drones ciblant la même région depuis minuit heure locale.

Les attaques contre l'Arabie saoudite s'inscrivent dans le cadre d'une nouvelle journée de tentatives iraniennes de frapper les pays du Golfe.

Aux Émirats arabes unis, le ministère de la défense a déclaré avoir abattu 13 missiles balistiques et 27 drones lancés depuis l'Iran mercredi.

De fortes détonations ont été entendues au-dessus de Dubaï dans la matinée.

Les Émirats ont également cité les six victimes civiles des attaques iraniennes depuis le début du conflit, le 28 février.

Il s'agit notamment de la Palestinienne Alaa Mushtaha, qui a été tuée lundi à Abou Dhabi lorsqu'un missile est tombé sur sa voiture. Ses funérailles ont eu lieu mardi soir, ont rapporté les médias locaux.

Le ministre des affaires étrangères, Sheikh Abdullah, a exprimé mercredi ses "sincères condoléances et sa profonde sympathie aux familles des victimes des attaques terroristes non provoquées de l'Iran contre les Émirats arabes unis".

Il a condamné les attaques de missiles et de drones iraniens visant des infrastructures civiles essentielles, des aéroports, des zones résidentielles et des sites civils dans l'ensemble des Émirats arabes unis.

Le Qatar et le Koweït ont également signalé avoir intercepté des attaques de drones mercredi.


Liban: effroi et destructions au coeur de Beyrouth, pilonné par Israël avec et sans avertissement

Des nuages de cendre flottent dans l’air et des cris venant d'un bâtiment, derrière une fenêtre éventrée, mettent en garde les passants qu'une vitre est sur le point de tomber. Un scooter endommagé est laissé près du trottoir. (AFP)
Des nuages de cendre flottent dans l’air et des cris venant d'un bâtiment, derrière une fenêtre éventrée, mettent en garde les passants qu'une vitre est sur le point de tomber. Un scooter endommagé est laissé près du trottoir. (AFP)
Ces frappes israéliennes à répétition, qui ont fait au moins 12 morts et 41 blessés, selon les autorités, sont les plus intenses sur la capitale depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. (AFP)
Ces frappes israéliennes à répétition, qui ont fait au moins 12 morts et 41 blessés, selon les autorités, sont les plus intenses sur la capitale depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. (AFP)
Ces frappes israéliennes à répétition, qui ont fait au moins 12 morts et 41 blessés, selon les autorités, sont les plus intenses sur la capitale depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. (AFP)
Ces frappes israéliennes à répétition, qui ont fait au moins 12 morts et 41 blessés, selon les autorités, sont les plus intenses sur la capitale depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. (AFP)
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  • Ces frappes israéliennes à répétition, qui ont fait au moins 12 morts et 41 blessés, selon les autorités, sont les plus intenses sur la capitale depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël
  • "Il était quatre heures du matin (02H00 GMT), on dormait" lorsque l'armée israélienne a lancé son avertissement, raconte à l'AFP Sarah Saleh, 29 ans, qui dit avoir entendu des tirs alertant les habitants du danger

BEYROUTH: Sarah Saleh et sa famille ont fui en pyjama mercredi, après que l'armée israélienne a averti d'une frappe sur un immeuble du coeur de Beyrouth, proche de l'école reconvertie en centre d'accueil qui les abrite.

Mais plusieurs autres bombardements contre deux quartiers populaires voisins, sans avertissement, ont violemment pris par surprise les habitants, en pleine nuit et au petit matin.

Ces frappes israéliennes à répétition, qui ont fait au moins 12 morts et 41 blessés, selon les autorités, sont les plus intenses sur la capitale depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël.

"Il était quatre heures du matin (02H00 GMT), on dormait" lorsque l'armée israélienne a lancé son avertissement, raconte à l'AFP Sarah Saleh, 29 ans, qui dit avoir entendu des tirs alertant les habitants du danger.

Avec ses parents, son frère, ses soeurs et leurs enfants, "nous avons fui en pyjama", vers une place du centre-ville, ajoute-t-elle.

Les enfants "se sont mis à pleurer et à paniquer, c'était déchirant", dit-elle, portant un masque pour se protéger de la poussière qui se dégage des décombres du bâtiment visé, dans le quartier de Bachoura, proche d'une des principales artères de la capitale.

"Le bruit était terrifiant (...) Tout Beyrouth a été secoué", affirme cette déplacée de la banlieue sud de Beyrouth, réfugiée dans la même école qui l'avait abritée lors de la guerre précédente de 2024.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran en menant une attaque contre Israël en représailles des frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême iranien Ali Khamenei.

Israël a riposté en lançant une vaste campagne de frappes aériennes, notamment sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, en parallèle d'opérations terrestres dans le sud du Liban.

L'armée israélienne a également bombardé à plusieurs reprises des bâtiments en plein coeur de la capitale, parfois sans avertissement.

"Ce qui est effrayant, c'est qu’ils sont en train de frapper sans prévenir", déclare la jeune femme.

"Heureusement qu'ils ont émis un avertissement ici, parce que dans l’école qui nous accueille il y a des enfants et des bébés", ainsi que des personnes âgées, soupire-t-elle.

"Terrifiant" 

A quelques encablures de là, à Zokak al-Blatt, quartier densément peuplé proche du siège du gouvernement et de plusieurs ambassades, des habitants déblayent les débris et les éclats de verre laissés par la dernière frappe sur les voitures et dans les rues.

Des engins dégagent la route et transportent les décombres, tandis que des commerçants vont et viennent devant des devantures brisées, sous le bourdonnement d'un drone israélien survolant la capitale.

Des nuages de cendre flottent dans l’air et des cris venant d'un bâtiment, derrière une fenêtre éventrée, mettent en garde les passants qu'une vitre est sur le point de tomber. Un scooter endommagé est laissé près du trottoir.

"Ma famille et moi avons été terrifiés", raconte Haidar, 68 ans, qui habite à proximité. "Quand il n’y a pas d’avertissement, c’est très difficile", ajoute ce commerçant.

Il explique que sa femme, cédant à l'effroi, tente de trouver refuge ailleurs après que le quartier a été visé plusieurs fois depuis le début de la guerre.

Dans la rue, une femme pleure et une famille avec enfants, portant des sacs et une poupée rose, quitte les lieux.

L'une des frappes, menée sans avertissement, a tué le directeur des programmes politiques de la télévision du Hezbollah, al-Manar, selon la chaîne.

Les bombardements israéliens ont tué au moins 912 personnes, dont 111 enfants, depuis début mars, et jeté sur les routes plus d'un million de personnes - plus du sixième de la population du petit pays.

"Nous pouvons à peine parler (...) Nous sommes épuisés", dit Zainab, 65 ans, qui vit à proximité  et se trouvait chez elle avec des proches lors de la dernière frappe.

Le bombardement "était très fort (..) comme s'il se produisait au-dessus de nos têtes", dit-elle.

"Nous avons peur (..) toutes les heures ou deux heures, ils frappent quelque part", ajoute-t-elle. Mais "où sommes-nous censés partir?".


Iran: les Etats-Unis et Israël frappent l'installation gazière de South Pars 

Une frappe menée mercredi par Israël et les Etats-Unis a touché des installations iraniennes sur un important site gazier du Golfe, provoquant un incendie, a annoncé la télévision d'Etat, alors que la guerre est dans sa troisième semaine. (AFP)
Une frappe menée mercredi par Israël et les Etats-Unis a touché des installations iraniennes sur un important site gazier du Golfe, provoquant un incendie, a annoncé la télévision d'Etat, alors que la guerre est dans sa troisième semaine. (AFP)
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  • "Il y a quelques instants, certaines parties des installations gazières" du gisement de South Pars/North Dome, située dans la ville portuaire de Kangan, "ont été frappées par des projectiles de l'ennemi américano-sioniste"
  • L'immense champ gazier de South Pars/North Dome est la plus grande réserve de gaz connue au monde, que l'Iran partage avec le Qatar. Il fournit environ 70 % du gaz naturel consommé en Iran, qui l'exploite depuis la fin des années 1990

TEHERAN: Une frappe menée mercredi par Israël et les Etats-Unis a touché des installations iraniennes sur un important site gazier du Golfe, provoquant un incendie, a annoncé la télévision d'Etat, alors que la guerre est dans sa troisième semaine.

"Il y a quelques instants, certaines parties des installations gazières" du gisement de South Pars/North Dome, située dans la ville portuaire de Kangan, "ont été frappées par des projectiles de l'ennemi américano-sioniste", a déclaré la télévision, citant le gouverneur adjoint de la province méridionale de Bouchehr.

Elle a ajouté que des équipes de pompiers avaient été dépêchées sur les lieux pour maîtriser l'incendie.

L'immense champ gazier de South Pars/North Dome est la plus grande réserve de gaz connue au monde, que l'Iran partage avec le Qatar. Il fournit environ 70 % du gaz naturel consommé en Iran, qui l'exploite depuis la fin des années 1990.

Israël avait déjà frappé des installations iraniennes de ce site au cours de la guerre des 12 jours de juin 2025.

Le pays a lancé de nouvelles frappes contre l'Iran le 28 février, conjointement avec les Etats-Unis, tuant au premier jour son guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, et déclenchant une guerre qui s'est étendue à tout le Moyen-Orient.