Etats-Unis: neuf morts dans le crash de deux hélicoptères de l'armée

Sur cette photo du département américain de la Défense, un hélicoptère Black Hawk avec la 2e Brigade d'aviation de combat prend en charge le 4-23 Infantry Regiment, 2e Brigade, 2e Division d'infanterie est vu par vision nocturne le 16 mars 2023. (AFP,Photo / LT. COL. RYAN DONALD / DEPARTMENT OF DEFENSE)
Sur cette photo du département américain de la Défense, un hélicoptère Black Hawk avec la 2e Brigade d'aviation de combat prend en charge le 4-23 Infantry Regiment, 2e Brigade, 2e Division d'infanterie est vu par vision nocturne le 16 mars 2023. (AFP,Photo / LT. COL. RYAN DONALD / DEPARTMENT OF DEFENSE)
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Publié le Jeudi 30 mars 2023

Etats-Unis: neuf morts dans le crash de deux hélicoptères de l'armée

  • Les deux appareils, des Black Hawk HH-60, un modèle conçu pour les évacuations médicales, pouvant chacun transporter jusqu'à 11 personnes, se sont écrasés dans le comté de Trigg, au nord-ouest du Fort Campbell
  • L'accident a eu lieu alors que les hélicoptères volaient en formation, de nuit, à l'aide de lunettes de vision nocturne

WASHINGTON: Neuf soldats sont morts dans le crash mercredi de deux hélicoptères de l'armée américaine lors d'un exercice de vol nocturne aux Etats-Unis, a indiqué un porte-parole jeudi.

Les deux hélicoptères Black Hawk de la 101e division aéroportée se sont crashés vers 22H00 locale (03H00 GMT jeudi) lors d'une mission d'entraînement de routine, dans l'Etat du Kentucky.

"Neuf soldats sont morts lors du crash", a confirmé le lieutenant-colonel Anthony Hoefler.

Les deux appareils, des Black Hawk HH-60, un modèle conçu pour les évacuations médicales, pouvant chacun transporter jusqu'à 11 personnes, se sont écrasés dans le comté de Trigg, au nord-ouest du Fort Campbell, où la 101e division aéroportée a ses quartiers.

L'accident a eu lieu alors que les hélicoptères volaient en formation, de nuit, à l'aide de lunettes de vision nocturne, a précisé le brigadier général John Lubas, lors d'une conférence de presse jeudi matin.

Enquêteurs en route 

Quatre passagers se trouvaient dans un des appareils et cinq dans l'autre, des équipages de taille habituelle, comprenant "un pilote, un copilote ou chef d'équipage, et souvent un médecin et d'autres personnels", a-t-il détaillé.

"En dépit de la perte (de nos soldats), nous avons été chanceux car ils ont été en mesure d'atterrir dans une zone dégagée non loin d'une zone résidentielle. Donc heureusement, il n'y a pas eu de victimes additionnelles ou de blessés du fait de ce crash", a déclaré le brigadier général.

Les circonstances de l'accident, notamment la possibilité d'une collision entre les deux appareils, n'ont pas encore été déterminées.

Des enquêteurs spécialisés dans le domaine de la sécurité des aéronefs ont été dépêchés depuis la base de Fort Rucker, dans l'Alabama, et pourraient arriver plus tard dans la journée, a-t-il ajouté.

"Et je pense que nous comprendrons vite mieux ce qui a pu contribuer à cet accident."

"Les deux hélicoptères ont tout simplement disparu du ciel. Il y a eu un éclair de lumière", a expliqué un témoin cité par la chaîne MSNBC. "Nous avons vu un autre hélicoptère survoler la zone pendant probablement 30 minutes, puis nous avons vu des ambulances et des sirènes..."

"Leur deuil est notre deuil" 

Le processus de notification des familles est en cours, a encore indiqué le brigadier général John Lubas.

"Nous aimons Fort Campbell, nous aimons tous ceux qui y vivent et y travaillent. Ils font partie de notre communauté, de qui nous sommes. Leur deuil est notre deuil", a déclaré le gouverneur du Kentucky, Andy Beshear, lors de la conférence de presse.

Il avait annoncé sur Twitter se rendre sur la base militaire "pour soutenir nos troupes et leurs familles après l'accident tragique de la nuit dernière".

Un hélicoptère Black Hawk s'était déjà écrasé mi-février en Alabama, dans le sud des Etats-Unis, tuant les deux occupants à bord.

L'appareil, appartenant à la Garde nationale aérienne du Tennessee, réalisait lui aussi un vol d'entraînement, à proximité d'une autoroute et d'un autre axe routier. Les raisons du crash n'avaient alors pas été communiquées.

Et un avion d'entraînement de l'armée américaine s'était écrasé en septembre 2021 au Texas, forçant ses deux pilotes à s'éjecter. Les deux militaires avaient dû être hospitalisés.


Trump dit mener les "derniers efforts" en vue d'un accord avec l'Iran

US President Donald Trump said on Tuesday that he was in the “final throes” of reaching a Middle East peace deal. (AFP file photo)
US President Donald Trump said on Tuesday that he was in the “final throes” of reaching a Middle East peace deal. (AFP file photo)
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  • Trump annonce un accord “très proche” avec l’Iran, attendu sous 2–3 jours après une baisse des tensions Israël-Iran
  • Trump annonce un accord “très proche” avec l’Iran, attendu sous 2–3 jours après une baisse des tensions Israël-Iran

TEHERAN: Le président américain Donald Trump a affirmé mardi que la diplomatie américaine menait les "derniers efforts" en vue de la conclusion d'un accord avec l'Iran, au lendemain de la cessation de frappes réciproques inédites depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Nous sommes dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord", a-t-il affirmé, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour que cet accord soit conclu.

Après 100 jours de guerre et l'entrée en vigueur le 8 avril d'un fragile cessez-le-feu, les explosions et alertes avaient de nouveau retenti à Téhéran ou Tel-Aviv dimanche et lundi. Les attaques ont fait 15 blessés en Iran, selon le chef de l'organisation nationale des urgences.

Donald Trump, qui cherche une sortie à ce conflit impopulaire aux Etats-Unis à l'approche des élections de mi-mandat, avait exhorté l'Iran et Israël à cesser "immédiatement" les hostilités.

Téhéran a d'abord annoncé l'arrêt de son opération militaire contre Israël, qui l'a ensuite imité. "A l'heure actuelle, les hostilités sur ce front ont cessé", a confirmé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Signe d'accalmie, le principal aéroport international de Téhéran a annoncé tôt mardi un "retour à la normale" de ses conditions d'exploitation, au lendemain de la réouverture de l'espace aérien du pays, partiellement fermé entre dimanche et lundi.

En moins de 24 heures, l'Iran a tiré une trentaine de missiles contre Israël selon un responsable militaire israélien, en réponse à une frappe israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, dans laquelle deux personnes sont mortes et 20 ont été blessées.

Lundi à la mi-journée, le commandement des forces armées iraniennes a annoncé "la cessation de l'opération", qualifiée de "sévère riposte" à Israël. Mais, a-t-il prévenu, "en cas de poursuite de l'agression et des hostilités, y compris dans le sud du Liban, des actions bien plus sévères et répressives qu'auparavant seront entreprises".

- 14 tués au Liban -

Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et principal négociateur de Téhéran, avait affirmé que l'Iran avait "rompu l'équation qui consiste à conclure un cessez-le-feu sur le papier et à le violer systématiquement sur le terrain."

Sur le même ton, Benjamin Netanyahu a assuré qu'Israël riposterait "avec force" à toute nouvelle attaque iranienne.

Lui qui avait ordonné des frappes contre l'Iran malgré l'objection du président américain a aussi dit, "avec respect", qu'Israël exercerait son droit à se défendre "chaque fois que nécessaire".

Plus tôt, le ministre de la Défense Israël Katz a affirmé que son pays  "continuera(it) d'agir" contre le Hezbollah.

Téhéran exige un traitement simultané du conflit entre Israël et le Hezbollah, et celui plus large déclenché par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février, tandis que Washington souhaite conclure le dossier libanais dans un second temps.

Les frappes israéliennes se sont poursuivies lundi dans le sud du Liban, contre une quinzaine de localités dont la ville de Tyr, faisant 14 tués et plus d'une vingtaine de blessés, selon le gouvernement et la Croix-Rouge.

Le Hezbollah a lui revendiqué de nouvelles attaques contre des forces israéliennes dans le sud du Liban, mais pas sur le territoire israélien.

L'armée israélienne a de son côté affirmé que trois projectiles avaient été tirés "en direction de soldats israéliens en opération dans le sud du Liban", et qu'un projectile supplémentaire était "tombé à proximité des troupes" sans faire de blessé.

Le chef de l'armée libanaise, Rodolphe Haykal, a lui rencontré mardi au Pakistan son homologue pakistanais, Asim Munir. Le Pakistan fait figure de principal médiateur dans les pourparlers visant à mettre fin durablement à la guerre.

Le Pakistan a "souligné l'engagement de son armée à renforcer sa collaboration en matière de défense avec les forces armées libanaises" et à prendre en compte "l'évolution du contexte sécuritaire régional", selon un communiqué militaire.

Alimentant les craintes d'une nouvelle extension du conflit, l'armée israélienne a annoncé tôt mardi avoir intercepté une "cible aérienne suspecte en provenance du Yémen", moins de 24 heures après que les rebelles houthis installés dans ce pays et alliés de l'Iran ont revendiqué une attaque contre Israël et décrété une interdiction de navigation israélienne en mer Rouge, autre voie maritime stratégique.

Dans ce contexte, les prix du pétrole, qui ont flambé ces dernières semaines en raison du blocage du détroit d'Ormuz, ont légèrement reculé mardi matin, le prix du baril de Brent de la Mer du Nord perdant 0,90% à 93,40 dollars, tandis que le West Texas Intermediate se repliait de 1,16% à 90,24 dollars.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.