Le pape, sorti d'hôpital, doit présider la messe du dimanche des Rameaux

Vendredi, le jésuite argentin de 86 ans a effectué une visite surprise dans le service d'oncologie pédiatrique de l'hôpital Gemelli à Rome où il a baptisé un nouveau-né (Photo, AFP/ Vatican Media).
Vendredi, le jésuite argentin de 86 ans a effectué une visite surprise dans le service d'oncologie pédiatrique de l'hôpital Gemelli à Rome où il a baptisé un nouveau-né (Photo, AFP/ Vatican Media).
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Publié le Dimanche 02 avril 2023

Le pape, sorti d'hôpital, doit présider la messe du dimanche des Rameaux

  • François, 86 ans, a quitté samedi l'hôpital Gemelli de Rome après un séjour de trois nuits, semblant en bonne forme et d'humeur à plaisanter
  • e chef des 1,3 milliard de catholiques souffre de problèmes de santé croissants depuis plusieurs années

CITÉ DU VATICAN:Au lendemain de sa sortie d'hôpital pour soigner une bronchite, le pape François doit présider la messe du dimanche des Rameaux sur la place Saint-Pierre, important événement du calendrier chrétien marquant l'entrée dans la Semaine sainte.

François, 86 ans, a quitté samedi l'hôpital Gemelli de Rome après un séjour de trois nuits, semblant en bonne forme et d'humeur à plaisanter.

"Je suis toujours en vie", a-t-il répondu en souriant aux journalistes et fidèles massés aux abords de l'hôpital qui lui demandaient comment il se sentait.

Le chef des 1,3 milliard de catholiques souffre de problèmes de santé croissants depuis plusieurs années, notamment de douleurs au genou qui le contraignent à utiliser un fauteuil roulant et une canne.

Lors des messes des Rameaux et de Pâques, il est prévu qu'il reste assis pendant qu'un cardinal dirige la cérémonie à l'autel. Selon le Saint-Siège, cette organisation a été décidée avant son hospitalisation, le pontife argentin n'étant plus en mesure de rester debout pendant de longues périodes.

Mercredi, le Vatican avait annoncé qu'il se rendait à l'hôpital Gemelli de Rome pour des examens programmés, avant d'admettre qu'il avait éprouvé des difficultés à respirer et souffrait d'une "infection respiratoire" nécessitant un traitement antibiotique.

Il s'agit de sa deuxième hospitalisation depuis 2021, date à laquelle il avait subi une opération du côlon, également à Gemelli.

Au début du mois, le pape François a fêté ses dix ans à la tête de l'Église catholique mondiale. Il a fait adopter des réformes majeures en matière de gouvernance et a cherché à forger une Église plus ouverte et plus compatissante, bien qu'il ait été confronté à une opposition interne, en particulier de la part des conservateurs.

Il a déclaré à plusieurs reprises qu'il envisagerait de démissionner - comme son prédécesseur Benoît XVI, décédé en décembre - si sa santé venait à faiblir, mais il a affirmé le mois dernier que ce n'était pas d'actualité.

Le précédent séjour de François à Gemelli, en juillet 2021, avait duré 10 jours. Il avait été admis pour une lourde opération du côlon. Il affirme avoir gardé des "séquelles" de l'anesthésie, qui l'ont poussé à écarter jusqu'ici une intervention chirurgicale au genou.

Lors d'une interview en janvier, Jorge Bergoglio a confié de nouveau souffrir de diverticulite, une inflammation des diverticules, hernies ou poches qui se forment sur les parois de l'appareil digestif.

Le pape est suivi en permanence par une équipe de soignants, au Vatican comme lors de ses déplacements à l'étranger.

Une précaution d'autant plus nécessaire qu'il a derrière lui un lourd passé médical: à 21 ans, il a failli mourir d'une pleurésie et a subi l'ablation partielle d'un poumon.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.