L’amour abonde en Égypte lors du Iftar

L’archiprêtre Raphael Helmy, prêtre de l’église de la Vierge Marie, le pape Kyrollos à Alexandrie, et le cheikh Saad Khalif, l’imam et prédicateur de la mosquée Al-Aziz Al-Rahim, adjacente à l’église, lors de la préparation des boites du Ramadan (Photo fournie)
L’archiprêtre Raphael Helmy, prêtre de l’église de la Vierge Marie, le pape Kyrollos à Alexandrie, et le cheikh Saad Khalif, l’imam et prédicateur de la mosquée Al-Aziz Al-Rahim, adjacente à l’église, lors de la préparation des boites du Ramadan (Photo fournie)
L’archiprêtre Raphael Helmy, prêtre de l’église de la Vierge Marie, le pape Kyrollos à Alexandrie, et le cheikh Saad Khalif, l’imam et prédicateur de la mosquée Al-Aziz Al-Rahim, adjacente à l’église, lors de la préparation des boites du Ramadan (Photo fournie)
L’archiprêtre Raphael Helmy, prêtre de l’église de la Vierge Marie, le pape Kyrollos à Alexandrie, et le cheikh Saad Khalif, l’imam et prédicateur de la mosquée Al-Aziz Al-Rahim, adjacente à l’église, lors de la préparation des boites du Ramadan (Photo fournie)
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Publié le Samedi 01 avril 2023

L’amour abonde en Égypte lors du Iftar

  • Le pape Tawadros ll félicité pour avoir fourni de la nourriture aux pauvres
  • Des centaines de repas distribués aux maisons et hôpitaux

LE CAIRE : Avec l’avènement du Ramadan, plusieurs églises et organisations chrétiennes ont organisé des banquets de Rahman pour les musulmans à l’iftar, afin de favoriser un esprit de tolérance et d’unité.

Maya Morsi, présidente du Conseil national égyptien pour les femmes, a félicité le pape Tawadros II d'Alexandrie et patriarche du siège de Saint-Marc, pour avoir fourni de la nourriture pour aider les pauvres, et pour sa supervision de l'emballage des cartons intitulés «L’amour ne périt jamais» (Love never fails)

Morsi a posté sur son compte Facebook, en disant: «L'amour ne périt jamais. Le pape Tawadros II aide à collecter des dons caritatifs à distribuer pendant le Ramadan. Nous sommes liés pour toujours.»

La semaine dernière, le pape Tawadros II a participé à la préparation de l'aide alimentaire du Ramadan dans le cadre de la campagne caritative de l'Église copte orthodoxe, à travers plusieurs programmes et institutions affiliés à l'Office pontifical pour les projets.

À Louxor, dans le sud de l'Égypte, quelques coptes ont mis en place des tables d'iftar quotidiennes du Ramadan.

Romani Ramzi Ajaibi, l'un des organisateurs du projet, a déclaré que 10 ans auparavant, il avait commencé avec un certain nombre de ses frères et d'autres proches à fournir de la nourriture pour l'iftar, une tradition initiée par son père.

Ajaibi a déclaré à Arab News : «L'organisation du banquet confirme que le copte et le musulman sont frères dans une même patrie. Tout le monde jeûne actuellement, avec quelques différences mineures entre eux.»

Il a expliqué : «La table de banquet de l'iftar contient tous les repas quotidiens, y compris la viande et la volaille, et les chefs professionnels travaillant dans les hôtels le préparent. Plus de 500 repas sont fournis aux patients hospitalisés.»

Bishoy Ramzy, un autre organisateur, a déclaré à Arab News : «Il y a d'autres repas qui sont distribués quotidiennement aux pauvres et livrés chez eux pour ceux qui sont gênés d'aller à la table du banquet de l'iftar.»

Ramzi a souligné : «Je crois que la compassion et la solidarité entre musulmans et chrétiens ne génèrent que l'amour entre tous.»

Dans le gouvernorat d'Alexandrie, dans le nord de l'Égypte, l'église de la Vierge Marie et du pape Kyrillos VI dans la région d'El-Zawaida, à l'est d'Alexandrie, ont distribué 250 sacs de produits de première nécessité du Ramadan aux familles les plus vulnérables du quartier de Montazah.

Yones Adeeb, pasteur de l'Église catholique à Hurghada, une ville du gouvernorat de la mer Rouge, a également rejoint les musulmans pour l'iftar, apportant de la nourriture aux gens dans la rue. Adeeb participe régulièrement aux célébrations islamiques, notamment en distribuant des bonbons le jour de l'anniversaire du prophète Mahomet.

Adeeb a déclaré : «Cette année, nous avons préparé des sacs du Ramadan à distribuer à ceux qui en ont besoin, car le mois béni du Ramadan a des significations spirituelles et humanitaires.»

«Je partage toujours l'iftar avec nos frères musulmans les premiers jours du Ramadan.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".