BRAV-M chez Hanouna: Le préfet de police annoncé lundi dans TPMP

Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez (Photo, AFP).
Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 03 avril 2023

BRAV-M chez Hanouna: Le préfet de police annoncé lundi dans TPMP

  • Dès vendredi soir, Laurent Nuñez avait annoncé l'ouverture d'une enquête administrative
  • «Y en a marre de déverser sur les policiers et gendarmes des torrents d'insultes!»

PARIS: Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, devrait venir lundi soir sur le plateau de l'émission TPMP de Cyril Hanouna, après la participation vendredi à cette émission de quatre personnes présentées comme membres de la BRAV-M (policiers à moto), a affirmé dimanche Gérald Darmanin.

Dès vendredi soir, Laurent Nuñez avait annoncé l'ouverture d'une enquête administrative et la saisine de la justice en assurant que "les premiers éléments en possession" de la préfecture de police laissaient "à penser que ces personnes n'appartiennent pas à la BRAV-M", la Brigade de répression des actions violentes motorisée.

Invité du "Grand Rendez-vous" Europe 1 / Cnews / Les Echos, le ministre de l'Intérieur a dit avoir "proposé" que M. Nuñez "puisse être invité de l'émission de M. Hanouna lundi". "Et je crois qu'il y sera", a-t-il ajouté.

Laurent Nuñez a précisé plus tard sur BFMTV qu'il devait "en rediscuter avec le ministre", afin de "ne pas polluer les enquêtes en participant à l'émission".

Vendredi soir, sur le plateau de "Touche pas à mon poste", trois hommes et une femme, encagoulés, une capuche noire sur la tête et la voix modifiée, un brassard orange marqué police au bras, se sont présentés pour certains comme membres de la BRAV-M.

Or, selon des sources concordantes, aucun n'est membre de la BRAV-M. Un prénommé Cédric, qui s'est présenté comme le porte-parole, a été révoqué de la police nationale en décembre 2022, a affirmé M. Darmanin.

Pour M. Nuñez, cette séquence télévisuelle "nuit à l'image de l'unité en question". "C'est une affaire très grave", a-t-il dit.

Au moment où une pétition réclamant la dissolution de cette unité a recueilli près de 250.000 signatures, le ministre de l'Intérieur a invité les parlementaires, "y compris ceux qui les insultent", à venir voir comment travaillent les policiers.

"Y en a marre de déverser sur les policiers et gendarmes des torrents d'insultes !", s'est exclamé M. Darmanin.

Il a proposé au député LFI Ugo Bernalicis de "passer une journée" avec des policiers de la BRAV ou des CRS.

Le député LFI avait écrit samedi sur Twitter, en guise de poisson d'avril, qu'il serait en "immersion" au sein de la BRAV-M le 6 avril, date de la prochaine mobilisation intersyndicale.

"Chiche !", avait aussitôt tweeté la préfecture de police.

«Désescalade»

Dimanche soir, M. Nuñez a répété que la BRAV-M était une unité "indispensable" dans le maintien de l'ordre. "Elle intervient sur les cortèges sauvages", a-t-il notamment expliqué.

Il a jugé que les comparer aux Voltigeurs, dissous après leur mise en cause dans la mort de Malik Oussekine en décembre 1986, était "un raccourci entretenu" par certains détracteurs.

Les Voltigeurs étaient une sorte "de cavalerie motorisée, ils utilisaient leurs armes depuis leur moto", alors que les BRAV-M "interviennent en mettant pied à terre, et je mets au défi quiconque de me montrer un équipage qui intervient depuis sa moto", a poursuivi le préfet.

Comme Gérald Darmanin, M. Nuñez a défendu la méthode de maintien de l'ordre en France. Il s'est agacé que "l'on inverse les rôles". "Les policiers sont là pour protéger les manifestations et mettre fin aux exactions". Ils "apportent une réponse proportionnée à des exactions", a-t-il dit, en insistant sur "les violences extrêmement graves" des casseurs.

Pour lui, ceux qui emploient les termes "violences policières" veulent faire entendre "à dessein" qu'elles seraient "systémiques". "Il y a des violences de policiers, mais la très grande majorité fait son travail correctement", a-t-il poursuivi.

Amené à commenter une scène du 23 mars où l'on voit une charge de policiers contre des manifestants, le préfet de police a expliqué qu'il s'agissait "d'un bond offensif" pour "repousser les blacks blocs", qui ensuite "se dissimulent dans la foule", et ensuite "on se retire".

Évoquant l'action des forces de l'ordre, le préfet de police a précisé : "On intervient quand il y a des exactions et on se retire".

"On est dans la désescalade tout le temps !", a-t-il assuré.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.