La princesse Noura bent Faisal présidera le sommet Forbes Middle East Women's Summit

La princesse Noura bent Faisal al-Saoud (Photo fournie).
La princesse Noura bent Faisal al-Saoud (Photo fournie).
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Publié le Mercredi 05 avril 2023

La princesse Noura bent Faisal présidera le sommet Forbes Middle East Women's Summit

  • Selon la princesse Noura, cet évènement se déroule dans un contexte passionnant en Arabie saoudite
  • Parmi les conférencières figurent des femmes astronautes, des créatrices et des athlètes renommées

RIYAD: Forbes Middle East a nommé la princesse Noura bent Faisal al-Saoud à la présidence du Women’s Summit 2023.

Le sommet réunira les femmes les plus talentueuses et les plus accomplies du monde, issues de toutes les sphères de la société et dans tous les secteurs, à Riyad, du 21 au 23 mai.

Ce sommet vise à examiner les questions les plus importantes, à réfuter les perceptions dépassées et à créer des liens profonds au sein d'un réseau mondial multigénérationnel de femmes innovantes.

«Nous sommes très honorés d'avoir la princesse Noura bent Faisal al-Saoud comme présidente de notre sommet des femmes. Nous avons choisi de la nommer à ce poste car elle représente l’exemple de référence de la jeune femme œuvrant à la promotion des secteurs culturel et touristique en Arabie saoudite. Elle s’efforce de soutenir et d’autonomiser les femmes dans tous les secteurs», a affirmé Khouloud al-Omian, PDG et rédactrice en chef de Forbes Middle East.

«La valeur d'une puissante communauté ne peut être sous-estimée, et c'est le mantra qui alimente notre vision de rassembler les leaders d'opinion les plus performantes au monde», a ajouté Al-Omian. «Nous sommes ravis de nous associer à une personne innovatrice comme la princesse Noura pour promouvoir le Forbes Middle East Women’s Summit 2023. Son leadership visionnaire et son esprit d'entreprise exceptionnel constituent l’amalgame idéal pour inspirer les autres dans cette assemblée de célébration des voix des femmes.»

Parmi les conférencières confirmées au sommet cette année figurent l'astronaute Lama al-Oraiman, l'actrice Maguy Bou Ghosn, la mannequin et militante Halima Aden, la nageuse Yousra Mardini, la chanteuse Dalia Moubarak et l'athlète de sport automobile Dania Akil.

Le sommet réunira également certaines des plus grandes icônes du monde des affaires du Moyen-Orient, notamment Hend el-Cherbini, PDG d'Integrated Diagnostics Holdings; Sahar Hamad al-Marzouki, directrice et propriétaire de l'école internationale Al-Faris; Adwa al-Dakhil, fondatrice et PDG de Falak Investment Hub; Moon Baz, créatrice de partenariats pour le Moyen-Orient, l'Afrique et la Turquie auprès de Meta; la Dr. Saïda Jaffar, vice-présidente senior et directrice nationale du groupe pour le Conseil de coopération du Golfe chez Visa; et Mona Kattan, fondatrice de Kayali Fragrances.

«C'est un grand honneur d'être nommée présidente du Forbes Middle East Women's Summit 2023. Avec toutes les opportunités passionnantes qui se présentent aujourd’hui en Arabie saoudite, cet événement est une plate-forme permettant aux femmes inspirantes de se retrouver en un même lieu pour échanger des idées afin que nous puissions progresser en tant que meilleures leaders, entrepreneuses, modèles et motivatrices», a déclaré la princesse Noura.

En 2022, elle a créé la Global Culture House, un bureau de conseil saoudien qui propose des services de conseil et de mise en œuvre dans les domaines de la culture, de la créativité et de l’entreprise durable.

Elle était auparavant membre du groupe de direction chargé de créer la Commission de la mode au ministère de la Culture, et d’élaborer la stratégie du Royaume pour le secteur de la mode.

La toute première semaine de la mode saoudienne a été organisée par la princesse Noura en avril 2018.

Elle est titulaire d’une licence en commerce et marketing de l'Université Effat de Djeddah et d’une maîtrise en commerce international, avec une spécialisation sur le Japon, de l'Université Rikkyo de Tokyo, au Japon.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais affirme qu'il ne cèdera «pas un pouce» du territoire à Israël

 Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
  • Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun
  • Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire"

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire".

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré la veille que l'armée israélienne resterait "pour une durée indéterminée" dans ce qu'elle qualifie de "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Le Liban a signé le 26 juin sous l'égide de Washington un accord-cadre avec Israël en vue de parvenir à une "paix durable", un texte violemment contesté par le Hezbollah pro-iranien.

Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun, alors que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah a fait depuis le 2 mars plus de 4.200 morts au Liban, selon les autorités.

Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire".

"Nous ne cèderons pas un seul pouce du territoire libanais", a-t-il assuré.

L'accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne, mais il ne fixe pas de calendrier.

Le processus doit être détaillé dans une annexe de sécurité, dont le contenu n'a pas été rendu public.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que persisterait la menace du Hezbollah.

 


La dépouille du guide suprême Khamenei est arrivée sur le lieu de ses funérailles à Téhéran

  • Les autorités attendent entre 15 et 20 millions de participants rien qu'à Téhéran pour cet hommage national de trois jours
  • La dépouille de l'ayatollah Khamenei, enveloppé dans un drapeau aux couleurs de l'Iran, sera exposée jour et nuit jusqu'à lundi dans l'enceinte de la Grande Mosalla, un vaste complexe auquel l'AFP a obtenu un rare accès

TEHERAN: Le cercueil de l'ancien guide suprême iranien Ali Khamenei est arrivé vendredi dans le complexe religieux de Téhéran où se dérouleront des funérailles d'une ampleur inédite, quatre mois après sa mort dans une frappe israélo-américaine.

Les autorités attendent entre 15 et 20 millions de participants rien qu'à Téhéran pour cet hommage national de trois jours, qui commence samedi et se veut une démonstration de force après la guerre qui a tué de nombreux hauts dirigeants et des milliers de civils.

La dépouille de l'ayatollah Khamenei, enveloppé dans un drapeau aux couleurs de l'Iran, sera exposée jour et nuit jusqu'à lundi dans l'enceinte de la Grande Mosalla, un vaste complexe auquel l'AFP a obtenu un rare accès.

Ses murs sont couverts de grands portraits de celui qui a été guide suprême pendant plus de trois décennies, de drapeaux noirs en signe de deuil et de drapeaux rouges, symbole du martyre et de la vengeance.

Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, l'une des plus puissantes forces militaires du Moyen-Orient, est venu lui rendre hommage, selon des images diffusées par les médias iraniens. Discret depuis le début de la guerre, probablement pour éviter d'être assassiné comme son prédécesseur, il s'agit de sa première apparition publique.

"Les gens vont venir de tout l'Iran. Il y aura énormément de monde", souffle Hossein Moghadassi, un ouvrier de 43 ans s'affairant sur le site, alors que certains devraient commencer à patienter dès vendredi soir en attendant l'ouverture des portes à 06H00 samedi (02H30 GMT).

Affiches et slogans 

Ali Khamenei, le guide suprême à la plus grande longévité depuis l'avènement en 1979 de la République islamique, est mort à 86 ans sous les bombardements contre sa résidence le 28 février de ses deux ennemis jurés, les Etats-Unis et Israël.

Ses obsèques nationales, initialement prévues en mars mais reportées en raison de la guerre, s'annoncent comme les plus grandes de l'histoire en Iran.

En 1989, à la mort de son prédécesseur Rouhollah Khomeini, environ 10 millions de personnes avaient assisté à ses funérailles, selon les chiffres officiels. Des mouvements de foule avaient alors fait plus de dix morts.

Aux côtés du cercueil d'Ali Khamenei, sont exposés ceux de ses proches tués eux aussi au premier jour de la guerre, dont celui d'une de ses filles, d'un gendre, d'une belle-fille et d'une petite-fille.

Un cortège transportant la dépouille de l'ex-guide suprême défilera lundi dans les rues de Téhéran, où nombre d'affiches et de slogans rendent hommage au "martyr", avant de gagner mardi la ville sainte de Qom.

Sous haute surveillance 

La présence du fils d'Ali Khamenei, Mojtaba, qui lui a succédé début mars à la fonction de guide suprême, n'a pas été confirmée. Blessé lors des frappes qui ont tué son père, le dirigeant ne s'exprime que par des communiqués qui lui sont attribués et n'est pas apparu en public.

Côté dignitaires, des dirigeants et responsables d'une trentaine de pays, principalement voisins, sont attendus, dont l'ancien président russe Dmitri Medvedev et le Premier ministre pakistanais Shebaz Sharif. La Chine sera représentée par un haut responsable du Parlement, He Wei.

Aucun dirigeant européen n'a été convié.

"Tous ceux qui assisteront aux funérailles se sont rangés du bon côté de l'histoire", a souligné cette semaine le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, dénonçant le soutien des Occidentaux à Israël et aux Etats-Unis dans leurs deux guerres contre la République islamique, en juin 2025 et cette année.

Ironie du calendrier, le début des obsèques coïncidera avec la fête nationale des Etats-Unis, qui célèbrent ce 4 juillet leurs 250 ans d'existence.

Ces funérailles se déroulent sous tension, dans un contexte de fragile cessez-le-feu entre Téhéran et Washington mais aussi six mois après d'importantes manifestations contre la vie chère et le pouvoir.

Téhéran est depuis vendredi comme une forteresse, avec des forces de sécurité en nombre et un immense périmètre inaccessible en voiture.

L'aéroport de Téhéran est partiellement fermé vendredi et le sera totalement lundi, décrété jour férié dans tout l'Iran. Les centres commerciaux ont baissé le rideau et les entreprises sont mises au repos forcé.

Ali Khamenei sera inhumé le 9 juillet dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l'Iran), dont il était originaire. Chef religieux, son cercueil sera présenté mercredi en Irak voisin, où la communauté chiite est aussi majoritaire.

 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.