Origine sociale et sexe, facteurs déterminants de l'inégalité des chances

"C’est l’origine sociale qui compte le plus, le sexe arrive en seconde position. Le lieu où l’on grandit et surtout l’ascendance migratoire jouent nettement moins". (Photo, AFP)
"C’est l’origine sociale qui compte le plus, le sexe arrive en seconde position. Le lieu où l’on grandit et surtout l’ascendance migratoire jouent nettement moins". (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 05 avril 2023

Origine sociale et sexe, facteurs déterminants de l'inégalité des chances

  • En moyenne 1 100 euros nets par mois séparent les personnes d'origine favorisée et celles d'origine modeste (à origines migratoires et territoriales comparables)
  • L'écart est de 600 euros entre hommes et femmes, à origines comparables. Il est de 150 euros entre descendants d'immigrés d'Afrique et personnes sans ascendance migratoire

PARIS: L'origine sociale et le sexe sont des facteurs déterminants de "l'inégalité des chances", plus que l'ascendance migratoire ou l'origine territoriale, selon une étude publiée mercredi par France Stratégie.

"C’est l’origine sociale qui compte le plus, le sexe arrive en seconde position. Le lieu où l’on grandit et surtout l’ascendance migratoire jouent nettement moins. Cela a été pour nous une surprise", a commenté Gilles de Margerie, commissaire général de France Stratégie lors d'une conférence de presse.

L'organisme rattaché à Matignon a voulu déterminer dans quelle mesure le revenu d’activité des individus dépend de ces quatre facteurs.

En moyenne 1 100 euros nets par mois séparent les personnes d'origine favorisée et celles d'origine modeste (à origines migratoires et territoriales comparables).

L'écart est de 600 euros entre hommes et femmes, à origines comparables. Il est de 150 euros entre descendants d'immigrés d'Afrique et personnes sans ascendance migratoire.

"L'ascendance migratoire compte sept fois moins que l'origine sociale", commente Clément Dherbécourt, auteur de l'étude intitulée "Inégalité des chances: ce qui compte le plus". "Alors que les inégalités liées à l'origine migratoire polarisent beaucoup le débat public, elles ont un effet limité".

Les écarts de revenus entre origines sociales sont d'abord liées à l'éducation, notamment au niveau de diplôme obtenu (plus que la spécialité choisie ou l'accès à une grande école).

L'écart entre hommes et femmes (600 euros) ne s'explique pas par le parcours éducatif: les femmes sont plus diplômées que les hommes, mais dans des filières moins rémunératrices.

Ces écarts sont dus à leurs positions dans le monde du travail et "s'aggravent sensiblement après la naissance des enfants", selon l'étude. "60% des écarts de revenu moyens entre hommes et femmes sont imputables à la naissance des enfants".

Après avoir eu des enfants, les hommes ont des revenus similaires aux hommes qui n’en ont pas eu. Mais l'arrivée des enfants fait baisser de 20% le revenu des femmes, cinq ans après la naissance.

Plus généralement, France Stratégie observe une "inégalité des chances" mais "pas de déterminisme".

"L’environnement dans lequel vous avez grandi ne prédit pas ce que vous devenez à l’âge adulte car il y a une grande hétérogénéité des parcours individuels", avec des écarts de revenus de plusieurs milliers d'euros entre individus d'une même origine sociale, observe France Stratégie.


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.